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des matières très serrée peut obstruer la lumière du conduit intestinal, au point que ies gaz arrivent à l’appendice avec une ten- Sion très faible ou même n’y parviennent pas du tout.
3° Un élément individuel (intensité de l’inflammation appendiculaire). |
En conséquence nous sommes autorisé à croire qu'au dessous d'un certain degré d’inflammation chronique de l’appendice, le refoulement est incapable de provoquer la réaction douloureuse.
Pour ces diverses raisons et parce que l'expérimentation clinique en a donné ja preuve, nous reconnaissons qu'il y a intérêt à rechercher le signe de Rovsing, mais on ne saurait inférer de son absence à la négation de la lésion appendiculaire.
Lorsqu'il est positif, c'est un élément de plus qui doit entrer en ligne de compte pour le diagnostic, mais à la condition expresse que le sujet accuse nettement son point de côté dans la zone de Mac Burney. En eïfet, le refoulement des gaz peut provoquer dans la fosse iliaque droite une douleur plus où moins accusée et de siège variable dans le cas de lésions cœæcales, relevant de n'importe quelle affection du gros intestin. Aussi faudrat-il se faire indiquer nettement par l'index du sujet la localisation exacte de cette douleur. Dans 10 cas d’appendicite le signe de Rovsing s’est toujours montré négatif. Recherché après la dilatation du gros intestin par le procédé de Bastedo, il s’est montré 4 fois positif. (Belvèze, Th. Bx, 1914.)
Les critiques faites par Belvèze méritent notre attention. Cependant il ne faut pas prêter à Rovsing plus qu'il n’a voulu dire. N'oublions pas qu'il considère son signe comme un signe d’appendicite ou de fyphlite. La typhlite est une maladie qui existe, qui est bien définie, ce n’est pas une vue de l'esprit.
Contre les critiques de Belvèze nous émettons les objections suivantes : |
1° Si l’on a des raisons de penser à une quantité insuftisante de gaz dans le gros intestin, on peut en provoquer la formation in situ par l'administration successive d’un petit lavement alcalin et d’un lavement acide (méthode analogue à la potion de Rivière). Ce serait peut-être préférable à l'insutflation de l'intestin par la
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poire en caoutchouc, procédé qui nous paraît difficile à adopter.
2° Si l’on suppose une stase stercorale et dans les cas chroniques seulement, on a toujours le droit de prescrire un purgatif au malade la veille de l'examen.
Dans les cas aigus où la purgation est contre-indiquée et où malheureusement la constipation est si fréquente, il sera impossible de se débarrasser de ce tacteur gênant pour la recherche du signe de Rovsing.
Dans la Revue de chirurgie d'avril 1911, Launay et Seguinot mentionnent le signe de Rovsing, dans leur étude sur la grossesse tubaire.
Quand la grossesse tubaire droite occupe toute la fosse iliaque droite, on porte le diagnostic d’appendicite jusqu’à ce que la rupture d’une trompe vienne corriger l'erreur. Le diagnostic entre les deux affections peut être fort difficile car, comme l’a fait remarquer Legueu à la Société de chirurgie en 1902, dans la grossesse extra-utérine il n’y a pas toujours une suppression menstruelle nette.
On peut recourir au signe, d’ailleurs peu probant, de Rovsing. (Rev. chir., avril 1911.)
Un certain nombre de chirurgiens de l'Ecole de Bordeaux ont recherché le signe de Rovsing.
C’est ainsi que M. le Proïesseur Duvergey (Gaz. hebd. Sc. méd. Bx du 14 juillet 1918) signale avoir trouvé dans la symptomatologie des appendicites des soldats en campagne, « une douieur dans la fosse iliaque droite en comprimant à distance les côlons descendant et sigmoïde ».
Depuis, M. le Professeur agrégé Duvergey nous a déclaré avoir trouvé ce signe assez souvent. |
De même, M. le Professeur Villar l’a fréquemment recherché et trouvé parfois positif.
M. le Professeur agrégé Guyot, qui nous a inspiré l'étude de ce signe, pense qu'on peut lui accorder quelque crédit, mais qu’il reste souvent infidèle même avec des lésions macroscopiques importantes.
Nous avons voulu rechercher quelle est la valeur du signe de
RE Vo Rovsing dans l’appendicite aiguë, subaiguë ou chronique. Nos observations portent sur 11 malades et se répartissent ainsi :
‘Aiguës. : | cas avec S R — Appendicites' Subaiguës : 3 cas avec S R 2 fois — et 1 fois + Chroniques : 5 cas avec S R 3 fois — et 2 fois + En outre :
Cholécystite scléreuse avec appendicite probable S R — Annexite double sans appendicite TAR TE Voici les observations résumées de nos malades; nous avons recherché systématiquement les points de Mac Burney et de Lanz et le signe de Rovsing (S. R.).