‹ Contribution A L'Étude Du Syndrome De MillsChapitre 17 sur 31 · MITTE · texte numérisé non relu

MITTE

— et surtout la perception stérégnosique.

En effet dans deux cas (cas personnel), le malade ne reconnaît pas bien la forme, la matière d’un objet. Ce fait peut s'expliquer par la diminution, de la force musculaire de la main qui l’empêche de prendre un contact précis. L’intégrité des sensibilités superficielles d’une part, l’absence d’agnosies d’origine centrale ne permettant de trouver une autre explication.

Les sphincters participent peu au syndrome, et ce n’est que tardivement que vont apparaître, soit un paresse à la miction, léger retard, soit des mictions impérieuses. La constipation s’observe sans être constante. Enfin l’activité génitale se montre nettement diminuée, voire même absente dès le début de l’hémiplégie.

Les troubles trophiques existent et c’est l’atrophie musculaire qui prédomine, mais elle n’atteint que le côté malade, son évolution étant parallèle à celle de l’hémiplégie, ne la précédant pas, pouvant même s’atténuer. Elle a pour caractères d’être globale, diffuse sans systématisation, sans fibrillation. La mensuration révèle vis-à-vis du côté sain des différences notables. On ne note guère de participation ostéo-tendineuse de déformation ou d’attitude vicieuse des extrémités, sauf un cas de varus équin.

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Au Ur

Les escarres n’ont jamais été signalés il est vrai que les auteurs n’ont pu décrire de phase terminale étant donné la longue évolution de la maladie.

Les organes des sens ne semblent pas intéressés, on a pu signaier une hypoexcitabilité labyrinthique (cas de GUILLAIN) soit une atrophie optique (cas de SPILLER) mais ces faits restent rares. ‘

Les nerfs craniens échappent presque à toute lésion deux cas de parésie faciale sont signalés (MiLcs et SPILLER).

Quant au bulbe, il est toujours indemne et jamais n’ont été observés de troubles de la déglutition, de la parole, de la mastication. Le seul cas où l’évolution fatale soit connue relève d’une cardiopahie (cas de MiLLs).

On ne signale qu’un cas où le réflexe vélopalatin soit faible (un cas des cordes vocales dissymétriques) ‘(GUILLAIN). Enfin les pupilles réagissent à la lumière et à la distance.

L’Intelligence restant parfaitement normale.

L’exploration du système sympathique révèle des modifications sensibles.

Le refroidissement des extrémités perçu par le malade, surtout marqué du côté atteint vérifiable par des tests précis, témoignant de différences de 2° à 3° aux membres inférieurs.

Les indices oscillométriques sont perturbés et l’on note des différences de la maxima variant de 2 à 5 au membre inférieur, des différences moindres existent au membre supérieur (cas de GUILLAIN, DECOURT, LHERMITTE).

L’injection sous-cutanée de 1/4 de mg de Pilocarpine a provoqué dans un cas (GUILLAIN, DECOURT) une fibrillation musculaire et une contracture plus marquée du côté atteint.

L’étude de la chronaxie a montré des modifications telles celles rencontrées dans les lésions pyramidales (chronaxie doublée dans les extenseurs, de même diminuée de moitié dans les fléchisseurs au membre inférieur (cas de GUILLAIN).

La Ponction Lombaire pratiquée dans cinq cas n’a montré au cours aucune modification ; le taux d’albumine était normal, Benjoin, B. W. négatifs, pas d’éléments cellulaires anormaux.

Tel est donc le tableau de l’hémiplégie, mais il faut co:: sidérer ce stade non pas comme définitif, mais comme provisoire puisque dans la majorité des cas une triplégie, voire

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