‹ Contribution A L'Étude Du Syndrome De MillsChapitre 24 sur 31 · ASS · texte numérisé non relu

ASS

— troubles sympathiques hypothermie —2° objective et subjective,

— oscillations artérielles diminuées à droite,

— épreuve à la Pilocarpine négative,

— paires craniennes normales,

— examen électrique : variation des chronaxies typique des lésions pyramidales.

Examen en 1929 — état presque stationnaire (Rouques).

1930 — atrophie du grand pectoral (de Sèze).

1935 — station debout difficile.

Il marche avec une canne, atrophie de l’épaule droite, sensibilité intacte, quelques troubles vésicaux, psychisme con-

SeTve.

Os. 10 (DECOURT).

Un cas d’hémiplégie ascendante spinale chronique.

Malade, M. H. S., âgé de quarante-sept ans, venant consulter le 15 octobre 1929 pour des troubles moteurs d’installation progressive affectant le côté droit du corps. Début dans le courant de l’année 1922. Faiblesse du membre inférieur droit, jambe lourde, fatigue rapide, puis il traîne le pied.

Aggravation très lente pendant plusieurs années. Le genou et la cuisse étaient progressivement intéressés.

En 1926, il a de la peine à monter et descendre les escaliers.

En 1927, la main perd de son habileté, l’écriture et les mouvements délicats deviennent difficiles, mais les mouvements de l’avant-bras et du bras restent satisfaisants. Donc troubles moteurs ascendants sans phénomènes douloureux ou jacksonniens. Cependant, depuis quelques mois, quelques crampes douloureuses nocturnes.

L'examen: la contracture apparaît à la marche, le membre inférieur droit progresse en fauchant, au membre supérieur légère flexion de l’avant-bras, bras en adduction, la main tend à se fermer. Force musculaire diminuée au membre inférieur, surtout les raccourcisseurs, au membre supérieur la main est affaiblie mais le biceps et le triceps semblent normaux. Les réflexes tendineux du côté droit sont fortement exagérés. Les rotoliens sont polycinétiques, réponse musculaire diffusée. Signe de Babinski droit, réflexes crémastériens affaiblis, abolition des cutanés abdominaux, pas de clonus du pied ou de la rotule à droite. Réflexe de défense par la manœuvre de Pierre Marie et Foix, syncinésie glo-

Are

bale surtout à droite. Amyotrophie diffuse du côté droit, globale sans systématisation ni fibrillation. Troubles sympathiques nets au côté droit, refroidissement des extrémités, hypothermie, 2° au pied, 1° à la jambe. Abaissement des indices oscillométriques à droite. Sensibilité superficielle et profonde normale. Pas d'atteinte de la face. A gauche, réflexes ostéo-tendineux un peu vifs réflexes cutanés crémastériens et abdominaux normaux.

Troubles sphinctériens très discrets, activité génitale presque nulle. Nerfs craniens normaux, fond de l’œil normal. Ponction lombaire normale.

Antécédents en 1906, ulcération de la verge. B. B. positif traité par l’arsenic et mercure ; B. W. et Hecht négatives.

Os. 11 (J. DEcourT) (Gazette des Hôpitaux, 1931).

Hémiplégie spinale ascendante chronique.

Chez un homme de quarante ans, apparition de façon très insidieuse d’une paralysie ascendante qui débute à la jambe droite puis très progressivement gagne après quatre ans la cuisse et après six ans le membre supérieur. Cette paralysie affecte le type schématique et le plus pur des altérations pyramidales. L'auteur rejette les hypothèses de sclérose en plaque, de sclérose latérale amyotrophique et de myélite syphilitique et rapproche l’observation de son mala-

de des faits analogues décrits pour la première fois par

Mills.

OBs. 12 (LHERMITTE).

Il s’agit d’une femme âgée aujourd’hui de soixante et onze ans qui fut admise à l’hospice Paul-Brousse le 1° décembre 1933 pour une impotence très accusée des membres inférieurs.

Les premiers symptômes de la maladie qui entraîna l’hospitalisation remontent à une époque fort éloignée. C’est il y a environ quatorze ans à l’époque de la ménopause que se sont manifestés d’abord des troubles de la sensibilité dans les membres inférieurs, prédominant au début du côté droit, puis s’accusant davantage du côté gauche. La patiente déclare qu’à ce moment il lui semblait que des courants chauds et froids passaient dans sa jambe.

Au bout de quelques mois ces paresthésies disparaissent complètement de la jambe droite, mais s’accusant dans le membre inférieur gauche. Progressivement, la jambe gau-

TONA"

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