C. — Facteur endocrinien
Les travaux de ces dernières années ont montré la relation étroite qui existe entre l'état du sympathique et des glandes endocrines.
Boisseau, en 1832, avait été tellement frappé de la coïncidence de troubles dysménorrhéiques avec l'acrocyanose qu'il désignait celle-ci sous Le nom de « cyanose utérine ».
Raynaud lui-même insiste longuement dans sa thèse sur cette coïncidence et note dans plusieurs cas la coïncidence entre l'apparition de troubles ovariens et celle de spasmes vasculaires périphériques.
Presque tous, depuis lors, reconnaissent l'association fréquente des deux procès morbides.
La coexistence avec le syndrome dé Raynaud de troubles hypophysaires (Pribram, Nicolis), de troubles surrénaux (Rualdi, Petges, Fabers) et de troubles thyroïdiens ont été signalés aussi.
D. -- Facteur hémoclasique.
Au cours de ces dernières années, à la suite des travaux de Widal et de ses élèves, on à pensé trouver dans les phénomènes de choc l'explication du syndrome de Raynaud.
LAYQ
Apparition et disparition brusques, l’action provocatrice du froid, sont des caractères communs importants entre l'affection qui nous occupe ét d’autres entités morbides manifestement liées à une perturbation colloïdale.
Effectivement, Souques et Moreau (Académie de médecine, 20 juillet 1920) observèrent dans un cas la coexistence des symptômes de la crise hémoclasique avec un paroxysme acroasphyxique. Par contre, chez deux autres malades, aucun trouble humoral ne peut être mis en évidence.
L'année suivante, chez un sujet atteint de syndrome de Raynaud, Widal provoque une crise d’urticaire aux lieu et place de la crise d’asphyxie. Enfin, on a signalé (Castex et Queirel) la coexistence chez un même malade du syndrome de Raynaud avec d’autres troubles d'origine hémoclasique, l’'hémoglobinurie par exemple.
Tendance aux chocs colloïdaux et déséquilibre neuro-végétatif sont, comme l'ont montré les travaux de Tinel, Garrelon, Sautenoise, deux états intimement liés. MM. Mauriacet Piéchaud ont bien précisé son rôle dans la pathogénie du syndrome de Raynaud.
Ce choc hémoclasique, comme nous savons, traduit un état d'hyperexcitabilité du système sympathique. Et à mettre en évidence les caractères du choc hémoclasique dans le syndrome de Raynaud, on ne fournit pas une explication de son mécanisme, mais simplement une nouvelle preuve de l’origine sympathique de l'affection.
E. — Facteurs toxi-infectieux.
Enfin nous allons énumérer les infections ou les intoxications capables de déclencher le syndrome de Raynaud par l'intermédiaire soit du système nerveux, soit de l’appareiïl vasculaire, soit encore des glandes endocrines.