‹ Contribution à l'Étude du Syndrome de Raynaud: Son TraitementChapitre 12 sur 37 · ROUE · texte numérisé non relu

ROUE

8, 10, 30- dans une journée; elles sont ordinairement moins fréquentes. :

Ge sont les crises intenses et prolongées qui aboutissent à des troubles trophiques constituant, à proprement parler, la gangrène (es extrémités, telle que l’a décrite Raynaud.

B. — Phase des troubles trophiques.

ul

Les troubles trophiques sont précédés et annoncés par une aggravation et une répétition des crises asphyxiques réalisant un véritable état du mal.

On en décrit trois types :

1° Pazycrènes £T uLcÉRATIONS. — L'extrémité des doigts devient noire ; de petites phlyctènes apparaissent sur la phalangette, plus ou moins confluentes. Elles se rompent et laissent à leur place une ulcération superficielle à fond rouge, se recouvrant à plusieurs reprises de croûtes qui tombent et se reforment. Finalement, 1l reste des cicatrices blanchâtres, fibreuses, déprimées et dures. Ces phénomènes se répètent pendant un temps plus où moins long, avec des intervalles de rémission passagère, et ainsi la phalange, puis le doigt s’amincissent, s’effilent et se raccourcissent ; les ongles tombent.

2° PARCHEMINEMENT. — Dans une deuxième forme, il n’y a pas d'ulcéralion. Mais la peau se recouvre de pellicules dures et épaisses qui desquament. Elle devient parcheminée, chagrinée et desséchée. Les ongles s'altèrent et tombent. La rétraction générale des tissus aboutit encore au doigt effilé et raccourci. Les articulations s'enkylosent et la radiographie montre l’atrophie osseuse des dernières phalanges. Cet ensemble de troubles trophiques peut aboutir à la sclérodactylie,

Par opposition à ces deux formes superficielles semble rare la :

3° GANGRÈNE VRAIS, en réalité moins caractéristique. Comme toute gangrène sèche, c’est une momification d'une phalange avec une formation d’un sillon d'élimination d'allure inflamma- “toire. La partie nécrosée tombe, laissant à nu les bourgeons

charnus de cicatrisation. Les récidives sont fréquentes au niveau du moignon et l'on à vu ainsi tomber non seulement les phalanges et les doigts successivement même, les mains et dans le cas classique de Variot, quatre extrémités.

L'état général des malades est variable suivant les circons tances étiologiques et reste généralement bon, sauf s'il y à des crises douloureuses intenses.

Page 1