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déchirante, Jamais on ne constate de vomissements ni de troubles gastriques. La crise dure, plus ou moins violente, plusieurs jours quelquefois. La réapparition est irrégulière. Entre temps, la malade relrouve entrain et énergie. L'appétit n'est jamais troublé et la malade mange fort bien en période de crise.
Vue par de nombreux médecins, elle a été examinée en détail à maintes reprises. Ni l'examen clinique, ni la radioscopie, ni la coprologie, ainsi que les examens urinaires, neurologiques et sérologiques, n'ont permis de déceler le moindre indice intéressant. On ne peut cependant douter de la réalité de ces crises accompagnées de ralentissement du pouls et une douleur siégeant dans le dos au niveau de la 6e à la 8° dorsale sensible à la percussion. Il n’y a rien de décelable en ce point de la colonne vertébrale.
La tension artérielle est normale, l'indice très grand (19,10 au Pachon, indice 5 au poignet). Tous les traitements analgésiques ont échoué. La possibilité d’un tabes en dernier examen est aussi éliminée. Le professeur Verger penche pour la nature solaire de ces manifestations conditionnées par des spasmes artériels dans la région de l’aorte abdominale. On sent, en effet, de temps à autre, des battements épigastriques anormaux. L'abdomen est mou et dépressible.
-On décide un traitement par l’acécoline en piqüres. 10 piqûres ont entrainé une sédation telle que depuis six mois les crises ont cessé alors qu'elles affectaient les six mois précédents le type d’un véritable état de mal.
Nous étions sans doute en présence de crises vasculaires de caractère spasmodique merveilleusement influencées par l’acécoline, et nous avions été conduits à admettre cette éliologie, parce que, en même Lemps, nous traitions le frère de la malade, qui présentait une maladie de Raynaud typique, dont on retrouvera plus loin l’observation à propos de la sympathectomie.
Conclusion. — Les résultats obtenus jusqu'ici par l'acétylcholine, en dehors de quelques échecs rares, sont très encourageants. La première malade traitée par Villaret et Besançon avait été tellement améliorée qu’ils s'étaient cru autorisés à
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parler de-guérison du syndrome de Raynaud. Les malades à l'heure actuelle en traitement dans le service de M. le professeur Petges sont très soulagées et améliorées sous l'influence de cette médication. Mais on sait que cette affection guérit souvent spontanément et, d'autre part, avant de parler de guérison d'une affection vasculaire périphérique, un délai de cinq ans au moins est nécessaire. Parmi les malades observées, la première seule fut suivie durant trois années.
Depuis que l’acétylcholine est introduite en thérapeutique, nous sommes en période d'essai. Son effet palliatif n'offre plus de discussion, mais dire que ce médicament a un effet curatif serait trop affirmatif, et nous devons attendre les résultats que seul le temps permettra de fournir.
Shao Hsien Chen 4