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l'ensemble 2 corps; la contraction annulaire locale, dont on constate l'existence en superposition topographique avec la dénudation artérielle, est suffisamment expliquée par l'action d’excitation mécanique portant sur les appareils locaux intramuraux des vaisseaux.
D'après cette théorie, il s'agirait d'une agression sur la voie sensitive, qui perturberait temporairement la vaso-motricité du membre, et, d’une manière plus générale, la vaso-motricité de l'ensemble du corps et les concepts physiopathologiques sont complètement renversés. À l'heure actuelle, c’est la théorie la plus recevable.
Accidents et complications. — [a sympathectomie périartérielle, bien qu'opératoirement bénigne, implique quelquefois des accidents immédiats ou secondaires qui peuvent compromettre la vitalité du membre opéré et même la vie du malade.
M. Leriche, sur plus de 250 sympathectomies, n'a jamais eu de cas mortel. La mortalité, d’après Bruning et Stahl, serait de 1 à 2 p. 109. Bruning et Stahl insistent sur ce que ces échecs mortels se présentent presque exclusivement chez les personnes âgées, dont la résistance à l'infection est amoindrie et qui ont des artères scléreuses. Comme, d'autre part, le syndrome de Raynaud se trouve surtout à l’âge adulte, on peut dire que les accidents sont relativement moins rares dans le traitement de cette affection.
Classés par Guillaume, les accidents sont de quatre ordres différents : 1° la perforation de l'artère au cours de la dénudation; ® la rupture secondaire; 3° la thrombo-artérite postopératoire; 4° l’aggravation des lésions segmentaires par suite de l'opération.
Tous ces accidents ont été signalés par les chirurgiens, plus ou moins fréquents avec les conséquences plus ou moins graves. Quelques-uns d’entre eux sont de véritables traumatismes relevant d'une opération trop hâtive ou d'une main peu accoutumée, et ce sont donc des accidents faciles à éviter, D’autres
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auteurs pensent que dans certains cas, surtout lorsqu'il s'agit de vaisseaux sclérosés, la suppression de vaso-vasorum favorise une détérioration tissulaire ou formation de thrombose par diminution de la nutrition de la paroi vasculaire. Mais dans beaucoup de cas le méfait de l'infection est évident.
L'aggravation des lésions segmentaires à la suite de l’opération mérite de fixer l'attention, et certains auteurs ont vu survenir une accentuation considérable des phénomènes trophiques et douloureux, d’où l'obligation de procéder de suite à l’amputation.
Ces accidents d’aggravation soudaine à la suite de la dénudation artérielle relèveraient de l'insuffisance brutale d'irrigation tissulaire consécutive à la vaso-constriction immédiate et lenace de la partie dénudée. Dans quelques cas de syndrome de Raynaud, l’angiospasme prédomine, menaçant l'équilibre de nutrition segmentaire, et la contraction vasculaire, à la suite de la dénudation, quoique courte et non complète, suffirait à favoriser l'apparition d’une gangrène extensive brusque. Contre cet accident il faut se mettre en garde avant de procéder à la sympathectomie.
Causes d'échecs. — On sait bien que la sympathectomic péri-artérielle n'influence que la fonction des vaso-moteurs, et par suppression du courant nerveux produisant la vaso constriction, elle efface l’angiospasme, mais elle n'attaque pas du tout la lésion organique, artérite ou artériolile par exemple. Celte opération est d'autant ‘plus efficace que le syndrome de Raynaud est plus foñctionnel. Cela explique la plupart des cas d'échecs.
D'autre part, les erreurs de diagnostic ct de technique opératoire sont les causes fréquentes d’échec. En dehors des cas d'échecs explicables, il y en a encore dont la cause nous échappe.
Quant aux récidives, il y a plusieurs hypothèses. Doit-on penser que l'opération à été suivie d'une régénération plus ou moins rapide des filets sympathiques, ou bien y a-t-il eu un