‹ Contribution à l'étude du system nervoux sous-intestinal des insectsChapitre 4 sur 36 · AT · texte numérisé non relu

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système nerveux de l'Écrevisse, a décrit la structure fibrillaire des cellules nerveuses, structure qu'il a observée à l’état frais dans le sang de l'animal. Il donnejla description suivante : on reconnait, dit-il, dans le protoplasma la présence de fibrilles qui, d’une part, se disposent concentriquement autour du noyau et, d'autre part, convergent dans le prolongement de la cellule unipolaire. Chaque fibrille ne décrit pas un cercle entier, mais seulement un petit arc. Si on en suit une avec attention, on voit qu'elle rencontre, après un court trajet, une autre fibrille; les fibrilles entre elles forment un réseau dont les mailles entourent le noyau de la cellule.

Sur les relations entre le protoplasma de la cellule et le cylindreaxe, il a fait une observation curieuse que nous jugerons plus loin; il a admis que dans certaines cellules, le prolongement cellulaire trace, en rampant à la périphérie de la cellule, un demi-tour circulaire, avant de pénétrer dans l’intérieur même de la cellule : « In manchen Zellen ist ein Uebergangsstück zwischen Zellleib und Nervenfaser nicht vorhanden; die Nervenfaser entspringt in anderer, sehr eigenthümlicher Weise. Dieselbe schmiegt sich nähmlich in Gestalt eines hellen Halbringes der Peripherie der Zelle an, um dann in’s Innere des Zellleibes einzutreten ‘. »

Dans ces dernières années, Leydig est revenu sur ses premières vues histologiques, et il a publié un ouvrage ? où il enseigne que les cellules et fibres nerveuses n’ont point une structure fibrillaire. Ce qu’on a appelé les fibres primitives (Primitivibrillen) ne seraient que des parties d’une substance spongieuse et de soutien, qu'il appelle Spongioplasma; et dans les mailles du reticulum formé par ce Spongioplasma se trouverait une substance liquide, amorphe, qui serait la véritable substance nerveuse, le Hyaloplasma.

IT. — Il semble que nous devons faire commencer ici une seconde période pour l'étude histologique des éléments nerveux des Invertébrés, période caractérisée par la découverte et l'emploi de plusieurs méthodes nouvelles, la méthode de Golgi, la méthode d'Ehrlich, et en troisième lieu la méthode moins connue de Viallanes.

La première de toutes, en importance, est celle de Golgi, qui à donné des renseignements si nouveaux sur la structure microsco-

A. Loc. cik., p. 26. 2. Leynic, Zelle und Gewebe, Bonn, 1885.

= pique des centres nerveux. On sait que cette méthode, qui ressemble par plus d’un point à la méthode de Ranvier sur l'imprégnation par le chlorure d’or, consiste dans une imprégnation des cellules nerveuses par l'argent; elle est fondée sur cette propriété que présentent les sels d'argent de se réduire au contact des éléments nerveux. Nous ne rapporterons pas les formules nombreuses données par les auteurs; leur nombre suffit déjà à montrer les difficultés qu’on éprouve à faire pénétrer l'argent dans les ganglions nerveux. Nous ne pensons pas qu'il soit utile de rappeler en détail, après tous les travaux qui ont paru dans ces dernières années, la conception qui prévaut en ce moment sur la structure du système nerveux des Vertébrés !. Le point le plus important est le suivant : les cellules nerveuses émettent des prolongements ramifiés, mais ne s’anastomosent jamais au moyen de ces prolongements. En 1887, a paru une étude de Nansen ? sur l’histologie des centres nerveux des Invertébrés. L'étude de Nansen, quoiqu'elle n'ait pas été faite avec les méthodes du bleu de méthylène et du chromate d'argent — l’auteur s'est servi uniquement de fixation avec la liqueur de Flemming — cette étude, disons-nous, porte la trace évidente des idées que l'étude du système nerveux des Vertébrés par les méthodes nouvelles a introduites dans la science. Nansen applique directement aux Invertébrés bilatéraux la distinction histologique de Golgi relative aux nerfs sensitifs et nerfs moteurs; il admet que les nerfs moteurs sont les seuls qui ont leur point de départ ganglionnaire dans une cellule nerveuse; les nerfs sensitifs au contraire aboutiraient dans le ganglion à la substance fibrillaire et s’y perdraient en arborisations très fines; ces arborisations se trouveraient mêlées, au sein de la substance ponctuée, aux arborisations produites par les rameaux latéraux du cylindre-axe moteur, et l'excitation passerait des premières aux secondes sans qu'il y eût nécessité d’une union véritable, c'est-à-dire d'une anastomose. A ce propos, Nansen imagine un schéma de l'action réflexe, qui rend les cellules nerveuses tellement inutiles que pour leur attribuer un rôle quelconque l’auteur leur donne simplement une fonction nutritive.

1. On trouve le résumé des travaux de Golgi et de Ramon y Cajal dans plusieurs livres récents, notamment le traité d'anatomie de Van Gehuchten : Le système nerveux de l’homme, Lierre, 4893. Dans la dernière édition de son Histologie, Küllicker admet et vérifie un grand nombre d'observations de Ramon y Cajal.

2. F. Nansen, The structure and combination of the Histological Elements of the central nervous system (sans date ni nom d’éditeur).

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