‹ Contribution à l'étude du Système Réticulo-Endothélial et de son comportement au cours de certaines maladies infectieuses ou parasitairesChapitre 49 sur 81 · LES EPREUVES CLINIQUES · texte numérisé non relu

LES EPREUVES CLINIQUES

Sax! et Donath ont eu recours à une émulsion de graisse à 20 % préparée à Vienne aux laboratoires du Chémosan, et connue sous le nom d’Oléokoniol. Les gouttelettes de graisse sont très fines, et sont visibles seulement à l’ultra-microscope sous l’aspect de points clairs, très réfringents, animés de mouvements Browniens. Ces particules graisseuses sont plus grosses et plus réfringentes que les hémoconies physiologiques, que les auteurs éliminent presque complètement en imposant un jeûne de 18 heures au sujet en expérience : les hémoconies ne faussent d’ailleurs pas le résultat si l’on a le soin d’en faire-une numération préalable. Cette méthode originale a permis à ses auteurs de dresser des tables intéressantes, après expérience sur des sujets normaux et porteurs de maladies diverses. Elle a fait également l’objet d’un certain nombre de travaux critiques en clinique et au laboratoire. Martini, Memmer Leimer, Jaffé et Bermann, Wigand et Heitz ont établi que les gouttelettes graisseuses

sont effectivement fixées par les cellules réticuloendothéliales fixes et mobiles, exactement comme les parcelles graisseuses qui résultent d’un repas riche en corps gras. Partis de bases sûres, ces auteurs ont pu entreprendre des expériences en série sur des lots de tuberculeux et de malades divers. Les chiffres trouvés sont entièrement superposables à ceux d’'Adler et Reiman, qui emploient le rouge Congo. Ils constatent en particulier que la disparition des gouttelettes graisseuses est rapide dans les formes chroniques de la tuberculose, où l’organisme réagit et jugule le processus morbide, lente dans les formes évolutives où lorganisme exténué ne réagit pas. Ces travaux expérimentaux semblent donc indiquer que le pronostic d’une infection est en rapport avec la vitesse d'élimination d’un colloïde injecté, donc avec Pétat fonctionnel du SRE. La technique de Saxl et Donath est la suivante : la veille de l’expérience, les sujets sont mis à jeun. Dix-huit heures plus tard, on prélève une goutte de sang au doigt, et l’on y fait une numération des hémoconies à l’ultramicroscope. Puis on injecte de 2 à 4 cm*° d’Oléokoniol dans la veine du pli du coude. Les prélèvements de sang au doigt sont faits une minute après Pinjection, puis de 5 en 5 minutes pendant une heure. On procède chaque fois à la numération des particules graisseuses à l’ultra-microscope et les chiffres obtenus rapportés à cent renseignent sur l'intensité de la fixation des particules d’Oléokoniol par le système. L’inconvénient majeur de cette méthode est la réaction passagère, parfois brutale,

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de nature anaphylactoïde, qui suit l'injection d’'Oléokoniol.

Nous n’insistons pas sur les méthodes diverses d'Eppinger et Stohr qui ont employé le saccharate de fer ; de Rosenthal qui utilisait la phénolphtaléine, etc., pour aborder l’étude de celle d’Adler et Reiman qui jouit actuellement de la plus grande faveur en clinique en raison des multiples avantages qu’elle présente et des sérieux travaux de base dont elle a été l’objet.

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