LE SRE DANS LE PALUDISME
On trouve dans le paludisme de nombreux symptômes qui peuvent être rattachés à l’activité ou à la souffrance du tissu réticulo-endothélial, et que lon peut grouper en manifestations cliniques hématologiques, anatomiques, chimiques et biologiques. I peut sembler superflu d’insister sur l’origine essentiellement histiocytaire du symptôme
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capital du paludisme, de la splénomégalie. Lévi- Valensi et Montpellier font remarquer que ce n’est pas seulement la splénomégalie du paludisme aigu, mais aussi celle du paludisme chronique qui procèdent de cette origine, comme le démontrent les épreuves de spléno-contraction à l’adrénaline qui, en réduisant fortement le volume de la rate, objectivent en même temps la prédominance de l’hyperplasie réticulo-endothéliale sur la sclérose (Benhamou, Jude et Marchioni). Les manifestations hématologiques du paludisme ont été particulièrement étudiées : on connaît depuis longtemps la mononucléose palustre, mais sa nature monocytaire n’a été démontrée que depuis peu par Mulligan, de Marciales et Manaï, Lucey. Au cours des formes sévères, on peut voir apparaître dans le sang des cellules réticulo-endothéliales encore plus jeunes que les monocytes, comme l'ont vu Marchiafava et Bignami, Celli, Rowley, Schilling, Forgau, Pappenheim, Slot, de Mazza et Arroyabe, Mulligan, et qui traduisent un effort considérable du tissu conjonctif dont les éléments indifférenciés n’ont plus guère le temps de se spécialiser devant l'importance de l’infestation. Ces cas sont rares, mais ils ne sont pas moins intéressants du point de vue dogmatiqüe.
Les lésions anatomiques ont été particulièrement bien étudiées par Lévi-Valensi et Montpellier daos sept cas de paludisme pernicieux en 1930. Leurs conclusions sont les suivantes : « L’imprégnation pigmentaire a paru singulièrement élective. Si dans la rate son intensité était telle qu’elle diffusait