‹ Contribution à l'étude du Système Réticulo-Endothélial et de son comportement au cours de certaines maladies infectieuses ou parasitairesChapitre 74 sur 81 · SONT · texte numérisé non relu

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de parasites. Quant aux cellules hépatiques, elles sont souvent lésées, montrant une dégénérescence graisseuse souvent associée à une dégénérescence albuminoïde. Des troubles cireulatoires hépatiques peuvent se surajouter, du fait de lésions de cirrhose. Dans la molle osseuse, on trouve un parenchyme rouge en partie ou en totalité suivant le degré de la maladie. I] y a une violente réaction congestive, avec multiplication considérable des grandes cellules blanches mononucléaires. Le fait fondamental est l’infarcissement des éléments réticulo-endothéliaux par les parasites. Ces éléments phagocytaires ont .des formes très variées : depuis de toutes petites cellules jusqu’à des cellules géantes à vaste protoplasma, vraies éponges contenant 30 et 40 parasites, typiquement bipolaires où multipolaires, fuselées, triangulaires ou polygonales, se modelant par compression réciproque, cellules à pseudopodes, cellules rondes, etc. Dans leurs vacuoles, à côté des parasites on trouve des débris divers, cellulaire, pigmentaires, graisseux. A côté de lhyperplasieréticulo-endothéliale,ontrouve aussi des troubles des échanges, des lipoïdes (Anitschow), des graisses, comme dans les maladies de Gaucher, de Niemann-Pick.

Au niveau des ganglions Iymphatiques, on trouve une tuméfaction des follicules et un agrandissement des espaces inter-lacunaires et des lacunes de la pulpe. Les parasites sont présents dans les cellules réticulaires des cloisons. On assiste également à un réveil des activités érythropoiétiques du ganglion sur lesquelles avait insisté Franco : on

trouve de nombreux érythroblastes basophiles. Les éléments de l’étape ultérieure de la série érythroblastique sont cependant beaucoup pius rares et souvent absents.

On trouve enfin, à côté de ces lésions essentielles de la rate, du foie, des ganglions et de la mœælle, de nombreuses autres localisations : dans les sous-muqueuses et les glandes annees du tube digestif, sur les parois des vaisseaux, du cœur, sous les muqueuses de l'appareil respiratoire, de la vessie, dans les slandes thyroïdes et surrénales, dans l’œil et ses annexes, dans les enveloppes et vaisseaux du système nerveux. Ces localisations rares chez lhomme, sont fréquentes au cours des leischmanioses vétérinaires. Les reins ne sont que très rarement le lieu de localisations parasitaires, et cela en raison de leur pauvreté relative en tissu conjonctif réticulo-endothélial. Cependant, on y trouve souvent des dégénérescences cellulaires à la période terminale, liées peut-être à la présence dans les humeurs de toxines parasitaires. Les lésions cutanées, carattérisées par de leczéma furfuracé, des plaques d’alopécie relèvent de la présence de parasites en grand nombre dans les cellules histiocytaires réparties irrégulièrement dans le derme. Des expériences sur des animaux réceptifs à L. infantum montrent clairement que le SRE du derme est toujours intéressé au processus (Redaelli). Ces cellules histiocytaires du derme se surchargent chez certains sujets de débris pigmentaires d’où la teinte spéciale des malades atteints de Kala-Azar.

L'examen du sang est particulièrement intéres-

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