DIAGNOSTIC
Le diagnostic du tétanos post-abortum est ordinairement sans difficulté, dit M. Moxpor. Et il ajoute : < Il n'y a pas de cas jusqu'ici sauf celui de A. SicaRD où le diagnostic ait été fait avant les signes classiques.
C’est en effet sur la connaissance des signes prémonitoires que repose le problème diagnostic intéressant de cette variété de tétanos. Nous avons suffisamment dit qu’un traitement précoce pouvait en améliorer le pronostic.
En pratique, à moins de formes anormales comme celles que nous avons signalées plus haut, il est habituellement facile de reconnaître le tétanos. Il est quelquefois plus difficile d’en reconnaître la nature exacte en raison du mutisme des malades ou parfois même de leur persistance à tromper le médecin.
Il n'apparaît pas nécessaire de revenir sur les diagnostics différentiels classiques du tétanos.
Il faut davantage se rappeler que dans le tétanos post-abortum, le trismus peut manquer, les contractures ont rarement l’importance de celles observées dans le télanos périphérique. En un mot, dans le tétanos splanchnique, les spasmes pharyngo-laryngés résument souvent le tableau clinique.
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Dans la plupart des observations, l'avortement provoqué est difficilement avoué par les malades, Il faudra donc songer à chercher, comme le conseille M. Moxpor, au fond du vagin où étaient, dans plusieurs cas, la plaie d’inoculation et le signe de la manœuvre abortive.
Signalons enfin que ces morts rapides peuvent poser des problèmes médico-légaux.
On voit donc que dans tous les cas la preuve bactériologique du tétanos est importante à faire. Le bacille de Nicolaïer est mis en évidence :
— 1° par des cultures spéciales sur milieu anaérobie ;
— 2° par inoculation à la souris ou au cobaye des sécrétions utérines ou des débris placentaires,
Dans la plupart des cas, d’autres germes sont associés au bacille de Nicolaïer. Les uns banaux, les autres anaérobies et en particulier le perfringens d'où le rapprochement qui a été fait entre les lésions utérines de l’avortement et les plaies contuses des membres.
La conduite thérapeutique en présence d’un fétanos post-abortum participe à la règle habituelle du traitement du tétanos en général, c’est-à-dire :
1° Destruction du foyer où s’élabore la toxine ;
2° Neutralisation de la toxine circulante ou fixée sur les centres nerveux.
Nous étudierons successivement les différentes méthodes qui permettent d’atteindre ces deux buts. Puis nous essaierons d’en préciser les indications.
A. — Les méthodes de traitement
LE — La suppression du foyer tétanique découle logiquement de l’étude de la toxi-infection tétanique. Nous avons vu plus haut que le foyer infectant pouvait être utérin ou placentaire. On conçoit dès lors qu’on puisse discuter la valeur de :
— J’évacuation de l’utérus :
par curettage ; par curage digital ; — l’hystérectomie.
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