‹ Contribution à l'étude du tétanos puerpéralChapitre 13 sur 37 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Le diagnostic du tétanos est Jacile. Le trismus et la raideur de la nuque sont, en effet, des signes presque pathognomoniques, surtout lorsqu'ils se montrent en dehors de toute cause locale capable de les expliquer. Plus tard, les contractures généralisées revenant sous forme d'attaques ne peuvent être confondues avec aucune autre maladie.

Certaines affections de la bouche et du pharynx, telles que l’évolution de la dent de sagesse, les gingtvites. la stamatite, les ahcès rétro-pharyngiens, en amenant de la dysphagie et de la contracture des masséters, ont pu être confondues avec le tétanos. Il en est de même de l’artArite temporo-maxillaire et du torticolis rhumatismal, mais dans ces affections, l’'écartement progressif de la mâchoire peut se faire sans spasme, et il n'y a pas de généralisation de contractures.

La conservation des fonctions intellectuelles jusqu'à la période ultime de la vie permet de distinguer le tétanos des inflammations du cerveau et de ses enveloppes. Ce serait surtout la méningite spinale aiguë qui pourrait prêter à la confusion. Mais, dans cette affection, ce sont surtout les douleurs rachidiennes qui dominent, les contractures des muscles de la nuque et du dos sont permanentes, et les paroxysmes n'ont pas la violence de ceux du tétanos. Enfia, la paralysie succède à la période d'excitation.

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Le diagnostic avec l’empoisonnement par la strychnine est presque impossible, puisque les symptômes sont les mêmes. Les renseignements puisés auprès de la malade ou de son entourage peuvent seuls l'éclairer.

Quoique le tétanos ait certains symptômes communs avec la tétanie, l'hystérie, l’épilepsie, l’éclampsie, cependant le diagnostic est facile. (

La fétanie, où contracture essentielle des extrémités, fréquente chez les femmes enceintes et plus encore chez les femmes en lactation, puisque Trousseau avait proposé le nom de « contracture r'humatismale des nourrices » pour désigner cette névrose, a les caractères suivants. Elle ne procède pas d’une plaie; la contracture musculaire est essentiellement intermittente, et une compression la rappelle, Commençant par les doigts, la contracture se borne ordinairement à quelques muscles. Si elle s'étend à tout un membre, il n’y a qu’un groupe musculaire, soit les fléchisseurs, soit les extenseurs, qui soit pris. Les masséters et les muscles du cou sont épargnés, ou du moins ne se prennent qu’en dernier lieu. Il n’y a que peu de douleur et pas de fièvre, |

Dans l’Aystérie, les contractures surviennent presque toujours après une chute accompagnée de convulsions. Elles s’accompagnent de paralysie motrice et de paralysie de la sensibilité. En outre, ou bien elles sont permanentes et affectent alors ordinairement la forme paraplégique, ou bien elles sont transitoires ct erratiques, sautant d’un muscle à un autre, La recherche des stigmates viendra également confirmer le diagnostic.

L'épilepsie débute par une chute avec perte de la con-

le coma. AE ttes “. 24, EM F Ai LE L'éclampsie du post Se se nec een forme d'ac- Sr Fe : cès précédés de prodromes, tels que vives douleurs & SE triques, éblouissements, vertiges, troubles de la vue et fe Le l'ouie, parfois dyspnée. L'accès se ‘décompose | en quatr périodes distinctes 1e An Rae ex usions anis

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