‹ Contribution à l'étude du tétanos puerpéralChapitre 16 sur 37 · RER ES · texte numérisé non relu

RER ES

JIT.— Pour diminuer le pouvoir excito-moteur des centres nerveux, on à employé diverses substances : opium, morphine, belladone, atropine, curare, valériane, bromure de potassium, chloral, chloroforme, etc...

Ces trois derniers, avec l’opium semblent jouir d’une certaine valeur, Encore le chloroforme ne doit-il être employé qu'avec une grande prudence, les menaces d’asphyxie étant fréquentes dans le tétanos.

Rien de plus rationnel que l'emploi du bromure de potasstum. Il est anesthésique dans une certaine mesure et, à haute dose, modère l’irritabilité reflexe de la moelle; mais son action est lente, il est mal supporté et les fortes doses qui sont indispensables sont dangereuses.

Le chloral, le meilleur antidote de la strychnine, doit être donné sous forme de sirop, à la dose de 1 gramme par heure, jusqu’à concurrence de 10, 12 et 16 grammes par 24 heures. C’est ainsi qu’il à été employé dans les cas rapportés, dans les observations I, IT et VI. M. le professeur Verneuil (1) l’a préconisé le premier dans le traitement du tétanos traumatique, et M. le docteur Richelot (2) le recommande également comme le médicament le moins infidèle. Il faut, autant que possible, l’administrer par la bouche. Si cependant, le trismus empêche de desserrer les arcades dentaires, on aura recours à la voix rectale et on pourra formuler ainsi : |

(1) Verxeuiz. Compte-rendu de l’Académie des sciences, t, LXX, page 575, 1870.

(2) Ricugcor. Thése d’agrég. de chir. 1875.

Chloral HV Ara le eee 4 grammes. HALO SAT LU nt re dE DE 50 grammes.

RES RS PE RL ONU Ge 1 verre.

Jaune d'œuf... RAA CREUSE NOT

msa. pour un lavement,

Jamais on ne devra employer la violence pour ouvrir la bouche resserrée par le trismus. La voie intraveineuse est dangereuse et doit être rejetée.

Les injections sous-cutanées de morphine, si les lavements sont rejetés, peuvent être employées jusqu'à concurrence de 0 gr. 05 par 24 heures, Elles atténuent la douleur; cependant leur action est moindre que celle du chloral.

Les bains chauds et les bains de vapeur favorisent la sudation et l'élimination par la peau du poison tétanique, et dans notre cas, ont aidé à la guérison.

On tiendra la malade dans une chambre isolée où règnera la tranquillité la plus absolue et on éloignera d'elle toute espèce d’agitation et d'émotion morale.

Si la constipation est intense, on donnera des /avements en ayant soin d'éviter à la malade tout mouvement.

On facilitera l’éimination du poison par les urines et la sueur en ayant recours aux diurétiques et aux sudorifiques.

La malade devra rester au lit et être maintenue dans une température douce et uniforme.

On luttera contre la soif, et on donnera une alimentation aussi tonique que possible. G |

L'alimentation, si l'écartement des mâchoires est impossible, se fera par la sonde nasale et par les lavements nutritifs : le régime lacté est certainement celui qui répond le mieux à toutes ces indications.

De crainte des rechutes, on maintiendra la malade au lit

pendant la convalescence qui est en général fort longue.

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