CI. À..…., 22 ans, primipare
Crises de rhumastime articulaire aigü dans son jeune âge.
Réglée à 14 ans, régulièrement et abondamment.
Les dernières règles datent du 19 au 22 mars 1910.
Vient à la consultation de la Maternité le 25 décembre gro. A l'examen, têle mobile au détroit supérieur HU=—27 cm. — OIGA. — Bruits du cœur normaux. Pas d’albumine dans les urines. S
Entre à la salle de travail, le 31 décembre 1910, à 5 h. 30 du matin, accusant des douleurs depuis la veille, à 20 heures.
Au palper, présentation mobile au détroit supérieur en OIGA.
note
Bruits du cœur normaux.
Poche des eaux intacte. Col dilaté à 2 francs. Le promontoire est légèrement saillant à 10,5. On fait facilement ke tour du détroit supérieur. On a affaire à un bassin généralement rétréci.
Les douleurs surviennent régulièrement toutes les 3 à 4 minutes. :
À 14 heures, les douleurs deviennent expulsives. On pratique la rupture artificielle de la poche des eaux.
À 16 heures 5o, la dilatation est complète.
À 18 heures 30, le périnée s’œdématie. On aide au dégagement en accrochant les bosses frontales et la femme accouche spontanément à 18 heures 5o. Aussitôt après l'accouchement, on constate, au niveau de la commissure postérieure, un œdème qui augmente à vue d'œil, prenant une teinte violacée et acquérant le volume d’un petit croissant. La femme ressent de légers picottements à ce niveau. La délivrance se fait sans incidents 30 minutes après.
Cette tuméfaction périnéale disparut assez rapidement, faisant place à une tuméfaction œdémateuse de la base de la grande lèvre gauche, de coloration rouge foncé. ;
La petite lèvre droite présente également un œdème qui occupe toute son étendue avec une légère teinte ecchymotique.
12 jours après l'accouchement, tout avait disparu.
OBSERVATION IV (Inédite)
(Service de M, le D' Commanneur, Charité)
Lucie G..., 27 ans, primipare.
Entre dans le service le 4 avril 1913.
Dernières règles du 3 au 7 juillet 1912.
Apparition des douleurs le 8 avril 1913.
A l'examen, présentation en OIDP. La tête est dans l’excavation, les bruits du cœur sont normaux.
A 16 h. 30, col effacé. Le segment inférieur est épais, mais très souple. La poche des eaux est intacte.
À or heures, on conduit la malade à la salle de travail. Les douleurs surviennent régulièrement toutes les 4 minutes. A ce moment, ruplure spontanée des membranes.
La parturiente pousse tellement fort qu’on a de la peine à retenir la tête et qu'il se produit une déchirure périnéale.
Délivrance spontanée 30 minutes après.
Au moment où on se dispose à faire la suture, on aperçoit dans le vagin et sur la petite lèvre droite une tumeur de coloration rosée. On ne fait pas la suture ; on laisse la malade au repos en lui recommandant d'éviter les mouvements. Une heure plus tard, comme la malade souffre beaucoup, on lui administre un gramme de chloral.
Le lendemain, à 11 heures &, M. Commandeur procède à l'ouverture du thrombus qui bombe à la grande lèvre droite, sous forme d’une masse noirâtre. Incision verticale au bistouri sur 4 centimètres. On élimine, par expression, un caillot qui pèse 110 grammes. Ramonage de la poche avec un coton imbibé de teinte d’iode. Il se produit seulement un léger suintement sanguin. On place deux mèches dans la cavité de l’hématome, dont une dans le prolongement qui file sur les parties latérales du rectum.
On remplace journellement les mèches.
La cavité se comble petit à petit sans incidents.
Le 9 mai, c’est-à-dire r mois plus tard, la malade sort complètement guérie.
OBSERVATION V (Inédite)
(Service de M. le D' Commaxneur, Charité)
Rose AÀ..., 26 ans, primipare.
Rien à signaler dans ses antécédents.
Dernières règles du 3 au 10 février 1915.
Entre à la Maternité le 25 novembre 1915.
A l’arrivée, à 11 heures 15, HU—32. La tête est engagée en OIGA. Le col est dilaté à 2 francs, la poche des eaux, est