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fétidité qu’elle avait avant l'intervention. Cette poussée de |
bronchite passée, l’expectoration disparaît de nouveau pour
reparaître pendant l'hiver. HN
Nous avons eu l'occasion de revoir la petite opérée au mois de mai 1906, un an après l'intervention.
L'état général est excellent. Cependant les parents trouvent qu'elle s'enrhume encore très facilement. |
L’expectoration devient alors abondante, surtout le matin. Dans l'intervalle des rhumes, l'enfant crache très peu.
La cicatrice est belle. À son niveau le thorax est déprimé sur une surface d'environ 8 centimètres carrés. Les 9e, 8, 7e, et Ge côtes se sont régénérées. A la palpation, les vibrations semblent normales ; à la percussion, nous trouvons une légère submatité qui s'étend jusqu'à la base. |
A lauscultation, nous trouvons au poumon droit, la respiration soufflante au niveau du hile et quelques râles de bronchite.
Au poumon gauche, au sommet, la respiration est normale, au niveau de la cicatrice, la respiration est soufflante. Il y a des frottements pleuraux et un peu de respiration bronchiale.
A la base, légère obseurité ; en avant, respiration normale.
En présence des résultats de l'intervention, et des antécédents ?
de la petite malade, le diagnostic auquel on s'est arrêté à été
celui de bronchectasies, probablement multiples, mais localisées
cependant vers la base du poumon gauche.
OBSERVATION IT TurFIER. — Bulletin de la Societé de Chirurgie.
Paris, 5 juillet 1905, p. 673.
Il s’agit d’un jeune homme de 17 ans.
: Mère morte probablement de tuberculose aiguë,
Père très souvent malade.
Il a eu à 4 ans la coqueluche, et à 8 ans une pleurésie qui a duré trois semaines. Après cette maladie continuant à souffrir d’un point de côté à droite, il se présente à l’œuvre des Enfants tuberculeux de Villiers-sur-Marne, et y reste pendant une longue période de 17 mois. Pendant ce temps, il tousse, expectore abondamment et a l’haleine fétide. 1] passe un an dans sa famille, puis retourne à Villiers et y reste pendant 8 mois, puis est renvoyé de l'asile comme incurable. Il entre à Bretonneau et y passe 3 mois (août-novembre 1901). Le malade est ponctionné sans résultat, puis on l'envoie à Necker pour le faire radiographier. On pense qu'il existe une poche remplie de pus à droite, au niveau des 5e, Ge et 7e côtes et que par conséquent une intervention chirurgicale est nécessaire. |
Le malade est envoyé en convalescence à la Roche-Guyon où il passe 4 semaines. 15 jours après son arrivée, son état s'aggrave, les quintes de toux sont très violentes, très fréquentes et accompagnées de sensations d'étouffement, et au bout d’un an et demi il revient à Paris pour rentrer à Beaujon. A ce moment le malade présentait une rétraction des viscères intrathoraciques si manifeste que le cœur,batltait à droite du sternum. L'intervention chirurgicale est décidée et me paraît devoir simplement favoriser cette rétraction naturelle du poumon droit.
Les radiographies nous montrent une obscurité dans les deux tiers inférieurs du poumon droit. Le thorax de ce côte se dilate
péniblement ; la température s’élève entre 3805 et 39 tous les soirs ; le malade expectore environ 250 à 300 grammes de pus fétide, surtout le matin sous forme de vomique ; l’auscultation fait entendre des râles cavernuleux sans symptômes cavitaires précis dans la moitié inférieure du poumon droit ; l'appétit
est nul.
à , | ° | 22 , n # Eve 54 FF à LS à + * KA “. % Les crachats ne contiennent pas de bacilles de Koch, l'état est à alarmant et la maigreur extrême. Après avoir hésité pendant sus plusieurs semaines d'examen, et devant l’absence de localisane à tion précise, je me décidai à faire une thoracoplastie. 1ng L Le 31 mai, le malade est anesthésié au chloroforme avec mon \ ï appareil ; un lambeau en U est taillé au - dessous de la région [ axillaire droite, au foyer des signes stéthoscopiques Les côtes ï k sont mises à nu, la plèvre n’adhère pas ; voulant! réséquer | LT » ch ï environ 8 à 10 centimètres des 5e 6e et 7e côtes. M. Brauer met \ù Ÿ en marche l'appareil ; la plèvre est ouverte ; aucun pneumo- | “A 3 thorax ne se manifeste. Je profite de cette ouverture pour ponc- | AS © tionner le poumon et pour explorer avec le doigt. Je sens une 14 induration diffuse et je ne trouve pas de cavité. Les sutures : 40 al terminées, appareil est ouvert. Malgré son état de cachexie, FA 2) le malade n’a aucun trouble respiratoire ni pendant ni après ca À . l'opération ; mais le fait le plus curieux, c’est l'amélioration 1 Sir RON vraiment inespérée de ce jeune homme. A een il n'a pas <2 F0 eu de fièvre depuis son opération ; son expectoration est Q réduite des 3/4. Son état général est infiniment meilleur, et sans VER e vouloir préjuger de l'avenir, on doit reconnaître qu'il a obtenu ee le plus grand bénéfice de l'intervention.
is ‘te OBSERVATION HI 2\LONNAS 4
r je : (DELBET, PIERRE, Bulletin de la Société de Chirurgie. Séance du
5 juillet 1905). j M, EU I s'agissait d’un homme de 35 à 40 ans. Cet homme vigoureux
et bien portant avail présenté brusquement des accidents
d'infection générale, sans symptômes de localisation. On avait
fait successivement tous les diagnostics possibles, grippe, fièvre
typhoïde... jusqu’au jour où il se. produisit une vomique très
fétide mais peu abondante. Cette vomique amena une amélio- . ration des symptômes généraux : mais légère et fugace. Au bout k de quelques jours, la fièvre s’éleva de nouveau. L’expectoration Fe avec de grosses variations dans son abondance s'installa d’une id manière définitive et le malade tomba dans l’hecticité.
$ = Mon ami Widal qui fut appelé en consultation fut d’avis qu'une intervention chirurgicale pouvait seule sauver le malade. L’embarras venait de ce qu’il n’y avait pour ainsi dire
pas de signe de localisation. Pas de matité et les signes stéthos-
Le
copiques étaient légers et fugaces.
Le professeur Dieulafoy fut appelé, insista vivement pour l'intervention et marqua sur le thorax le point où elle devait
porter.
Je pratiquai cette intervention. Au point marqué je réséquai 7 |
une côte en la dénudant très soigneusement. La côte enlevée je :
vis à travers la plèvre pariétale mince, transparente, sans aucun épaississement, le poumon se mouvoir à chaque mouvement respiratoire. Il me parut probable que la lésion n’était pas en ce point et, par crainte du pneumothorax, je n’ouvris pas la plèvre.
Comme j'étais au-dessous du hile, confiant dans la formule
que j'ai donnée ici-même et d’après laquelle les bruits stéthos-
copiques se prolongeraient dans le sens du courant d’air
inspiratoire, je remontai et je reséquai la côte située au-dessus de la précédente. Je trouvai encore la plèvre non adhérente. Je décollai un peu vers le haut son feuillet pariétal et ne sentis aucune dureté. |
La situation était fort embarrassante. N'oubliez pas qu'il s'agissait d'un malade épuisé par plusieurs mois de fièvre septique, et qui ne paraissait pas en état de supporter un gros traumatisme. D'autre part, il paraissait hors de doute que si on
n’ouvrait pas son foyer il succomberait rapidement.
Cette considération me décida à ne pas abandonner la recherche de la lésion. Sautant une côte que je laissais, j'allais réséquer la côte au-dessus. J'étais donc à quatre côtes de la première réséquée et par conséquent très loin du point marqué. Pour cela j'avais dû relever un vaste lambeau.
Sous cette côte, la troisième réséquée, je trouvais la plèvre épaissie et adhérente. J’incisai le poumon, je pénétrai profon-: dément dans son parenchyme, et je trouvai une cavité qui admettait l'extrémité de mon index; je pus sentir qu’elle communiquait avec d’autres cavités dont elle était séparée par des cloisons se terminant en éperon. Il me parut évident qu’il s'agissait de bronches dilatées.
Après cette intervention, je n'étais pas très satisfait. Le peu de résistance du malade et l'étendue du traumatisme me faisaient craindre une issue rapidement fatale. En supposant que le malade püût résister, je craignais que mon intervention n’eût pas grande influence sur l'évolution de la maladie.
C'est tout le contraire qui est arrivé. Dès le lendemain la température s’abaissait et l’état général se relevait rapidement.
L'opération date de deux ans. J’ai revu le malade il y a quelques mois. Sa santé est excellente et à l’auscultation on ne 5 \ 1 trouve pas trace de sa lésion antérieure, du moins mon oreille
de chirurgien n'a pu en percevoir.