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auront, par là même, leur calibre diminué surtout à la
périphérie de l’organe.
Le retrait total du poumon ne peut pratiquement être.
obtenu que par le pneumothorax.
Suivant la quantité d'air renferméeentre les deux feuillets
pleuraux, le poumon se rétractera plus ou moins.
Les bronches et les vaisseaux, étant données leur élasticité propre et la pression qu'exercera sur eux le tissu pulmonaire, s'aplatiront dans les mêmes proportions. Le pneumothorax a été pour cela conseillé, comme traitement des hémorrhagies pulmonaires. Il y a ainsi de véritables « ligatures vivantes », tout comme dans l’utérus quand il se rétracte après l'accouchement.
Mais, le retrait total du poumon produit par le pneumothorax ne présente-t-il pas, lui aussi, des dangers sérieux pour l'existence ?
Le pneumothorax provoqué brusquement produit un col-
lapsus total du poumon, suivi parfois de syncopes mortelles. Mais les faits cliniques publiés par Brésard dans sa thèse
(Paris 1896-1897), par Delagenière,du Mans (voir Obs. VIID), et les expériences et observations consignées dans la thèse de Cazamian (Bordeaux 1903), prouvent que le pneumothorax ne présente pas de dangers sérieux, à condition d’être fait lentement, en surveillant la respiration et la circulation du patient, eten arrêtant l'opération à la moindre alerte. C’est aussi l'opinion d’Auvray, qui a assisté à la production de plusieurs pneumothorax, au cours d’interven-
tions chirurgicales et n’a jamais vu d'accidents sérieux (1).
(4) Auvray. Presse Médicale, 13 juillet 1904, p. 443.
Si l'on a été vite « l'équilibre des organes de la cage
thoracique n'aura pas été'compromis ». (Cazamian).
Le pneumothorax abandonné à lui même rétrograde assez rapidement. C’est un fait très bien observé par les expérimentateurs et les chirurgiens, que celui qui se produit quand on ferme la plaie pariétale. Le poumon collabé commence à suivre dans une faible mesure les mouvements de la paroï. é
Si nous portons ces données physiologiques dans la pathologie, nous concluerons facilement, que dans les cas
de cavités suppurées du poumon, ces cavités ne suivront
pas le poumon dans son retrait, à moins qu'elles n'aient
été au préalable débarrassées de leur pus, el qu’une fois le pus évacué, le tissu pulmonaire élastique viendracomprimer dans tous les sens, les parois de ces cavités et en favoriser l’accolement. 115 x
Mais le tissu pulmonaire malade, frappé souvent d’une sclérose de défense autour des lésions, aura moins de tendances que le tissu sain à revenir sur lui-même. Si les lésions ne sont pas trop étendues, le tissu sain restant Ÿÿ suppléera. Notons enfin, que la sclérose qui accompagne les bronchectasies auraient une tendance naturelle à
rétracter le poumon vers son hile. (Tuffier). Cette tendance
F : it , / " sera largement favorisée par les résections de côtes, ou par :
le pneumothorax.
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