‹ Contribution à l'Étude du Traitement Chirurgical de certaines collections purulentes intra pulmonairesChapitre 9 sur 24 · PATATE · texte numérisé non relu

PATATE

En résumé, dans les différentes affections que nous venons rapidement de passer en revue, nous trouvons communs les principaux symptômes : la vomique, les signes physiques et stéthoscopiques. Seuls quelques signes particuliers souvent inconstants et surtout l’étiologie et la marche de la maladie mettront sur la voie du diagnostic.

Préciser la nature d’une collection pulmonaire est donc chose parfois bien difficile et souvent le diagnostic s’est trouvé égaré.

Tout ce que l’on peut affirmer le plus souvent c’est qu'il existe, quelque part, une collection morbide du poumon, qui selon toute probabilité ne se résorberait pas, et qu'il faut essayer de donner issue au pus déterminant, chez le malade, des accidents de septicémie.

L'abcès du poumon et la pleurésie interlobaire ont souvent la même étiologie. Cependant la vomique de la pleurésie interlobaire n’est pas précédée d’expectoration ; elle est tardive, le malade rend 50 à 300 grammes de pus

épais, phlegmoneux, strié de sang. Après elle, il y a

abaissement de la température, diminution de la douleur

et de la dyspnée, des signes cavitaires.

L'abcès du pounn fournit, avant de se vider par vomique, des signes auxquels on peut reconnaître un foyer de suppuration. fl y a, avant cette vomique, une expectoration à caractère pneumonique. La gangrène du poumon peut aussi avoir la même étiologie. Si elle est diffuse à l'auscultation, on ne peut la confondre avec un foyer aussi bien limité que l’abcès pulmonaire. L'expectoration est

gris sale, verdâtre, elle contient des fibres élastiques et des

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éléments cellulaires altérés. Les microbes mal connus y sont très abondants, l’haleine est très fétide surtout le matin. Très souvent, la gangrène vient compliquer l'abcès du poumon, et les dilatations bronchiques. La limite entre ces affections est presque impossible à déterminer.

Les signes qui séparent la bronchectasie, de l’abcès du poumon sont souvent bien peu précis: dans les deux cas, expectoration abondante et inodore au début; plus tard cette expectoration deviendra fétide ; dans les deux cas, toux, dyspnée, hémoptysies et signes cavitaires.

Mais la bronchectasie a une marche plus lente. La vomique classique de la dilatation des bronches, se déposant en plusieurs couches ne présente pas toujours nettement ce caractère. k

Toutes ces affections, à la palpation, la percussion, l’auscultation, peuvent donner exactement les mêmes symptômes, qui sont les symptômes cavitaires avec leur variabilité.

Enfin il est un diagnostic auquel il faut songer, nous voulons parler du kyste hydatique du poumon que nous ne citons que pour mémoire. +,

En présence des grosses difficultés #porter un diagnostic, et que nous venons d'énumérer, on doit peut-être se borner à se demander s’il y a lieu ou non d'intervenir.

Que l’on tombe sur une pleurésie interlobaire, une gangrène, un abcès du poumon, une bronchectasie, une caverne tuberculeuse, ou même un kyste hydatique, il n'y aura pas faute, puisque dans ces différents cas, l'indication ‘

aura été d'intervenir, d'aller si possible à la recherche

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de la collection et de la traiter par un procédé identique.

Mais avant d'aborder le traitement il faudra étre fixé sur le siège exact de la lésion. Les renseignements fournis par les signes stéthoscopiques sont le plus souvent insuf-

fisants, parce que les épaississements scléreux du tissu pulmonaire, autour des cavités pathologiques, propagent à distance, et souvent dans une direction oblique, les bruits qui s’y produisent, puisque ces bruits suivent les ramifications bronchiques et se font entendre à la périphérie, tandis que les lésions peuvent être centrales. On aura donc tendance à placer plus haut qu'elles ne le sont

(les cavités situées au-dessus du hile du poumon, et plus bas, celles situées au-dessous. On visera donc trop haut pour les collections supérieures et trop bas pour les inférieures (DELBET, TUFFIER). Dans certains cas, cependant, pour des cavités superficielles, l’erreur ne saurait être permise. |

La ponction, si elle est positive, constitue bien une ressource précieuse, mais elle peut devenir dangereuse par suite de l'écoulement de liquide septique dans la

| plèvre, s’il n’existe pas d’adhérences pleurales. « Tout au

plus, est-on en droif de la pratiquer au moment même de l'intervention, en la faisant suivre immédiatement de celle-ci. » (Moxop et VANVERT). Par contre, une fois le thorax ouvert, la ponction reprend tous ses droits.

On aurait pu espérer que la radiographie et la radios-

copie seraient venues simplifier toutes les difficultés.

Malheureusement, on n’a pu obtenir tous les résultats que

lon aurait pu attendre, au moins pour les collections

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ia LE, FAR) siégeant à la partie inférieure du poumon. Pour les autres 4 PRE ; | F f À: régions on a obtenu de bons résultats. K 0) de LR ’ k + V4 Tuffier rapporte un cas d’abcès gangréneux du lobe ie LR Pot . $ : de cat supérieur du poumon droit dans lequel il put, malgré des fe signes stéthoscopiques négatifs, déceler et ouvrir la collecÿ à tion grâce à la radiographie. Siromakoff, dans sa thèse, #7 {4 2 ES ee DR . rapporte des faits favorables (1). A la Société de Médecine 00 | ni . , . . , DEP 1 " :

SAN berlinoise, Frankel insiste sur l'utilité des rayons Rônt- x A" gen (2). à À 148 s - Nous pouvons donc espérer, que grâce aux perfection- £ TR nements apportés tous les jours à cette méthode, elle nous Pl A"? ; "1 . | à “se =: e- La Lu " | = 1 donnera un jour des renseignements encore plus précis. -) L : NÉ ATE , à! nur » 1 ; MO ÿ à ë £ Get (1) Simomakorr. — Radio-diagnostic du thorax, Montpellier, 4899. SS * AE (2) Radiographie dans la gangrène pulm. Soc. de Méd. berl. 4 mars L d nb, 1903. SR ea À fa 4 l d.

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