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us he: ici. L'infection de la muqueuse et de ses éléments
= ne peut pas laisser indemne le réseau AIUqUe: qui y est
de ainsi dire plongé » (Jouve).
Quant à à la théorie de la propagation par les trones lympha-
PR elle est bien plus discutable. Il est certain qu'on voit, dans certains cas, une blennorragie se compli-
quer d’adénile inguinale. avec des lésions de lymphangite de
la verge ; et ces lésions s'expliquent facilement par l’anato-
| mie de la région ; mais en est-il de même ici ? Non, car on pourrait bien avoir propagation de l'infection de l'urètre pos- -lérieur aux vaisseaux Iymphatiques de la prostate, mais pour
qu’elle se propage de la prostate à l’épididyme, il faudrait que l'infection chemine en sens inverse du courant lymphatique. Peut-on en conclure à l'impossibilité de la propagation par cette voie? Non, car on a vu des cas très nets de lymphangite rétrograde ; mais ils sont rares et ne peuvent pas expliquer la généralité des cas. Il est infiniment plus probable que la participation du réseau lymphatique est secondaire à l'infection épithéliale et non primitive.
Nous ne ferons que mentionner la théorie de la propagation
par voie sanguine, qui est possible, mais exceptionnelle et
accessoire ; en effet, le gonocoque produit généralement des infections locales et ne passe que rarement dans le song ;
c'est même une des raisons pour lesquelles l’épididyme est le premier et le plus touché, tandis que, dans les infections sanguines à localisations génitales, par exemple dans l'infection ourlienne, c’est de préférence le testicule lui-même qui est atteint.
Ilnous resto maintenant à expliquer la localisation habituelle des lésions principales et de l’abcès au globus minor. La progression de l'infection dans le canal déférent se fait très facilement sous la simple influence de fa pesanteur; le canal est, en effet, assez large et rectiligne, elle pus s'écoule vers
l'épididyme. Au niveau du globus minor, on à une anse, un siphon à concavité supérieure, formé par la première partie du cordon et par les circonvolutions ultimes de l’épididyme ; le pus a de la tendance à rester là et ne s'étend que rarement du côté de la tête de l'organe, où la localisation n’est généralement que passagère, et où la formation du module fibreux est rare.
Il est également à considérer que l'infection, en pénétrant profondément dans l’épididyme, rencontre un canal qui va en se rétrécissant de plus en plu: en infandibulum.
Ua dernier facteur important est l’enroulement du canal sur lui-même. « La partie basse ou la queue de l’épididyme, dit Bellield, présente la principale tuméfaction, puisque, dans cette queue on trouve réunie la plus grande partie du tube épididymaire. » PEN
Toutes ces conditions anatomiques ont clairement pour résultat d’entraver la marche du pus et déterminent la forma- Lion d’une collection etla rétention purulente dans l’épididyme. On pourrait jusqu'à un certain point comparer cette rétention à celle qui se produit dans le pyosalpinx chez la femme, où on a une oblitéralion des deux orifices de la trompe avec dilatation soûvent énorme de celte dernière, et aussi à celle qui se produit fréquemment dans l’abeès appendiculaire.
Les expériences d'Escat, faites à Montpellier en 1894 et exposées en 1903, ont énormément contribué à éclairer ce point de pathogénie.
En injectant une solution colorée au bleu de méthylène dans Île sens opposé au cours du sperme, il obtint deux résultats :
fe Si l'injection est poussée lentement, le liquide coloré remplit rapidement le canal épididymaire ;
2° La pression vient-elle, à un moment donné, à être brusquement élevée, le cours du liquide s'arrête aussitôt par le
Ole mécanisme qui fait que, si on insuffle brusquement une anse intestinale, celle-ci, se détendant immédiatement sur toute sa longueur et étant pelotonnée sur ses voisines, forme un coude qui empêche l'air de passer dans les suivantes. De même dans le canal de l’épididyme, pelotonné sur luimême, aussitôt qu'une anse se distend, elle bride et comprime les anses voisines, et on à suspension du cours du liquide ; le pus gonococcique devenu virulent irrite l’épithélium, détermine une réaction considérable, et on a un afflux de leucocytes qui constitueront l'élément principal de fa collection purulente. : :
Mais ce canal épididymaire ne présente environ que 150 L de diamètre, etil est déjà rempli par la sécrétion spermatique qui n’est pas larie:; aussi n'est-il pas étonnant que, sous l'influence d’une inflammation un peu forte, il présente une dilatation souvent très rapide et très considérable.
Mais il y plus : cette rétention septique, agissant sur des tissus enflammés, altérés plus où moins profondément, peut très bien, comme l'indique Laurent, provoquer d'abord la formation d’abcès, microscopiques le plus souvent, parois plus gros, puis produire une destruction du tissu conjonctif péri et intercanaliculaire et amener la communication de plusieurs anses épididymaires entre elles, si bien qu’au lieu d’avoir des abcès microscopiques et séparés les uns des autres, on a, suivant les cas, des abcès de la grosseur d’un gros pois, d'une noisette où même, comme dans une observation d'Escat, une destruction de toute la queue de l'épididyme.
Et toute l’évolution dépendra de la virulence des microbes enfermés dans celte cavité close.
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Si la virulence microbienne est atténuée ou enrayée par une leucocylose active et rapide, on aura une évolution bénigne avec seulement de la douleur, du gonflement des bourses et l’induration caractéristique au niveau de la queue de l’épididyme, qui durera plus ou moins longtemps. Dans certains cas, rares il est vrai, on à pu voir le pus s'évacuer
dehors par les canaux spermatiques ; tel un ças de Laurent : « Un malade entre à l'hôpital pour une épididymite de peu de gravité; nous l’examinons le 3° jour après le début de la maladie. Il n'avait pas eu de fièvre et présentait, avec de la rougeur du serotum, un assez gros noyau induré et douloureux à la queue de lépididy jme gauche. A cette époque, l'écoulement uréträl n'existait plus. Nous l'eVENONS, vingt-quatre heures après, pour ponclionner notre malade. À notre grand élonnement, linduration avait diminué de plus de la moitié, et l'écoulement, jusque-là Lari, était devenu plus abondant que jamais, tandis que la douleur avait presque complètement La ponelion que nous avons pratiquée a été sans résultat.
Habituellement, on à le tableau ordinaire de l'épididymite
aiguë : douleur vive, épanchement dans la vaginale, rougeur des bourses et œdème du scrotum, empâälement douloureux de la queue de l’épididyme. [Il est un fait important à connaître, c’est que les signes physiques nets d’un abcès localisé sont très rares : la fluetuation est exceptionnelle.
On a ensuite une diminution progressive de tous ces symplômes et refroidissement progressif de l'abeës, qui peut
cependant persister longtemps. Bacrmann, dans un cas, a décelé du pus six mois après le début de la maladie.
Dans certains cas, d’ailleurs exceptionnels, où la virulence est très exaltée, on peut avoir un abcès qui augmente considérablement de volume, qui s'ouvre au dehors et se fistulise, qui peut entrainer du sphacèle de l’épididyme et même du testicule.
L'évolution ordinaire de lé épididymite blennorragique est donc le plus souvent apparemment bénigne, et c'est même la principale raison pour laquelle la plupart des malades refusent de se laisser traiter chirurgicalement. Mais ce qui est fréquent aussi, ce sont les complications plus ou moins immédiates, les conséquences plus ou moins tardives de cette lésion. = Une forme que lon voit d’abord assez souvent, c’est l’épididymite à répétition ; après une évolution ordinaire, le malade se croit guéri, se lève, veut reprendre son travail ; mais bientôt l’inflammation réapparaît soit de suite, soit après un effort, une irritation plus ou moins forte; c’est que l'infection existe toujours : il y a un foyer microbien latent dans la queue, qui n'a guère de tendance à disparaitre spontanément et qui a assez d’analogie avec les foyers infectieux qui déterminent les appendicites à répétition.
Une autre complication fréquente, la névralgie du testicule ou épididymite à forme névralgique, relève de la même étioloue, c'est-à-dire est provoquée par la persistance d'un noyau infectieux plus ou moins virulent, qui entretient d’une facon indéfinie une lésion inflammatoire que, seul, le none ment chirurgical pourrait attemdre.
Nous ne nous arréterons pas sur des éventualités exceptionnelles comme la suppuration du testicule et de la vaginale.
Mais il est une complication autrement importante : c’est
re À
>= l'influence de l'infection gonococcique sur la perméabilité du canal épididymaire. Sr ;
Gosselin l'a signalée le premier en 1847, et il prouvait en même temps que l’oblitération des voies spermaliques ne s’accompagnail pas d'atrophie testiculaire, ce qui est capital au point de vuc du traitement. Dans un premier cas il n'avait pas pu pousser par le canal déférent une injection de térébenthine colorée, et il concluait que l’épididyme était oblitéré dans tous les cas d’épididymite. Plus tard, il constate que la sécrétion spermalique existe encore au bout de 14 mois chez . des chiens dont on a lié le canal déférent. Après l'étude de 15 cas, il conclut qu'à la suite des Cpididymites bilatérales,
le liquide éjaculé peut cesser, pendant quelques mois, de. contenir des spermalozoïdes. I dit aussi qu'à la suite d'une
épididymite bilatérale, « les malades peuvent, à la rigueur, retrouver avec toutes leurs qualités viriles, les caractères qui assurent la fécondité du sperme, mais que cette affection peut aussi être suivie de la disparition prolongée, probablement définitive, des spermatozoïdes, et, par conséquent, de l'infécondité ».
Godard, en 1857, constate l'absence de spermatozoïdes sur 30 sujets atteints d'épididymite blennorragique double, et ‘il ajoute même, ce qui est plutôt sujet à caution: « Par un traitement suivi avec soin (iodure de potassium intus et extra), nous avons fait disparaitre complètement des noyaux épidymaires doubles, datant de plus de dix mois.» A l’examen à l’'amphithéâtre, des vésicules seminales de sujets alteints auparavant d'orchite simple, ou double, il consiate que la vésicule du côté où siège la lésion épididymaire est légèrement alropbiée et ne renferme pas de spermatozoïdes.
Liégeois, dans 83 cas d'orchite double, n’a constaté que 8 fois le retour des spermatozoïdes. Rollet, Jullien et White ont la même opinion. White, sur | [7 examens pratiqués, ne re-
MS LU EE SE hd rente te
SD SEA trouve les spermatozoïdes que 13 fois, etil signale que, dans les cas d'épididymite unilatérale on a généralement diminution
du nombre des spermatozoïdes.
Eu Allemagne, Lier et Scher, en 1890, ont observés 80 azoospermiques, dont 75 avaient eu la blennorragie et une double épididymite.
En 1892, Fürbringer, après observation de nombreux cas d’azoospermie, déclare que « l’épididymite double a de grandes chances, neuf fois sur dix, de rendre le malade stérile ».
Par contre, Curling ne croit pas à la fréquence de ces oblitérations ; il dit avoir vu plusieurs cas d'épididymite double
sans perte conséculive du pouvoir fécondant.
Cullerier, dans son Précis des maladies vénérieunes, a la même opinion, ainsi que Fournier qui croit au retour habituel de la perméabilité de Pépididyme.
Hardy est trop opuimiste : « Ordinairement, die 11, le rétrécissement des deux canaux n'est que temporaire, el après une durée variable de deux mois à deux ans, le malade redevient capable de procréer. La stérilité est une conséquence excessivement rare de l'inflammation épididymaire. »
Campana écrivait que l'aspermie cesse au bout de six mois dans un tiers des cas, au bout de plusieurs années dans un autre tiers, et qu’elle est définitive dans le dernier tiers.
Balzer et Souplet ont examiné, quelques jours après le début de l'affection, 34 malades atteints d'orchite double ; chez trois seulement, ils trouvèrent des spermatozoïdes dans le sperme éjaculé, et encore, dans deux de ces cas, 1l y a des réserves à faire, car l’épididyme était trop peu touché; au contraire, dans six cas d’épididymite ancienne, l'examen du sperme fut cinq fois positif.
Ratel pense aussi que souvent l'induration et l’oblitération finissent par disparaître, mais dans un temps variable, suivant la gravité de l’affection, tandis que la zoospermie serait la
règle pendant la période aiguë ou subaiguë de l'épididymile. Généralement, la disparition du noyau épididymaire indique le retour des spermatozoïdes dans le sperme éjaculé ; mais, dans certains cas, on à encore de l’induration et pourtant des
spermatozoïdes; dans d'autres, on a suppression du noyau
caudal sans retour des spermatozoïdes.
Jusqu'à ces derniers temps, on croyait qu'il fallait une épididymite double pour provoquer la stérilité, mais de Sinety a montré que ce n’était pas nécessaire ; il a observé des sujets ayant eu des épididymites unilatérales sept à dix ans plus tôt et il vit que leur sperme contenait beaucoup de spermatozoïdes, mais qu'au bout de très peu d'heures leurs mouvements s’arrêtaient et qu'ils présentaient une vitalité bien moindre qu'à l'état normal, «Il semble done que la suppression fonctionnelle d’un testicule agit à la longue sur l’état physiologique de son congénère et a comme conséquence la production d'un
liquide séminal à spermatozoïdes moins abondants et moins
actifs. » Et de Sinely conclut que beaucoup de cas d'infécondité qu'on ne sait à quoi rapporter, viennent de là.
Eu fait, il v a un certain nombre de cas, la minorité d’ailleurs, où la perméabilité de l’épididyme a pu se rétablir ; mais combien sont plus nombreux les cas où estte perméabilité a disparu. La statistique de Delbet qui admet que, dans plus de la moitié des cas, les malades restent azoospermiques, et beaucoup d’autres le prouvent.
Et même dans le cas de sperme fécond, il y a diminution de vitalité et de nombre des éléments reproducteurs.
Cette oblitération des voies spermatiques est due à la présence, au niveau de la queue de l’épididyme, d’un noyau fbreax plus ou moins dur, reliquat du processus inflammatoire antérieur. À l'intérieur du canal, on a un accolement des parois, un rétrécissement purement épithélial ;mais les lésions impor tantes sont les lésions péricanaliculaires : on a là un pro-
POINT PU TOR PA PURE Fe CES CE TAPER SORTE OR PTS PQ PAT D POP ES PE En
ILest très curieux, ainsi que Laurent le fait bien remarquer, comme, maintenan’ encore, on à de la tendance à négliger les malades atteints d'orchite blennorragique. On n’emploie guère encore que le traitement médical, consistant généralemené dans le repos, le port d’un suspensoir et des calmants locaux ou généraux, el après la période aiguë, c'est-à-dire après vingt à vingt-cinq jours, le malade est considéré comme guéri, Sans qu'on se soucie du nodule fibreux qu'il conserve à la queue de son ép'didyme. D'ailleurs, tous les moyens médicaux n'ont jamais eu d'action nette sur le nodule, que ce soit le salicylate de méthyle, les cataplasmes chauds, l'ichtyol, l'iodure de-polassium, le gaïacol, les sangsues, l'électricité, de même que les rétrécissements de l’urètre n'ont jamais été guéris par la fibrolysine où par des produits similaires.
Et seuls, les traitements chirurgicaux peuvent arriver à un résultat, étant donné qu'il s’agit d'une inflammation le plus souvent localisée, avec des abcès plus où moins importants. se
À la période aiguë ou subaiguë del épididymite, on à Es procédés en présence : la ponction et l’incision ; les deux ont d'ailleurs été pratiqués à la suite des travaux d’Escat.
L. La ponction. — Il ne s’agit pas ici de la simple ponction de la vaginale, opération très bénigne, mais qui ne donne que de faibles résultats thérapeuthiques, ne pouvant agir que sur
Ja douleur occasionnée par la tension du liquide dans la séreuse. ; ee ;
La vraie e ponction de l’épididyme a été d’abord pratiquée dans le but de rechercher les abcès dans les épididymites, et on en obtint, au point de vue de la thérapeutique, d'assez bons résultats. Voici le procédé qu'emploie Laurent, Après asepsie rigoureuse de la région, il saisit le testicule malade de la main gauche, en tendant fortement la peau au niveau des points douloureux; ceux-ci étant soigneusement repérés, ilenfonçait, à leur niveau, d'un coup sec et profondément, une aiguille de seringue de Pravaz. En faisant cette manœuvre, on a, paraît-il, la sensation de pénétrer dans un corps dur et résistant; quelquefois, c’est là la seule sensation qu'on éprouve; quelquefois, au contraire, après avoir traversé ce mur fibreux, on sent l'extrémité de l'aiguille libre dans une cavité ; on fait alors l'aspiration et on retire du liquide, pus ou sang. Dans les examens faits par Laurent, la quantité de liquide retiré varia de quelques gouttes à un centimètre cube. A la suite de cette intervention, il constata que la tempéralure baissait, chez presque tous les malades, le soir même de la ponction, et, de plus, que le noyau se résorbait en partie très on la douleur cessait presque complèlement.
Ce procédé estvidemment très simple, peu douloureux et pouvant facilement rentrer dans la pratique courante ; il serait certes le meilleur, s’il n'y avait dans l’épididymite qu'un seul abcès nettement localisé, ce qui, en fait, est le cas le plus rare, car on a plutôt de nombreux abcès miliaires disséminés sur les parois de l’épididyme et au sein du tissu conjonetif, et la ponction avec une simple aiguille à trop de chance de ne pas les atteindre. Mais d’un autre côté, il a l'avantage considérable d'être facilement accepté par les malades, tandis que l'incision est une intervention chirurgicale à laquelle peu de malades veulent se soumeltre.
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En Allemagne, la ponetion a été employée avec d'excellents résultats par Schendler, Merxheimer, Nobl, Heinze, Ernst.
IL. L'incision. - Ce procédé, plus complet, moins aveugle, répond le mieux aux données analomo-pathologiques. La : technique en varie suivant les auteurs. |
Bazet praliquait son incision au niveau du ligament scrotal, car, à ce niveau, lépididyme est solidement fixé au scrotum sans interposition de tissu, el'aussi, disait-il, parce qu'il n’y. a là pas de danger de blesser le testicule ou la vaginale. IF faisait une incision de 2 à 5 centimètres de longueur, au niveau de l’induraiion épididymaire ; une fois la cavité ouverte, il isolait le nodule et le ponctionnait. Puis il apphiquait un pansement plat à la gaze imprégnée de glycérine ichtyolée et au-dessus un pansement humide phéniqué. Le malade se levait du 4° au 8° jour, et la plaie guérissait en huit jours.
Belfied incisait l'épididyme au niveau des noyaux indurés, mais au lieu de refermer de suite, il drainait et suturait les bords de la plaie épididymaire aux bords de la plaie cutanée.
Hagner procède de la façon suivante. « Au niveau d'un ‘point situé à la jonction de l’épididyme et du testicule, on fait une incision de 6 à 10 centimètres de long sur la peau et la paroi sous-jacente de la tunique vaginale. Quand la séreuse est ouverte, tout le liquide est évacué, et l'épididyme augmenté de volume est examiné à travers la blessure. Le testicale avec son annexe est délivré de la tunique vaginale et enveloppé de compresses chaudes. L'épididyme est alors examiné, et on pratique des ponetions multiples à travers sa paroi fibreuse avec un ténotome, spécialement au niveau où l’épaississement de la paroi parait plus grand. Le couteau est alors conduit à une profondeur suffisante pour pénétrer à travers la capsule fibreuse épaissie et rentrer dans le tissu conjonctif infiltré. Lorsque le couteau a traversé la coque fibreuse de l’épididyme,
mise
: se PE e on seul une diminution très notsble de la résistance. Si l'on
voit du pus s'échapper de l’une des ponctions, l'ouverture est agrandie. et on introduit une sonde cannelée dans la direction d’où vient le pus. Par un mouvement d'avant en arrière, l’ou-
-verture est agrandie el permet au pus de s'échapper. Je crois
que, par celte méthode, il ÿ à moins de danger de léser les
tubes épididymaires plutôt que d'ouvrir au bistouri. Après avoir passé le stylet, le pus sera évacué par un léger massage
. dans la région de labeès, et on lavera la cavité avec du
bichlorure de mercure à 1/1000, suivi d’une solution saline
physiologique, à l'aide d’une seringue munie d’une fine pointe. Le lesticule est alors remis dans sa position normale, et dans chaque cas, la cavité vaginale est largement lavée au bichlorure à 14/1000, suivi de la solution saline. L’incision de la tunique vaginale est ensuite suturée à l’aide de catgut; on met un drain-cigarelte dans l’incision, la peau est rapprochée et suturée au fil d'argent, le drain-cigaretté sortant à l'angle inférieur de la . on termine par un pansement et un
- bandage en T.
C'est une . opératoire peu pratique parce que trop compliquée ; mais elle a donné à son auteur les meilleurs résultats, et il a constaté « la disparition de la douleur et une résolution rapide paraissant se produire aussi bien, qu'il y ait du pus ou non, et cé qui est élonnant, c’est la rapidité avec laquelle l’induration disparait
Escat, de Marseille, donne les conseils suivants : dans les
cas aigus où l’épididymite est peu douloureuse, le repos suf-
fira. Dans les cas aigus graves avec douleur et fièvre, il faut pratiquer l’incision au centre du noyau à travers la coque conjonctive qui l'entoure. L'anesthésie locale à la cocaïne suffit ; on incise l’épididyme en plein milieu suivant une longueur de 4 à 5 centimètres, et après avoir, au bistouri, débridé de côtéet d'autre pour meltre à jour les abcès, on lave la plaie et/on
draine. On a d'excellents résultats au point de vue de la Suppression de la douleur et de la rétrocession du processus inflammatoire en quelques jours.
- Voiei, enfin, la technique de Pousson, décrite par Ratel : « Après asepsie du scrotum, on saisit de la main gauche le testicule malade et on le relève afin de voir la face postérieure du scrotum, région où l'épididyme est le plus facilement accessible. Au niveau de cet organe, on fait sous la peau une injection de 1 cenligramme de cocaïne ; puis on fait au bistouri une imeision de 4 à 5 centimètres le long de l’épididyme et sur toute l'étendue de l'induralion perceptible. Le scrotum ainsi ouvert, on pénètre dans la vaginale dont le liquide s'échappe sans difficulté, vu la longueur de la plaie. Puis sur le dos de l’épididyme mis à nu et que l'on voit très bien en saillie et de couleur rouge foncé, on fait une incision peu profonde en plein tissu induré. On sent alors une très grande résistance sous le couteau, et la plaie saigne abondamment. À ce moment on lâche le bistouri pour la sonde cannelée et on la promène doucement de côté et d'autre dans la-plaie. [l arrive souvent que l’on voit sourdre du pus des lèvres de la plaie. On va alors à la recherche du foyer purulent que l’on ouvre et que l’on débride. On examine ainsi à la sonde, et en pressant un peu sur lépididyme, toute la longueur de la plaie et particulièrement au niveau de l’induration, Quand on à ainsi bien débridé, on éponge, on lave au cyanure de mercure et on place au fond de l'ouverture une petite mèche de gaze, dont on laissera dépasser une partie au dehors, et qui servira de drain. On ferme ensuite par deux où trois points de suture au catgut, on applique par-dessus un pansement sec. Deux ou trois jours après, on enlève le pansement où l’on trouve ordinairement une quantité notable de sang. On arrache la mèche, puis, à l'aide d’une seringue, on lave l’intérieur de la plaic à l’eau oxygénée ; on replace une nouvelle mèche el on fail un second pansement ;
E— 33 — D à D 5 jours plus 7 on redéfait le pansement, on nie défi-
nitivement la mèche, on coupe les points de suture et on fait un pansement plat. Huit jours après l'intervention, tout est
- terminé, el le malade peut sortir de l’hôpital.
ou l'épididyme.
Tous ces procédés, on lé voit, se ressemblent beaucoup et ne diffèrent que par quelques détails ; ils ant donné de très
bons résultats et ont transformé l'évolution de l'épididymite
blennorragique ; en effet :
1° On a suppression très de la douleur, généralement
dans les 24 heures qni suivent l'intervention.
2° La fièvre tombe très rapidement comme l’a montré Hagner chez tous ses malades présentant de la température.
3" La durée de la phase aiguë de la maladie est très diminuée.
4° La guérison est gt ‘néralement CODE et radicale et.ne laisse pas de nodule.
Le traitement du nodule libreux, reliquat de l’épididymite blennorragique est beaucoup plus complexe.
Etant données, d’une part, l'intégrité de la glande séminale et, d'autre part, l'existence d’un obstacle à ce niveau de la queue de lépididyme, il était naturel d'essayer d'y remédier en établissant des anastomoses entre le canal déférent et lé testicule
Les premières tentatives furent faites, en 1886, par Barden-
- heuer sur des chiens ; mais ‘c’est Scaduto qui fit les premières
anastomoses ; il réséquait l’épididyme, sectionnait le canal déférent au niveau du tiers supérieur du testicule, et implanfait ce canal dans le corps d'Highmore ; sur F4 chiens opérés, 10 eurent de la suppuration du foyer opératoire; sur les 4 qui restaient, une seule fois, Scaduto put faire passer une injection du corps d'Highmore dans le canal déférent, et prouver par là sa perméabilité. .
Bogoljuboff, de Kassan, déniontre, en 1903, dans un impor-