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Stase cœco-ascendante. — Cette stase se produit dans les cas de cœcum mobile, ou atone, et principalement lorsqu'une membrane de Jackson, ou des brides péritonéales viennent rétrécir, étrangler son calibre... Généralement, on trouve: à la radiographie un obstacle à l’angle hépatique, soit simple bride de suspension, coudant et rétrécissant le côlon. à cet endroit, soit une périviscérite cicatricielle maintenant accolées en canons de fusil la branche ascendante de côlon, et une partie du transverse correspondant à cet angle hépatique.
Dans ce cas, la douleur siège principalement dans la fosse iliaque droite, et présente les caractères que nous avons étudiés .dans la symptomatologie générale. Cette douleur, qui donne au malade une impression de pesanteur, de distension, est sujette à s’exarcerber dans les crises de coliques sub-fébriles. Dans les cas où la ptose est peu marquée, où la musculature du cœco-côlon est encore en bon: état, les accidents sont moins nets et se bornent à cette gêne pesante qui dure un quart d'heure où une demi-heure après les repas. Le cœco-côlon ascendant est le siège de borborygmes dus au dégagement des gaz dans la masse des matières stagnant dans le cœcum. |
. De-simples mouvements de la paroï abdominale, le relâächement de la ceinture ou du corset suffisent parfois à amener la fin de ce malaise.
. Dans les cas plus accentués, la rétention cœcale est permanente et se manifeste :par. la pesanteur et des tiraillements dans la fosse iliaque, La palpation de la région cœæcale provoque une. impression de tension douloureuse dans le voisinage du point de Mac Barney,
: C’est ce qui fait que si souvent on pose le diagnostic d’appendicite chronique, alors que l’appendice est parfaitement sain et que tous ces phénomènes douloureux de la: fosse iliaque ‘droite sont dus uniquement à la rétention cœcale. : É.
Le
DE
Lardennois formule la règle suivante pour poser le diagnostic de stase cœcale :
«Lorsqu’on refoule vers le cœcum le contenu du côlon transverse et du côlon ascendant, on provoque une douleur dans la région pelvienne droïte ; lorsqu'on refoule de bas en haut le contenu du cœcum prolabé vers le côlon, sans violence, on s’y reprenant à plusieurs fois, la douleur disparaît. »
La constipation est la règle, mais les selles sont mélangées de mucus et de fausses membranes. On peut avoir les crises de fausses diarrhées dont nous avons parlé dans la symptomatologie générale. De temps à autre peuvent apparaître les crises douloureuses de coliques. Après un repas, soit en raison de son abondance anormale, soit en raison d'exercices violents, marche, course, voyage en véhicule trop violemment secoué, apparaissent les phénomènes douloureux.
D'abord simple impression de pesanteur, la douleur, sourde, avec tiraillements dans la région lombaire, se précise et devient une impression de balionnement, de distension de plus en plus violente, s’irradiant depuis la région pubienne jusqu’au niveau de la vésicule biliaire et de l’angle hépatique. Le malade a la sensation que son intestin est distendu par des gaz qui ne peuvent pas passer, ce qui est l'exacte vérité.
Le décubitus latéral droit est pénible alors que la douleur ést apaisée par le décubitus latéral gauche, le décubitus ventral et mieux encore, par ia position génu-pectorale qui supprime la traction du cœco-côlon ascendant sur ses ligaments suspenseurs de l’angle hépatique. Cette position diminue ainsi l’étranglement qui se produisait par simple action de la pesanteur, et crée une pente naturelle pour le: transit des matières vers le côlon transverse.
La palpation du cœcum révèle sa masse dilatée, molle, fluctuante comme une vessie pleine d’eau. La percussion
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donne un timbre submat pendant les coliques, sonore vers la fin de la crise.
A ce moment se produisent des gargouillements indiquant le dégagement des gaz vers le transverse; simultanément les douleurs s’apaisent. La fin de la crise peut être accélérée par une pression progressive et soutenue de bas en haut sur la région cœcale. Elle provoque des gargouillements, et tout se termine par une abondante émission de gaz par l'anus, et par une débâcle diarrhéique. Pendant ces crises de coliques, la température peut s'élever légèrement de quelques dixièmes de degré, et le pouls peut être un peu accéléré,
La maladie évolue ainsi lentement sans grand fracas, coupée de temps à autre par des crises douloureuses. Mais dans la stase cœcale, l’absorption des produits toxiques est, en raison de la fluidité relative des matières stercorales, beaucoup plus active que dans la stase localisée seulement à la portion gauche du gros intestin, où les matières, plus solidifiées, se prêtent moins à la résorbtion des toxines, et arrivent par elles-mêmes à se stériliser peu à peu.
C’est pourquoi dans cette stase, l’intoxication se fait plus sentir sur l’état général.
La santé s’altère peu à peu : amaïigrissement, inappétence, céphalées, névralgies, asthénie et parfois neurasthénie, fatigue constante, sont les symptômes les plus fréquents qui mettent ces malades en état d’infériorité sociale.
Stase en arrière de l'angle spélnique. — Les symptômes sont toujours à peu près les mêmes : constipation avec crises de diarrhée symptomatique des lésions de colite.
De temps à autre surviennent des crises de coliques comme dans les cas précédents.
Mais la douleur siège à gauche au niveau de la rate, et, selon Reynier, au niveau de la 8° ou 9° côte.
La douieur au moment des crises de coliques peut se
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rencontrer sur tout le trajet du côlon transverse, depuis l'ungle hépatique jusqu'à l'angle splénique, en passant par ln région ombilicale, Les svmptèmes gastriques sont souvont nets: douleur, vomissements, qui, d'après Pauehet, seraient dus à la traction du transverse ptosé sur la grande courbure de l'estomac, Au cours des crises, le cèlon transverse et le eœeum sont parfois dilatés au point que leur distonsion soit manifeste à la vue et à la palpation qui est douloureuse, Ges erises se terminent conmume dans les ons précédents par une évacuation abondante de gaz et de malidres,
Cette lorme de stase favorise particulièrement les erises d'occlusion vraie,
Slase en arrière d'un obstacle sigmoïdien. — Dans ee tvpe de stase, la douleur siège à gauche dans la fesse iliaque, et en arrière du pubhis, Elle prèsente les mèmes enraetères que la douleur dans les ens de stase cœco-aseendante ot transvee : elle est sujette à des exacerbations au mement des crises de coliques, Le malade à nettement limpression que celte douleur est produite par des gna luttant contre un obstacle : l'émission de gnz et de matières calme cette douleur, |
La constipation est des plus opiniâtres Cest dans ee cs qu'on signale les plus longues rétentions stercorales Les matières Féoules en se divissant arrivent à former île vèribles stervoromes dent l'expulsion devient de nlus on plus dilicile, Sorrel eîte le cas d'un malade qui, «ne fois, resta vingt-quatre jours sans aller à la selle. : -
Mais par contre, les phénomènes d'auto-intoxication, comme nous l'avons dit précédemment, sont moins imarques que dans la stase cmenle, et peuvent faire complètement défaut, 4
Souvent les malades conservent l'appétit, n'ont pas de troubles d'indigestion, bref, gmndent une santé parfaite,
Ce qui fait le danger de cette affection, c’est Ja facilité avec laquelle peut se produire le volvulus, La longueur et la mobilité relative des anses sigmoïdiennes sont des facleurs importants dans l’étiologie de cet accident.
Slase généralisée à lout le gros intestin, — Cette stase peut étre provoquée soit par des obstacles siégeant au niveau du sigmoïde, soit par des obstacles multiples disséminés sur tout le trajet du gros intestin, Les symptômes sont ceux que nous avons déjà vus dans les différentes localisations de la stase, On peut les retrouver tous, ou quelquesuns seulement, suivant la localisation des lésions les plus importantes,
La douleur est toujours le caractère principal de Ja slase, Son intensité est sujette aux variations que nous connaissons déjà, Sa localisation dépend du maximum des lésions, avec lequel elle est en rapport assez éfroit pour étre une indication précise au point où devra se porter l’intervention,
La douleur peut siéger dans la fosse iliaque droite dans les cas où la stase cœcale domine, et peut alors faire penser à l’appendicite chronique, La fraction exercée par le cœcum et le colon ascendant alourdi par les matières, peut provoquer de la douleur dans la région sous-hépatique, au niveau de la 12° côte, avec irradiation dans le territoire des nerfs abdomino-génitaux. Cette douleur nette dans la station verticale est calmée par le décubitus. Lane indique que dans cette position le passage des matières se fait beaucoup mieux, et il explique ainsi la fréquence de la selle matinale chez ces malades. La localisation en haut et à droite de la douleur explique les erreurs fréquentes avec les coliques hépatiques ou néphrétiques. |
Dans le cas où le cœcum descend dans le petit bassin, la douleur siège au niveau du sacrum et de l'articulation sacro-iliaque. Elle est exagérée par la défécation et par ke décubitus latéral droit.