‹ Contribution à l'étude du traitement chirurgical de la tuberculose génitale: la vaso-épididymectomie bilatéraleChapitre 9 sur 23 · LIGATURES ET RÉSECTIONS DES ÉLÉMENTS DU CORDON SPERMATIQUE · texte numérisé non relu

LIGATURES ET RÉSECTIONS DES ÉLÉMENTS DU CORDON SPERMATIQUE

Mauclaire en 1900 au Congrès international de Médecine, section de chirurgie, a préconisé le traitement de la tuberculose épididymo-testiculaire par les ligatu- res et les sections des éléments du cordon spermatique.

Nous ne saurions mieux faire pour juger cette opération que de nous reporter à la statistique de son auteur.

Sur 17 observations, trois cas sont excellents ;il a été obtenu une atrophie de l’épididyme, mais aussi du testicule.

D’autres résultats sont satisfaisants. Ce sont « ceux dans lesquels l’atrophie survient lentement, une fistule se produit et au bout de quatre mois la guérison est complète »:

Dans letiers des cas les résultats sont « peu satisfaisants parce que le testicule et l’épididyme largement suppurés continuent à infecter la vaginale, ces fistules durent MAsRERE et nécessitent une intervention secondaire. »

Cette opération est donc bien peu recommandable par les résultats obtenus. Si le malade conserve son

Lio 2

testicule « testicule moral », dans ce cas sa sécrétion interne doit être bien diminuée, puisque la glande gépitale dans les cas favorables est atrophiée ; d’autre part le malade après son opération est encore, dans les cas satisfaisants, porteur de fistules pendant des mois.

LA VASOVÉSICULECTOMIE

C’est Ulmann qui le premier préconisa la vasovésiculectomie. Elle sommeillait depuis 1889, quand grâce au perfectionnement de la technique opératoire, en France dans ces dernières années, cette opération trouva des défenseurs et des admirateurs.

En effet, en Allemagne, à la suite d'Israël Les chirurgiens dans les cas de lésions graves de tuberculose génitale préfèrent encore la castration à cette opération jugée dangereuse par eux, vu les difficultés souvent très grandes de pouvoir bien disséquer les vésicules séminales.

Dans ces dernières années Baudet, Duval (1), Kendirdjy (2), Pauchet ont beaucoup vanté la vésiculectomie.

Mais c’est Baudét (3) qui en fut son principal défenseur, c’est lui qui a bien précisé les conditions dans lesquelles on doit l’employer ; s’il n’en fait pas une opération d'exception, il ne la recommande que pour de grosses lésions vésiculaires en évolution, ou encore lorsque

1. Baudet et Duval. Extirpation totale du canal déférent et des vésicules par la voie inguinale. Revue de chirurgie, 1901.

Page 1