ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Nous n’avons aucune pièce anatomique pour écrire ce chapitre dans lequel il y a lieu de considérer :
ro Le siège des lésions ; ù
2° Leur nature.
Force nous est donc de nous en tenir aux travaux antérieurs ou à des hypothèses.
Le siège des lésions est à coup sûr au niveau des voies labyrinthiques. Mais en quel endroit précis se fait l'irritation ? S'il est probable que la lésion siège dans le labyrinthe, nous ne pouvons en donner comme preuve que les circonstances étiologiques spéciales qui concernent nos sujets, et il faut aussi le dire, le résultat heureux de la trépanation.
La nature des lésions, le substratum anatomique qui entretient cette irritation vestibulaire sont également encore mal définis. Au cours d’une suppuration de l'oreille moyenne, surviennent parfois des troubles cliniques labyrinthiques, pouvant disparaître complètement. Il semble, dans ces cas, que les lésions doivent être extrêmement légères, et très probablement pas d’origine infectieuse. C’est chez de tels malades que l’on a invoqué un simple œdème collatéral, développé autour
du foyer infectieux de la caisse, à moins qu'il ne s’a-
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gisse cependant d'une labyrinthite inflammatoire très bénigne. Et l’on comprend alors que l'évidement pétromastoïdien, en faisant disparaître la cause initiale, amène la cessation définitive de ces troubles. Mais, si le foyer infectieux persistant, ces crises labyrinthiques se reproduisent, il est facile d'admettre la production lente d’un tissu de sclérose. Dès lors l’évidement sera impuissant à conjurer les accidents vertigineux.
Lorsque les accidents surviennent après la radicale, il paraît légitime d’invoquer soit des lésions cicatricielles avec extension du processus scléreux au vestibule, soit des phénomènes de résorption osseuse avec mise à nu du labyrinthe membraneux, exposant ainsi le nerf ves-
tibulaire à toutes les irritations venues de l'extérieur.