‹ Contribution à l'Étude du Traitement Chirurgical Des Vertiges labyrinthiquesChapitre 20 sur 26 · PA AS · texte numérisé non relu

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liorer par l’opérätion, et tous les otologistes ont vu d'anciens évidés de quatre, cinq et six ans ou plus même avec une audition très diminuée et baissant d'année en année.

Indications de la trépanation labyrinthique

Ces considérations générales étant exposées, nous pouvons maintenant essayer de fixer les indications de la trépanation du labyrinthe.

I. Otorrhée avec audition labyrinthique intacte ef compliquée de vertiges. —1l faut pratiquer un évidement et attendre. La conservation de l'audition nous interdit ici d'ouvrir d'emblée le labyrinthe. Mais si les vertiges persistent, violents, malgré un traitement médical, gênant considérablement le malade, faire celui-ci juge de la question en le prévenant qu'il paiera d’une surdité totale la disparition de ces accidents. Si l'audition diminue après la radicale, alors nous serons plus enclin à proposer la trépanation de l'O. I. et le malade plus disposé à l’accepter. C'était le cas de l'observation I.

IT. Otorrhée compliquée ‘de vertiges récents et de surdité labyrinthique récente (1 à 2 semaines). — Nous avons vu que dans ces cas une amélioration considérable pouvait se produire après la simple radicale. Donc ici évider et attendre, et de l’évolution ultérieure dépendra notre conduite (obs. Il).

III. Otorrhée compliquée depuis longtemps de vertiges avec surdité labyrinthique plus ou moins complète.

— ici encore, on ne perd rien à attendre et à pratiquer

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tout d’abord la simple radicale, sauf à intervenir de nouveau si l’on n’a pas obtenu d'amélioration. Mais nous avons vu tout à l'heure que dans ces cas il était vraiment exceptionnel d'obtenir une sédation même légère des vertiges et un retour à une audition plus ou moins complète. C’est dans ces cas alors que l’on peut se demander vraiment si l’on n'est pas en droit d'ouvrir d'emblée le labyrinthe. C'était le cas de nos malades III et VI. Ici aussi, c’est un peu affaire d'opportunité, et pour décider, on se basera sur le degré plus ou moins accentué de la surdité, sur la violence et la fréquence des accidents

vertigineux, la gène qu’ils apportent à la vie du malade.

Ceci considéré, nous exposerons à celui-ci la situation, et s’il ne redoute pas une deuxième intervention nous commencerons par le seul évidement.

IV. Les vertiges apparaissent après cicatrisation post-opératoire. — Ici la question est plus simple. Le malade a été évidé. Puis sont apparus les vertiges. L’audition est bonne et ne manifeste aucune tendance à la diminution. Essayer en premier lieu, bien entendu, tous les médicaments usuels. Nous aurons là, de quoi soulager notre malade, en tous cas lui faire prendre patience. En cas d’insuccès, lui exposer, comme tout à l’heure, qu'il guérira de ses vertiges mais deviendra totalement sourd d’une oreille, et le laisser décider.

Mais l'audition est mauvaise ; elle baisse de mois en mois, d'année en année et les vertiges persislent. Proposer franchement la trépanation labyrinthique qui sera

d’ailleurs généralement acceptée (Obs. IV et V).

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Objections

On nous objectera peut-être lorsque nous proposons de trépaner le labyrinthe au cours d’une otorrhée qu'il peut être dangereux d'ouvrir ainsi l’oreille interne non suppurante, dans un milieu septique. À cela nous répondrons par trois arguments : |

1° En admettant la réalité de labyrinthites post-opératoires après ouverture d’un canal semi-circulaire, on sait que celles-ci guérissent spontanément. Et nous connaissons un Cas (com. orale) où le chirurgien, au cours d'un évidement simple de la mastoïde, ouvrit le canal semicirculaire horizontal ; la malade guérit parfaitement. Mais il n’en est plus de même lorsque la blessure porte sur la fenêtre ovale. Ici la béance et la largeur de l’ouverture vestibulaire favorisent l'infection de l'oreille interne avec toutes ses conséquences. Aussi, quand nous trépanerons d'emblée le labyrinthe, devrens nous toujours ouvrir un des canaux et respecter la fenêtre ovale ;

2° Il est très vraisemblable de supposer que l’inocuité de cette opération s'explique parfaitement, bien que l’on opère en milieu septique, par d'anciennes adhérences, créant une barrière à l’infection possible ;

3° Nous avons enfin pour justifier notre intervention, nos résultats tous favorables, Dans les trois cas (obs. III, V et VI) où nous avons trépané dans un milieu infecté nous n’avons eu aucun accident,

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