‹ Contribution à l'Étude du Traitement Chirurgical Des Vertiges labyrinthiquesChapitre 4 sur 26 · PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE DU VERTIGE LABYRINTHIQUE · texte numérisé non relu

PHYSIOLOGIE PATHOLOGIQUE DU VERTIGE LABYRINTHIQUE

Définition du vertige

Un mot tout d’abord sur ce qu'est le vertige.

On en a donné de multiples définitions. Sans doute est-il si difficile de le définir, parce que le vertige n’a pas en physiologie de terme qui lui soit opposable. Comme le remarque Bonnier (1), l’état de non vertige n’est pas un phénomène ; c’est l’absence de phénomène. Il est pourtant assuré en nous par un grand nombre de contributions fonctionnelles. Mais « nous ne reconnaissons la fonction qu’en constatant le trouble fonctionnel ; elle ne se révèle, ne brille, pouvons-nous dire, que par son absence, c’est-à-dire par l’état de vertige ».

Pour Hughling Jackson (2) ce qui domine dans le vertige, c’est « la conscience d’un trouble dans la coordination motrice » et pour cet auteur le vertige est un symptôme moteur et non sensitif.

Grainger Stewart (3) définit le vertige : « le sentiment

Page 1