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pu constater aussi à la suite d’une intervention de ce genre de la décalcification des épiphyses.
I1 semble bien résulter de tous ces facteurs rendant incertains les résultats de l’ostéosynthèse à prothèse métallique perdue que le moyen appliqué pour fixer les fragments doit remplir certaines conditions fondamentales:
1° Le moyen de fixation doit être d’une application faci-
le; par une opération simple et de courte durée.
2° Le moyen appliqué doit prendre le moins de contact possible avec l’os, par des points ou par des lignes.
3° Le moyen appliqué doit fixer solidement les frag-
ments.
4 Le moyen de fixation appliqué doit pouvoir être retiré avec facilité. JUVARA.
Nous ajouterons à cela que le moyen de fixation ne doit pas être au contact du foyer de fracture.
Répondant à ces conditions, sauf peut être à la première, le premier fixateur externe fut construit par LAMBOTTE en
Par ce moyen d’ostéosynthèse, beaucoup d’inconvénients du matériel perdu étaient éliminés. Après réduction de la fracture, des fiches métalliques étaient vissées dans l'os aussi parallèlement que possible, de part et d’autre du trait de fracture. Elles étaient ensuite solidarisées par un tuteur externe rigide et solide qui maintenait les fragments osseux bout à bout.
Malgré les beaux succès obtenus par cette méthode, de nombreuses objections lui furent faites.
On a reproché à cet appareil d’être d’une application difficile, objection qui n’est plus valable de nos jours, comme nous le verrons, depuis que le fixateur a été modifié.
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On a incriminé ensuite l’intolérance des tissus vis-à-vis des chevilles qui les traversent.
Et enfin on a reproché aux chevilles de favoriser l’infection de l'os en la conduisant de l'extérieur vers la cavité médullaire.
Toutes ces critiques semblent pourtant à l’heure actuelle être bien peu fondées. Dans les nombreuses observations publiées par Lambotte, Boever, Juvara, Ombredanne, etc... dans les observations que nous apportons nous même au cours de ce travail, nous ne remarquons pas que les fiches convenablement placées soient un facteur d’infection de la peau et des tissus sous-jacents. Il est facile si on opère avec une asepsie parfaite, aussi minutieuse que sil s'agissait d’un péritoine ou des méninges, et si les pansements sont faits d’une façon correcte, d'éviter l’infection venant de: l'extérieur.
Loin de favoriser l'infection sous un pansement aseptique, les fiches jouent le rôle de drains, puisqu’à leur contact, pendant les premiers jours qui suivent l’opération, on voit un suintement séro-sanguinolent qui évacue l’épanchement périfracturaire formé sous l’infktence du traumatisme et de l'intervention.
La seule critique valable se résumait en somme à la difficulté de pose de l'appareil qui le rendait d’application délicate.
Cet inconvénient qui n’enlève pas la valeur du principe, était dû à une technique non encore améliorée. Les fiches de LAMBOTTE étaient bien vissées aussi parallèlement que possible, mais une fois enfoncées elles n'étaient souvent ni parallèles ni dans le même plan ce qui rendait la fixation par le tuteur externe délicate. Dans les mains de LAMBOTTF, son appareil donnait des résultats satisfaisants, Dans d’au-
tres moins habitués à cette chirurgie, il donnait souvent des déboires.
OMBREDANXE fit plus tard construire son fixateur qui à malgré sa simplification et son gauchisseur les inconvénients du précédent.
D'autres fixateurs externes, munis de dispositifs plus ou moins simples permettant aux fiches d’être enfoncées dans Je même plan, furent conçus plus tard. Ce mérite revient à JUVARA, à BOEVER, puis à JUDET qui ont tous trois fait construire les fixateurs avec conducteurs de fiches qui portent leurs noms respectifs. Simplifiés, faciles à appliquer, ces appareils gardent un avantage de ne prendre qu’un contact restreint avec l'os, ils ne détruisent pas le périoste sur une grande étendue et peuvent être enlevés facilement sans réintervention.