INDICATIONS
Comme nous l’avons indiqué, le traitement que nous proposons ne s'applique pas à l’hémorragie ellemême, mais à son retentissement sur l'équilibre hématologique. Par conséquent, lhémorragie aiguë, les hémorragies importantes et répétées ne relèvent pas — en tant que telles — du traitement que nous proposons. On leur opposera, selon les cas, la transfusion unique, lente ou rapide, la perfusion, les transfusions répétées, les injections de sérum, etc...
Au contraire, on appliquera le traitement que nous indiquons aux malades ayant subi une ou plusieurs hémorragies et chez qui on a des raisons de croire (nous étudierons ces raisons plus bas) que les réser-
ves organiques sont plus ou moins épuisées.
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Cette notion repose essentiellement sur l'étude dés antécédents et l’étude de l’évolution.
Une fois paré aux accidents immédiats, il importe d'interroger soigneusement le malade pour savoir sil a présenté d’autres hémorragies même minimes.
Des émissions sanguines petites, telles que celles qui peuvent provenir d’hémorroïdes sont parfaitement capables d'amener en quelques mois une carence martiale. De même des règles prolongées entrainent-sans autre complication la carence martiale si aucune précaution n’est prise au point de vué ali- Mmentaire ou médicamenteux.
Un autre cas où la carence martiale est plus fréquente qu’on ne le croit est celui des donneurs de sang habituels s’ils n’absorbent pas, ce qui est fréquent, une quantité de fer suffisante pour maintenir
leur équilibre sanguin. C’est ce qu’ont vu Fontès et
Thivolle et que nous avons nous-mêmes constaté plusieurs fois.
Chez d&tels sujets, sains en apparence, l’hémorragie la plus minime détermine une carence martiale brusque, qui peut être de conséquences graves.
L'évolution de l’anémie post-hémorragique est ellemême d’un précieux enseignement en ce qui concerne l'état des réserves organiques.
La baisse de la valeur globulaire au cinquième jour d’une hémorragie importante est anormale et doit être traitée si elle descend au-dessous de 0,7.
Une hémorragie compatible avec la survie doit guérir complètement en un mois au maximum, si les réserves de l’organisme sont intactes.
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ANR. Mie
Pour les hémorragies minimes et répétées, un diagnostic exact est très difficile. Cependant, là encore,
l'examen du sang peut fournir d’utiles renseigne-
ments.
Tant que l'organisme est capable de réagir, on observe, non pas comme on pourrait le croire, une anémie, mais au contraire une polyglobulie relative et une chute discrète de Fhémoglobine.
Il en résulte une chute légère de la valeur globulaire mais aucun trouble, à proprement parler, anémique, tant que la compensation va de pair avec ia déperdition.
Quand les réserves sont épuisées, la chute, tant de Fhémoglobine que des globules rouges, est brutale et l’état du malade devient subitement inquiétant.