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En 1924, M. P. Fredet introduit le Somnifène dans la pratique chirurgicale et, à cette occasion, inaugura une technique personnelle : « Le produit injecté dans le torrent circulatoire amène, dès la fin de l’injection, un sommeil, mais pour déterminer une anesthésie chirurgicale il est absolument indispensable d’associer aux barbiturates la morphine ou mieux la morphine-scopolamine, les barbiturates étant incapables, au moins aux doses non toxiques, de produire à eux seuls l’anesthésie chirurgicale, c’est-à-dire de supprimer la sensibilité, les mouvements inconscients et les réflexes, en dépit de l’apparence du sujet ».
Dans une communication ultérieure, M. Fredet déclare que l’agitation post-opératoire est certainement due à une faute de technique, en particulier l’emploi de trop fortes doses. Il fait pressentir une thérapeutique nouvelle, à la suite d’études sur l’action, la localisation et l’élimination de chacun des composants du Somnifène.
A la suite de ces différents travaux en obstétrique et en chirurgie, cette nouvelle médication hypnotique fut introduite en psychiatrie.
MM. Laignel-Lavastine, H. Claude, Robin et Pavlovitch administrèrent les premiers cette médication pour obtenir le calme et le sommeil des malades. M. Laignel-Lavastine, dans une communication, la révèle comme un sédatif héroïque de Pagitation.
A leur suite, de nombreux auteurs s’emparèrent du Somnifène dans le même but et signalent les bons résultats acquis : « Sédatif et hypnotique de premier ordre, excessivement maniable, toujours bien toléré et procurant dans d'excellentes conditions un sommeil calme et réparateur, suivi d’un réveil parfait de bien-être ».
Grâce à cette nouvelle méthode, Crouzon et Lemaire purent conserver à la Salpétrière des malades agitées sans avoir à les isoler et sans recourir aux moyens de contention habituels. L’injection intraveineuse gardait leur préférence.
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En 1925, MM. Quercy et Dodard des Loges utilisent à leur tout le Somnifène dans tous les cas de grande agitation « Le principal résultat que nous pensons avoir obtenu est une accélération dans la guérison d’épisodes d’agitation chez des dégénérés, des confus, des éthyliques. Selon nous, un état d’agitation au cours d’une psychose autre que la manie peut être, non seulement suspendue mais définitivement supprimée, grâce à une ou plusieurs injections intraveineuses de Somnifène. Cependant, il ne serait pas prudent de trop compter sur lui pour abréger ou prévenir un accès de manie ou de mélancolie, même en maintenant le sommeil ou la somnolence pendant plusieurs jours ».
M. Crouzon confirme les propriétés excellentes de cet hypnotique mais recommande la prudence dans l'emploi d’une telle médication chez les malades artério-scléreux, séniles, insuffisants hépatiques ou rénaux.
Enfin, en 1927, Houel, Jahier et Larribère, d'Alger. publient deux cas d’éclampsie traités avec succès par le Somnifène.
Avant eux Emmerich en avait usé en 1924 pour deux malades et, en 1925, Marion, de Montréal, cite les résultats obtenus pendant l’accouchement : les contractions sont bonnes, la dilatation se fait vite, l'expulsion est peut-être prolongée.
En 1928, Larribère, poursuivant ses travaux, publie de nouvelles observations.
Ce sont les résultats obtenus avec ce produit qui nous était familier qui nous ont engagé à diriger nos essais dans cette même voie.