TECHNIQUES
L'action du Somnifène peut être obtenue par les différentes voies, buccale, intramusculaire ou endoveineuse. Suivant la méthode choisie, les résultats sont plus ou moins rapides et chacun d’eux peut avoir ses indications particulières suivant le but cherché, chirurgical, obstétrical ou psychiatrique.
Par la voie buccale, les doses normales sont de XL à L gouttes par 24 heures. Elles peuvent être largement dépassées. Riser conseille d’en renforcer l’action par l’ingestion préalable de 2 grammes de bromure de sodium. Un sommeil calme et profond survient environ une demi-heure après l’administration du médicament.
La voie hypodermique a été abandonnée en raison des accidents qu’elle provoque, escharres ou abcès.
La voie intra-musculaire a peu d'avantages sur l’absorption buccale. L'effet hypnotique n’est pas plus rapide. Cependant elle est d’une pratique commode lorsque l’ingestion est rendue difficile, lorsque le sujet est en état de coma, de trismus, d’agitation ou de convulsions. Elle permet en même temps d'employer des doses plus élevées.
L’injection intraveineuse garde ses avantages. Elle assure une action beaucoup plus rapide, quasi instantanée, se montre moins douloureuse et évite la formation d’escharres.
Son exécution peut présenter quelques difficultés lorsqu’on se trouve en présence de malades agités ou récalcitrants et certains auteurs conseillent, avant de la faire, de donner au malade quelques bouffées de chloroforme ou d’éther. Levet écrit : « L’expérience montre que agitation des malades n’est jamais un obstacle sérieux à la technique