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endo-veineuse sous la réserve que l’opérateur soit rapide et précis ».
Personnellement nous n’avons pas rencontré de dificultés à ce sujet. En général une aide ou deux nous ont sufli pour pratiquer nos injections au cours des crises d’éclampsie.
La technique est celle de toutes les injections intraveineuses mais le liquide devra être pousse très lentement. On devra s’efforcer de ne pas faire pénétrer plus de 1 centimètre cube par trente secondes en surveillant les moindres réactions qui pourraient se manifester chez la malade et commander l'interruption de l'injection.
La question des doses a été très discutée. Laignel-Lavastine obtient avec une injection de 5 centimètres cubes un sommeil paisible de 4 à 8 heures environ, Crouzon atteignait quelquefois 10 centimètres cubes associé à la scopolamine-morphine selon la technique des chirurgiens. Cette méthode procurait à ses malades un sommeil immédiat de 24 heures. Crouzon reconnaissait d’ailleurs le danger de ces doses et conseillait de les éviter.
Les injections inférieures à 5 centimètres cubes provoquent un sommeil moins profond et moins prompt à s’établir, mais peuvent être renouvelées.
Riser conseille d'introduire une première injection : 4 centimètres cubes de Somnifène dilué dans 6 ou 7 centimètres cubes de sérum physiologique pour tâter la susceptibilité du sujet. Vingt minutes après, on fait 1 centimètre cube de morphine sous-cutanée et une nouvelle injection de Somnifère intraveineux.
D’après Cestan et Riser, la morphine agirait comme mordant et permettrait d'obtenir un effet hypnotique beaucoup plus grand avec une même dose de médicament.
Chez nos éclamptiques nous avons toujours employé le Somnifène pur, sans aucune association médicamenteuse.
Nous avons toujours employé des doses ne dépassant pas 5 centimètres cubes, nous réservant de les renouveler lorsque nous le jugions nécessaire.
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