PREMIÈRE) PARTIE
Les différents modes de traitement de l’éclampsie.
Nous étudierons dans la première partie de ce chapitre les produits divers où les opérations chirurgicales dont l’action ou le résultat prédomine suivant la thérapeutique employée.
Dans une seconde partie, nous énumèrerons les moyens d'ordre secondaire qui peuvent être employés, soit seuls dans un but prophylactique ou dans les cas bénins, soit comme adjuvants des médicaments examinés dans la première partie.
La Saignée.
C’est une des thérapeutiques les plus anciennes qui ait été opposée aux convulsions de l’éclampsie. Délaissée en partie au cours du siècle dernier au profit des anesthésiques et analgésiques nouvellement connus, elle n’a repris d’importance qu’à la suite des travaux d’Ambard sur l’hypertension sanguine. Les connaissances exactes acquises sur l'hypertension qui est de règle chez les éclamptiques permirent de donner une base plus précise à l’emploi judicieux de la saignée. C’est une intervention facile et rapide à réaliser et qui peut être efficace. Ses contre-indications sont rares, limitées seulement aux cas où la masse sanguine a pu être diminuée par suite d’hémorragies, d’anémie ou de cachexie.
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Cependant, M" Lachapelle recherchait l'effet bienfaisant de la saignée mème chez les échamptiques dont l'état général était déficient.
Plud tard, Andral et Gavarret professent des idées contraires et condamnent la saignée par leur théorie sur l'anémie des femmes enceintes. Seul alors, Peter continue de pratiquer la saignée abondante,
Charpentier ne l'utilisait que chez les pléthoriques, faisant sienne ainsi l'opinion de Baudelocque qui disait: «Rien ne saurait remplacer la saignée dans les cas où il y a des symptômes de pléthore sanguine bien prononcée ou lorsque les convulsions ont donné lieu à l’engorgement du Cerveau ».
Pinard niait l’eflicacité de la saignée et n'y recourrait Jamais.
Tous les défenseurs de la saignée lui reconnaissent les avantages suivants :
Elle draine hors de l'organisme une grande quantité de toxines ;
Elle assure la diurèse en décongestionnant les reins et le foie ;
Elle abaisse la tension d'après le rythme suivant
Une première saignée de 900 grammes n'abaisse que légèrement et pendant quelques minutes seulement la pression sanguine ;
Une deuxième saignée de 300 grammes influe également peu sur la tension :
Une troisième saignée de 500 grammes abaisse brusquement la tension et d'une façon plus durable,
C'est donc un total de 1,500 grammes environ qu'il faut soustraire à l'organisme pour arriver à un résultat valable,
La saignée aurait également pour résultat, d'après Hinsclamanu, d'accélérer la cireulation du sang en décongestionnant les anses capillaires.
Chirié et François assurent même qu'elle peut faire cesser la crise immédiatement.