‹ Contribution à l'Étude du Traitement de l'Épididymite BlennorrhagiqueChapitre 23 sur 31 · ACTION PHYSIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

ACTION PHYSIOLOGIQUE

DU STYPAGE

Il nous reste à étudier par quel mécanisme agissent les applications de chlorure de méthyle ou d'éthyle, dans le traitement de l’épididymite blennorrhagique. Comment elles produisent une disparition presque immédiate de la douleur, et comment elles amènentune résolution rapide des phénomènes inflammatoires. Nous étudierons d'abord l'action du stypage sur l'élément douleur. On pourrait se demander tout d’abord si elle ne résulte pas d’une action directe du froid sur les troncs nerveux qui perdraient ainsi leur conductibilité et deviendraient inaptes à transmettre les impressions douloureuses. Une expérience de Weir Mitchell démontre bien la possibilité de pareils faits sous l'influence du froid. Cet auteur £ppliqua sur lui-même, dans la région du coude un mélange réfrigérant qui abaïissait la température à douze degrés. Il ressentit

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d'abord une douleur vive, surtout dans le domaine du nert cubital, bientôt la douleur cessa et fut remplacée par de l'engourdissement, puis les diverses sensibilités disparurent complètement. À ces modifications dynamiques des nerfs ayant subi l’action du froid, correspondraient des altérations anatomiques. Laveran, en effet, ayant examiné des préparations microscopiques de nerfs congelés, trouva des modifications de la myéline qui devenait granuleuse et se déposait en amas irréguliers, le cylindre axe et la gaine de Schwann restant indemnes.

Dans le cas Qui nous occupe, cette théorie n'apparait guère vraisemblable. La réfrigération est, en efñet, beaucoup trop superficielle, elle ne dépasse pas le tégument cutané et par suite ne peut, en aucune façon. agir directement sur les nerfs du testicule et de l'épididyme.

Dans une deuxième hypothèse, le stypage agirait, en déterminant une dilatation des vaisseaux cutanés et sous-cutanés, et en décongestionnant de la sorte les organes sous-jacents. L'observation montre en effet qu'à la période de vaso-constriction produite par l’action du froid sur les capillaires de la peau, succède une période de vaso-dilatation pendant laquelle on voit la peau rougir, la circulation devenir plus active, les capillaires cutanés et sous-cutanés subir une congeslion intense, et qui entrainerait une modification dans les conditions de la circulation profonde. Cette théorie renferme une part de vérité, mais nous ñne

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