‹ Contribution à l'Étude du Traitement de l'Épididymite BlennorrhagiqueChapitre 25 sur 31 · LU ETES · texte numérisé non relu

LU ETES

l'ont inspirée. Voici en quoi elle consiste : Le malade est maintenu au lit les bourses relevées etappliquées contre le pubis par une petite planchette en bois recouverte d’ouate et posée sur les deux cuisses. Les uns appliquent des cataplasmes, d’autres espèrent hâter la résolution par des onctions d'onguent mercuriel. Si les douleurs sont très vives, on applique des sangsues le long du canal déférent. Grâce à ce traitement les malades sont immobilisés au lit pendant quinze jours au minimum, la guérison ne survenant que vers la troisième semaine. L’onguent napolitain a comme effet le plus certain de provoquer souvent une intoxication mercurielle. Les sangsues ont une action réelle sur la douleur, mais elles peuvent provoquer des hémorrhagies et en ulcérant la peau elles ouvrent la porte aux inoculations septiques si faciles en cette région. La méthode antiphlogistique ne présente donc que des inconvénients, nous croyons qu'elle a fait son temps etnous nous refusons à la discuter plus longtemps.

Applications de glace. — Les applications de glace sur les bourses ont constitué un réel progrès dans le traitement de l'épididymite blennorrhagique. Cette méthode préconisée, pour la première fois, par Diday a toujours donné les meilleurs résultats entre les mains de ceux qui l'ont expérimentée. Jullien, Terrillon et plus récemment Spillmann et Schmitt de Nancy l'ont recommandée à l'exclusion de toutes les autres.

Chez ces malades, presque immédiatement après la

première application de glace, on voit la douleur disparaître pour ne plus revenir. Ils se lèvent vers le st ou le 6° jour. La résolution est rapide. La technique est des plus simples, il suffit de mettre en contact avec les bourses une vessie de glace suffisamment grande pour recouvrir toute la partie enflammée, de renouveler cette glace quand il est nécessaire et de continuer l'application jusqu'à la disparition des phénomènes inflammatoires.

Nous nous permettons, cependant, d'élever contre cette méthode quelques objections. D’abord, le malade doit, de toute nécessité, garder le lit et l'immobilité la plus complète pendant plusieurs jours. La glace doit être renouvelée fréquemment, ce qui exige des soins constants que beaucoup ne peuvent se procurer, enfin une surveillance assez grande de la part du médecin est indispensable. Pour toutes ces raisons, nous croyons que ce traitement de l'épididymite blennorrhagique, quelque excellent qu'il -soit, ne peut être appliqué partout et dans tous les cas et que, à ce point de vue, le traitement par le stypage lui est bien supérieur.

Traitement par les badigeonnages du gaïacol. — Ce traitement est de date récente. Différents auteurs avaient constaté l'efficacité du gaïacol employé comme analgésique dans les douleurs sciatiques, les douleurs intercostales des tuberculeux, les névralgies diverses, lorsque M. Balzer eut l’idée de l'appliquer au traitement de l'épididymite blennorrhagique. Il obtint d'ex-

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