‹ Contribution à l'Étude du Traitement de l'Épididymite BlennorrhagiqueChapitre 26 sur 31 · LEE · texte numérisé non relu

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cellents résultats, surtout au point de vue de la disparition des douleurs. Celles-ci cèderaient rapidement à quelques badigeonnages, et le traitement réussirait là où les autres moyens auraient échoué. Il faut rejeter l'emploi du gaïacol pur comme tropirritant ; l'emploi d'une pommade renfermant 5 grammes de gaiacol pour 30 de vaseline doit être recommandé. Il faut faire deux badigeonnages par jour, en employant chaque fois 3 à 5 grammes de vaseline. — Il est hors de doute que les applications locales de gaïacol exercent sur l'élément douleur l'influence la plus heureuse : Effet dû à ce que le gaïacol agit comme anesthésique sur les extrémités nerveuses periphériques ainsi que l’a montré Guinard. Mais si le gaïacol diminue ou supprime la douleur, a-t-il une action bien nette sur la lésion ellemême? MM. Balzer et Lacour ne le pensent pas. « Cette action, disent-ils, ne nous paraît pas exister. Après l'emploi du gaïacol, l'orchite devient indolente spontanémentet à lapression, mais l'épididyme est toujours aussi dur, aussi gros qu'auparavant. » C’est pourquoi, bien que les badigeonnages de gaïacol constituent un moyen thérapeutique d'une réelle valeur, nous croyons que cette méthode doit céder le pas au stypage qui égale au point de vue suppresssion de la douleur, luiest supérieur pour amener la résolution du processus inflammatoire et abréger ainsi la durée totale de la maladie.

Traitement par la compression. — C'est Velpeau qui préconise le premier le traitement de l'épididymite

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blennorrhagique par la compression. Il se servit d'abord de bandelettes de diachylon pour envelopper le testicule. On employa ensuite l'emplâtre de Vigo. Ces divers procédés ne donnèrent pas les résultats attendus. Seutin recommande l'emploi d'une bande dextrinée qui offrait l'avantage de se prêter mieux à la forme des parties et d'exercer une compression plus uniforme sur l'organe qu’elle entourait en se séchant d'une coque résistante. L'’inflammation retrocédant, une nouvelle application était nécessaire. Deux en général suffisaient ; en trois ou quatre jours le malade pouvait vaquer à ses occupations en portant un suspensoir. Ce traitement n’a pas survécu; l'application, en effet, était très douloureuse, les douleurs persistaient même plusieurs heures après.

Le collodion qui fut employé ensuite constituait un pansement irritant difficile à supporter.

Paquelin vanta le collodion élastique ou riciné ; 30 ou 40 grammes de cette substance sont nécessaires à chaque application. Il faut faire cinq ou six applications par jour. Le traitement durerait trois ou quatre jours au bout desquels la douleur et la difficulté de la marche disparaitraient complètement. Velpeau et Ricord après avoir expérimenté le collodion ne lui trouvèrent aucun avantage et l'abandonnèrent promptement. |

Le seul procédé de compression qui ait survécu est celui dans lequel la compression s'effectue à l'aide de l'ouate suivant la méthode préconisée par l'école lyonnaise. Pour effectuer cette compression, on se sert

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