‹ Contribution à l'Étude du Traitement de l'Épididymite BlennorrhagiqueChapitre 27 sur 31 · LISE · texte numérisé non relu

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d’un suspensoir dit suspensoir d'Horand, d'un dispositif un peu particulier, facile néanmoins à faire fabriquer soi-même, étant donné sa simplicité. Le suspensoir d'Horand se compose d’une bourse en toile beaucoup plus grande que celle des suspensoirs ordinaires. Chaque côté de la bourse présente une échancrure d'environ 4 centimètres de profondeur sur autant de largeur. Les angles sont munis de cordons pour les rapprocher et serrer le suspensoir. De la partie inférieure se détachent les sous-cuisses. Il y a en outre un rectangle de toile caoutchoutée de 15 centimètres environ de largeur sur 20 centimètres de longueur, percé d’une ouverture circulaire vers le milieu d’un des petits côtés pour laisser passer la verge.

Pour placer l'appareil, on couvre tout le scrotum, du périnée à la verge, d’une épaisse couche de coton cardé : on pose par dessus le rectangle de toile imperméable en faisant passer la verge dans l'ouverture. On applique ensuite le suspensoir. Une fois que la poche est bien pleine, on attache les cordons des échancrures en les serrant modérément. Sous l'influence de ce traitement, les phénomènes douloureux s’apaisent considérablement et quelquefois disparaissent complètement. Les malades peuvent aller et venir et se livrer parfois à des occupations pénibles. Morand ayant appliqué son suspensoir à un officier atteint d’une orchite blennorrhagique, celui-ci put, le jour même, rester quatre heures à cheval.

« La compression ouatée agit par immobilisation, compression et sudation. L’immobilisation évite les

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