‹ Contribution à l'Étude du Traitement de l'Épididymite BlennorrhagiqueChapitre 28 sur 31 · RARE UE · texte numérisé non relu

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tiraillements si douloureux du cordon, écarte les chocs et les contusions qui peuvent atteindre le testicule. Le Suspensoir rempli de coton tient les testicules appliqués sur le pubis, alors; que d'ordinaire ces organes constituent un poids mobile suspendu à l'extrémité du cordon. La compression est parfaite et régulière, grace à l'élasticité de l'ouate. Enfin, la sudation très abondante sous l'épaisse couche de coton, ferait révul- Sion ».

La compression pratiquée ainsi qu'il vient d’être dit, semble donc constituer une méthode thérapeutique aussi efficace que simple. Est-elle supérieure au stypage? C’est une question que l'étude comparative des résultats fournis par les deux méthodes peut seule trancher. Nous avons dit, et plusieurs fois, au cours de cette étude, nous sommes revenus sur ce sujet, que dans le traitement de l'épididymite blennorrhagique, il fallait considérer deux éléments : La disparition de la douleur, la rétrocession du processus inflammatoire. C'est à ces deux points de vue que nous devons comparer les deux méthodes. De Le Vallle, qui a consacré sa thèse à l'étude de cette question, est arrivé aux conclusions suivantes : Si la compression diminue considérablement les douleurs, elle ne les fait complètement disparaître qu'au bout de plusieurs jours. On est tout étonné de voir des malades, que l’oncroirait volontiers guéris, tellement ils souffrent peu quand le testicule est enfermé dans le suspensoir, présenter pendant longtemps encore, au moment où on retire l'appareil, une induration considérable de l’épididyme. (De Le Valle).

Etre

Si nous pensons que la compression ouatée donne des résultats inférieurs au stypage, nous croyons aussi que les deux méthodes ne s’excluent pas, et qu'elles peuvent très bien être associées au grand bénéfice des malades. De Le Valle, Fleury, ont retiré d'excellents résultats du stypage combiné à la compression ouatée. Nous-mêmes en avons observé un cas bien remarquable. Il s'agit du malade qui fait le sujet de notre observation III. Venu à la consultation de l'hôpital Saint-Louis, souffrant horriblement et pouvant à peine marcher, ce même malade éprouvait à la suite d'un premier stypage une disparition complète de ses douleurs, et le lendemain, à la suite d’un deuxième stypage et de l'application d’un suspensoir d’Horand, il allait passer toute sa journée à l'Exposition sans ressentir aucune douleur.

Lors donc que les malades ne pourront garder le repos au lit, si des motifs graves les obligent à continuer leurs occupations, ils bénéficieront dans une large mesure de la compression ouatée à l’aide du suspensoir d'Horand ou de tout autre appareil analogue associé aux applications locales de chlorure de méthyle ou d’éthyle. Chez les malades soignés à l'hôpital et pouvant garder le lit, le suspensoir ouato-caoutchouté, tout en étant utile, n'a plus des indications aussi formelles, le seul stypage faisant disparaître les douleurs et amenant la résolution dans un minimum de temps qu'aucune autre méthode ne saurait donner.

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