Ball, The Practitioner, 1909, no
2. Huguier (A), Soc. des RER de Paris, in Paris chirurgical, n° 4, 1910.
n'émit pas une seule goutte d’urine dans le rectum et fut pris le lendemain soir d'accidents urémiques aigus extrêmement graves. M. Huguier ne put lui sauver la vie qu'en retirant du rectum les bouts urétéraux invaginés et en plaçant à demeure des sondes dans les deux conduits.
» La lumière des canaux avait été oblitérée par l’œdème inflammatoire de la paroi (les uretères avaient triplé de volume) et peut-être aussi par compression au niveau du point où les conduits traversent la paroi du rectum. »
L'auteur conclut que pour éviter pareil accident, il serait prudent de modifier la technique de Buchanan, c'est-à dire, au lieu de retirer les sondes avant d'attirer avec les pinces les uretères dans le rectum, on laisserait ces sondes à demeure pendant plusieurs jours.
Notre observation personnelle publiée ci-après, coinporte un enseignement analogue.
«Il s’agit d’un enfant de trois ans et demi, opéré suivant la technique de Buchanan. L’opéralion se fit sans difficulté. Les deux uretères fixés à la peau de l'anus par quelques points lâches au catgut. Quelques heures après l'opération, l'enfant est mouillé sous lui par un liquide d’odeur urinaire et il y eut toujours émission «l’urines, en assez grande quantilé. Bientôt éclatèrent des accidents urémiques d’abord bénins (agitation, pouls rapide), qui se lerminèrent en vingt-quatre heures par la mort avec une brutalité extraordinaire. L’autopsie pratiquée
vingt-quatre heures seulement après la mort ne montra aucune lésion, ni tuméfaction des uretères, ni lésions des reins, ni resserrement de la boutonnière rectale. Il est probable que si nous avions | pu faire l'autopsie immédiatement après la mort, nous aurions constaté l’existence de phénomènes inflammatoires ou de compression ‘de l'uretère ayant donné lieu aux accidents qui ont emporté le malade. »
Il n’est pas douteux, notre cas vient s'ajouter à celui de Huguier, que les accidents suraigus les plus graves peuvent se produire el amener une issue mortelle foudroyante, si les uretères ne Sont pas cathétérisés. Une des conditions essentielles du succès, consiste donc dans le cathétérisme à demeure des uretères pendant les quelques jours qui suivent l'intervention. On pare, de cette façon, à coup sür,aux accidents immédiats, et le procédé de Buchanan peut être considéré à cette condition, et seulement de cette façon, comme un procédé peu dangereux, d'exécution facile, donnant de très bons résultats immédiats et éloignés.
A. — Surface vésicale exstrophiée B. — Uretères disséqués C, — Collerette de muqueuse vésicale
ul'uce V ] Jek estet:
d'apres Buchanan
A. — Surface vésicale exstrophiée B. — Plaies produites par la dissection des uretères C. — Pince introduite par l'anus et attirant l’uretère dans le rectum
re el