Diakonow, Surgery Gynæcology and Obstetrics
Hs sont trop récents pour qu’on puisse les juger, d'autant plus que leur technique, en se perfectionnant, permettra d'arriver à des opérations bien réglées. Ce sont peut-être les procédés de l'avenir, puisqu'ils permettraient, si l'adaptation du sphincter peut être réalisée à -coup sûr d'obtenir un canal continent etséparé du rectum, ce qui éviterait absolu ment l'infection rénale ascendante.
Il résulte donc de tout ceci que s'il n’y a pas encore de procédé opératoire susceptible de guérir radicalement et sans aucun danger immédiat ou éloigné l'exstrophie vésicale, il semble cependant que, encore à l'heure actuelle, l'implantation des uretères dans l'intestin soit le moyen le moins infidèle que nous ayons pour lutter contre cette malformation. s
L'observation suivie des cas opérés par les méthodes plastiques, de réfection vésicale, a montré que ces méthodes ne pouvaient prétendre à guérir l’inconvénient le plus grave de l’exsirophie vésicale qui est l’incontinence, et les observations histologi ques montrant l'absence du sphincter ne permettent pas d'espérer de meilleurs résultats pour lavenir. Elles ne mettent pas d'ailleurs absolument à l’abri de l'infection rénale. Évidemment, l'implantation des urelères dans l'intestin présente encore de gros inconvénients, mais en fait d’exstrophie vésicale, les procédés les moins mauvais doivent être pris en considéiation. Il faut considérer de plus que cette méthode est d’une application plus générale que les autres procédés, car il est nombre de cas où la
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muqueuse vésicale est à ce point fongueuse, qu'il faut abandonner toute idée de réfection vésicale.
Une fois l'implantation des uretères dans l'intestin décidée, il faudra s'adresser de préférence aux procédés employant la voie extra-péritonéale. Nous avons vu que la statistique montre que leur gravité opératoire est moindre, Ils suppriment la possibilité d’infecter le péritoine dans une opération où l’asepsie est si difficile à conserver, si l’on considère le voisinage d'une vessie infectée et du tube digestif. Les dangers de pyélonéphrite ne sont pas plus grands si l’on enlève une assez large roselte de muqueuse du trigone. Cette précaution, d’ailleurs, doit être prise plutôt pour éloigner la plaie muqueuse de cet orifice même “dont le calibre doit être intact, que pour conserver un rôle sphinctérien problématique. Borelius et Berglund ont bien essayé de modifier l’'opération de Maydi, de façon à éloigner le cours des matières de orifice d’abouchement de l’uretère, mais ces modifications compliquent trop ce procédé, sans pour cela que l'expérience ail montré que par ces manœuvres on évite sûrement l'infection ascendante. Enfin, si l’on considère le développement du rectum et l’absence plus constante, en cet endroit, des matières fécales, il semble former un réservoir pour l’urine plus naturel que l’anse sigmoïde.
ABOUCHEMENT DES URETÈRES