‹ Contribution à l'Étude du Traitement de l'Exstrophie vésicaleChapitre 8 sur 16 · ET TI · texte numérisé non relu

ET TI

Le dernier temps de l'opération consiste à transplanter les uretères dans la paroi latérale du rectum. Le point où doit se faire cette implantation, doit être : 1° au-dessus du sphmcter

externe; 2° sur le côté latéral et non sur la paroi antérieure; 3° 1l doit être assez haut pour permettre à l’uretère de saillir suffisamment (1/4 à 1/2 pouce) dans la lumière de l'intestin, sans élirement, L’abouchement de l’uretère se fait ainsi au sommet d'une papille, qui, sous l’influence d’une pression de l’intérieur, formera une valve seinblable à celle qui commande l’abouchement des conduits biliaires ou salivaires.

Ce point choisi, on introduit une piuce par l’anus et on appuie avec lé bec sur la paroi du rectum, de façon à la faire saïllir dans la plaie. Cette paroï est incisée sur la pince qui effondre alors les tissus, vient saisir le bout de la sonde et l’attire avec l’uretère dans l'intestin. On répète la même manœuvre de l’autre côté.

L'éponge est retirée en ayant soin, de ne pas déranger les sondes, :

Il ne parut pas nécessaire à Peters de suturer l’uretère ni de clore la plaie vésicale, Celle-ci fut bourrée de gaze iodoformée et guérit par granulation.

L'enfant, revu deux ansaprès, était toujours en bonne santé.

Dans ie Traité de technique opératoire de Monod et Vanverts, nous trouvons décrit, d’après Moynihan, et sous le nom de procédé de Peters, une technique différente du procédé initial de l'auteur. Cette Lechnique consiste non plus dans l’abouchement simple des uretères isolés dans le rectum, mais dans une

30 0— véritable implantation trigono-urétérale au niveau du rectum avec cystectomie complémentaire. La gravité

opératoire de ce procédé est beaucoup plus considérable, puisqu'il comporte l’ablation de la vessie, la

suture du bas-fond vésical à la paroi rectale, sans

qu’il présente pour cela d'avantages. Nous.ne nous en occuperons donc pas. Se

A la suite de Lendon et de Peters: d’autres chirurgiens comme Newland (1), Sherman (2) suivirent à peu près la même technique.

Tout dernièrement, Buchanan (3) (de Pittsburg)

s’est occupé de nouveau de cette méthode. Son pro-

cédé dérive, semble-t-il, de ceux de Lendon et de Peters, avec quelques modifications qui en rendent l’exécution à la fois plus rationnelle et facile. On peut le considérer comme le type de la méthode. Il importe donc de connaître ses avantages et ses inconvénients. Notre observation personnelle, qui est celle d’un cas

opéré par M. le D' Augier, chef de clinique chirurgi-

cale à la Faculté libre de Lille et quelques autres que nous connaissons, nous permettront de tirer quelques

conclusions provisoires au sujet de la valeur de cette méthode.

. Newland, Australian med. Gazette, 1905.

2. Sherman (H.), Journ. ofthe Amer. med. Assoc., 23 sep. 1905. 3. Buchanan, loc. cit.

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