FRONT
L'action du bain froid dans la fièvre puerpérale est la même que dans toutes les infections. Le résultat le plus manifeste de cette méthode est l’abaissement de la température. Un mémoire très intéressant d'Aubert sur le physiologie des bains froids, montre les oscillations de la température centrale et de la température périphérique à différents moments du bain ; lors de l'immersion, la chaleur centrale s'élève et la chaleur périphérique s'abaisse ; l'effet inverse se produit à la sortie. Ces variations sont certainement sous la dépendance des phénomènes circulatoires, le froid produisant une diminution de la circulation périphérique accompagnée d’une accélération de la circulation profonde et la réaction amenant les phénomènes inverses. Ces faits d'oscillations mis à part, il est certain que la température s’abaisse d’une façon générale à la suite du bain froid.
Cette défervescence de quelques heures est salutaire au malade qui prend immédiatement un état général meilleur et malgré les hypothèses de certains physiologistes qui voient dans l'état fébrile une réaction utile de l'organisme ilest très légitime de croire avec Glénard, en Sinspirant des idées pastoriennes, que la chute de la température est une condition défavorable pour Ja prolifération microbienne. Le bain froid en soustrayant au malade un certain nombre de calories diminue la résistance des germes : il agit à ce point de vue à la façon d'un spécifique, d'un moyen thérapeutique qui S attaque à la cause de la maladie.
En outre de cette action anti-microbienne. la réfrigé-
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