‹ Contribution À L'Étude Du Traitement De L'Infection Vésicale Par La Taille HypogastriqueChapitre 4 sur 19 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

L’'Infection vésicale. — Son traitement.

Les belles recherches de MM. Albarran et Hallé ne nous ont pas encore éclairés complètement sur les origines de la cystite infectieuse. Pour eux, la question est encore complexe; mais, ainsi que l’avait déjà montré Bumm, l'infection, à leur avis, est rare spontanément; presque toujours la cause première est un cathétérisme pratiqué dans de mauvaises conditions; mieux que toute expérience, les résultats obtenus par M. le Docteur Picqué dans son service de Dubois pourraient du réste le prouver : après avoir constaté combien étaient fréquents à son arrivée dans le service les accidents d'infection du côté de la vessie chez les opérés, il vit complètement disparaître ces accidents à partir du moment où il put obtenir l’asepsie complète de son matériel et l’antisespsie de son

personnel.

Nous verrons au point de vue de l’intervention combien

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grande est l'importance de ce point de départ de l'infection. ;

Et sous quelles formes se présente-t-elle ?

Les formes principales que nous rencontrons en elinique peuvent se répartir ainsi :

Dans un premier cas, chez un malade atteint de rétention ou chez un opéré, on'aura eu recours à l'introduction d’une sonde malpropre. Vous voyez alors la fièvre apparaître sous forme d’un accès léger ; dans ce cas, il suffit de recourir à la sonde à demeure et rapidement on voit le malade se rétablir.

Dans d’autres cas, c’est à la suite de troubles mécaniques que la.cystite s’installe; il y a alors des complications qui rendent le traitement plus difficile puisque l'urèthre chez ces malades peut présenter « des conditions pathologiques diverses qui favorisent l'infection vésicale.

Dans le rétrécissement, par exemple, l’ocelusion normale de l’urèthre par l’accolement exact des muqueuses n'existe plus; l’urèthre est une cavité rigide et béante.

Au niveau des points coarctés, et en arrière surtout, s’établissent des foyers infectieux où stagnent les produits pathologiques, où cultivent les microbes et où la désinfection est impossible. » (Rapport Albarran et Hallé).

Les cathétérismes évacnateurs et les lavages ne sont alors pas toujours suffisants; c'est quelquefois à un traitement plus énergique qu'il faut avoir recours.

Enfin, dans d’autres cas, l'infection urinaire est lente, mais progressive, les reins s’altérent; l’état du malade devient précaire ; la miction n’a plus lieu que par regor-

gement. Pendant ce temps, l'appétit se perd et on croit le malade en proie à des troubles stomacaux.

C’est alors qu'une judicieuse intervention peut ramener le malade à la santé.

Quelles sont les méthodes qui s'offrent à nous dans la circonstance? En premier lieu, nous avons la ponction qui, après avoir joui de beaucoup de faveur, est aujourd'hui abandonnée, sauf chez les aliénés où la nécessité, d’après M. Picqué, nous oblige souvent d'y recourir. Ce procédé, du reste, était voué à l'oubli. Méthode aveugle, exposant à des infections secondaires, elle ne pouvait résister devant la suivante.

Le sondage, en effet, parait devoir donner d'excellents résultats : c’est une opération qui est avantageuse «par sa simplicité et parce qu’elle laisse le plus souvent ensuite uriner le malade par son urèthre naturel ». (Michon).

Ce n’est que quand le sondage a échoué, quand les lavages avec des liquides modificateurs n’ont pas amené de résultats, que les partisans du sondage recourent au dernier procédé : la taille, que plusieurs thirurgiens préconisent comme devant être employée d'emblée.

Qu'on nous permette, puisque nous présentons les résultats obtenus par la taille hypogastrique, de donner les raisons qui nous font croire à l'efficacité plus marquée de ce procédé.

Si nous nous rappelons l’état de la deuxième catégorie de malades dont nous parlions plus haut, nous voyons que la difficulté d’antisepsier leur canal rend la taille préférable puisqu'elle agit par une voie aseptique.

Mais ce qui constitue une raison plus probante, c’est

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