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taxis, l’on s'aperçoit que la progression du boudin est arrêtée, ou que le cæcum ne se remplit qu’incomplètement en conservant dans sa lumière de grosses images lacunaires (fig. 5) il est inutile de continuer un examen qui fatiguerait l’enfant.
On ne continuera pas davantage si le cæcum se remplit de façon nettement irrégulière surtout au niveau de son bord interne.
La conduite à tenir dans ce cas est donc bien simple : il faut vider l’intestin par siphonnage en abaissant le bock jusqu’au sol et transporter immédiatement l’enfant sur la table d'opération qui se trouve dans la pièce à côté ; la non réduction est évidente.
2° cas : Le liquide opaque s’arrête au cæcum dont il déplisse bien les parois
Ici le problème est plus délicat, le plus délicat de tous : le cæcum se remplit complètement, on ne voit pas d’espaces clairs à l’intérieur et à première vue les contours sont réguliers, l’appendice est même quelque fois injecté.
Un examen minutieux est de rigueur. Quelques irrégularités sur le bord externe ou sur le fond n’ont pas grande signification, car elles peuvent être dues à l’œdème des parois. Elles ne sauraient en tout cas provenir d’un obstacle au passage du liquide dans le grêle.
Autrement plus important serait leur présence sur le bord interne, et il faut bien s’assurer que ce dernier est net et régulier.
j° ’ Û ° 2 ° . A û S'il était irrégulier, s’il présentait surtout une encoche ou échancrure, souvent en forme de croissant f (fig. 4) le doute ne serait pas permis et il faudrait aus-
F1G. 5. — Image certaine de non réduction L ([mage lacunaire dans le cæcum)
sitôt explorer. L’encoche en effet ne peut être düe qu’à la présence d’une têle d’invagination non réduite. Certains conseillent pour cet examen de recourir à la
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radiographie plutôt qu'à la radioscopie. Certes, les détails se voient mieux ainsi ; malheureusement, il est difficile de saisir l’image au bon moment ; le cæcum, organe mobile, peut pivoter et l’Siliaque encore plus mobile, peut venir au contact du bord interne et même le cacher. De plus, même avec un outillage parfait, le développement de la plaque fait perdre un temps précieux.
En général, on se sert donc surtout de la radioscopie ; celle-ci a d’ailleurs un gros avantage : c’est de permettre de regarder l'intestin sous tous ses aspects et c’est pour cela que Bienvenüe écrivait : « ici l'étude radioscopique a le pas sur la radiographie ».
Fruchaud préfère aussi la scopie parce qu’en faisant pivoter l'enfant sur son côté droit elle permet, non seulement de regarder le cæcum de face, mais aussi de trois quarts et de profil. c
Quand on s’est ainsi assuré du bon remplissage de l’ampoule cæcale, quelle conclusion en tirer ?
Au début, on s’abstenait volontiers, mais il y eut des erreurs : Fruchaud, dans un de ses premiers cas, se trompa, il fut obligé d'intervenir le lendemain et le petit malade mourut. Pouliquen commit la même erreur. |
Ces observations rendirent les médecins plus prudents et la règle devint de ne s’abstenir que lorsqu'il y a passage de baryie dans le grêle.
Mais il faut dire qu’en ce moment on ne savait pas encore bien interpréter les images, ni bien surveiller les malades après l'examen radioscopique. Aujourd’hui, ces questions sont au point et comme de nombreuses
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