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Trousseau, Guersant, Blache, qui recommandent la belladone, conseillent d'augmenter la dose jusqu’à la dilatation pupillaire, et par la suite, sans nouvelle augmenta tion, les bons effets se maintiennent et vont même en croissant. Nous n’avons eu d’ailleurs aucun de ces acci dents cérébraux à forme grave rapportés par ces auteurs.
Rilliet et Barthez associent volontiers la belladone à l’opium. Cette forme n’a pas été employée dans nos cas : on s’est contenté de ne plus augmenter la dose dès qu’ap paraissait la dilatation pupillaire.
La belladone, sous forme de teinture, préférée par M. West, n’a été administrée que dans trois de nos cas, avec un insuccès et deux effets utiles, dont un cas présenta de la rougeur passagère.
L’extrait de belladone a été employé à des doses relativement élevées (5 et 8 centigrammes pour une enfant de cinq ans), sans aucun accident, mais seulement quatre fois, avec les résultats suivants : une fois sans effet, une fois avec amélioration marquée, une fois avec diminution de la fréquence des quintes qui restent aussi fortes, une fois enfin avec succès marqué, et réduction à cinq semaines de la période des quintes (obs. IX).
L’effet de la belladone et principalement du Sirop, qui a été le plus souvent employé, nous a paru surtout consister dans la moindre fréquence dés quintes et dans la sup— pression des vomissements.
Les complications ont semblé plus facilement écartées, et l’état général maintenu meilleur. Qu’il nous soit permis de rappeler que M. le professeur Perroud, après avoir un peu délaissé cet agent thérapeutique pour en essayer
pp TE d’autres, y revint bientôt définitivement, comme au moyen le plus fidèle et le plus sûr.
L’atropine (Trousseau) n’a jamais été employée; on lui a toujours préféré la belladone. Gelle-ci a été associée plusieurs fois à d’autres médicaments. Ainsi on a donné. le :
Sirop de belladone et eau de laurier cerise. — Dans trois cas : deux fois sans résultat, une fois avec atténuation des quintes (obs. IV).
Sirop de belladone et sulfate de zinc. — Trois cas, deux insuccès, une amélioration (obs. IV). Enfin:
Teinture de belladone et alcoolature d’acomt. — Six cas, trois sans résultats, trois avec amélioration (obs. XXIV).
La belladone soit sous forme de sirop, soit sous celle de teinture ou d’extrait, a donc paru plus efficace seule qu'alliée à d’autres agents.
L’aconit n’a pas été expérimenté souvent seul. Nous ne le trouvons mentionné que dans quatre cas, où il a montré dans deux cas un effet assez notablesur les quintes et dans deux autres peu d'influence.
Les préparalions opiacées n’ont pas non plus été mises à forte contribution. Le sirop diacode a été employé deux fois dans des cas où la bronchite compliquait l’élément convulsif. IL a été assez utile dans ces deux occasions. Le sirop de codéine essayé une seule fois dans des circonstances analogues n’a pas eu la même utilité.
Nous pouvons rappeler ici que M. Jules Simon a recommandé récemment comme une bonne préparation le mélange par parties égales d’alcoolature d’aconit, de teinture de belladone et d’élixir parégorique, et comme le remède
oo le plus sûr et le plus commode à employer pendant le Stade convulsif de la coqueluche. Administré à la dose de X, XX, XXX gouttes par vingt-quatre heures, selon l’âge des enfants, il diminuerait notablement l'intensité des quintes, ferait décroître leur nombre et préviendrait mieux que toute autre thérapeutique les complications nerveuses et bronchopulmonaires.
L’ouabaïne, extraite en 1888 par Arnaud, de l'A cocanthera Ouabaio, plante de la famille des Apocynées, se rapproche par sa composition chimique de la strophantine. Gley a étudié ses propriétés physiologiques, et l’a conseillée comme anesthésique local comparable à la cocaïne. À la Clinique de Lyon, elle a été essayée quatre fois, à l'intérieur, à la dose de 1/4 à 1/2 milligramme en moyenne, et elle a donné lieu dans deux cas à une légère diminution du nombre des quintes, et dans deux autres à un résultat peu appréciable (obs. XII).
La cocaïne a servi deux fois en badigeonnages de la partie postérieure du pharynx, dans des cas de moyenne intensité, et a provoqué la diminution du nombre et de la violence des quintes tombées de cinq à deux, sans avoir aucune influence sur la durée de leur période qui a été de deux mois (obs. XXX). Par contre, administrée en potion dans un autre cas, à la dose de 1 centigrammé, à une petite malade de six ans et demi (obs. XVI), la cocaïne n’a pu être continuée que pendant trois jours, car elle semblait augmenter le nombre des quintes.
On peut voir que la cocaïne, malgré les assurances de Labric, n’a êté essayée qu'avec réserve et avec prudence. Les accidents assez fréquents (cas de Tissier) n’ont donc pas engagé à suivre l’exemple de Moncorvo qui, d’ail-
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