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leurs, ne s’en est pas très bien trouvé. Hénoch non plus. Prior en a obtenu de bons effets, mais Baginski (statistique de Mugdan, 1888), qui dit l’avoir employée dans onze cas, avec une diminution du nombre et de l’inten-sité des quintes dans la plupart, ajoute que son emploi présente beaucoup de difficulté chez les enfants, et qüe les dangers d'intoxication sont fort à craindre. Cadet de Gassicourt s’est bien trouvé des badigeonnages.
L’hydrate de chloral employé avec succès en 1870 par le D' Ferrand, élève d'Henri Roger et par un allemand, Karl Lorey, avait été essayé ici-mêème à l’hôpital de la Charité de Lyon, en 1872, pendant une épidémie, par Chatin. Il le donnait seul, ou associé au bromure de potassium par parties égales, de 50 centigrammes à 2 grammes. Sur trente enfants il obtient vingt-trois guérisons rapides, par suppression immédiate des vomissements, diminution du nombre et de l’intensité des quintes, amélioration de l’état général. Dans ces vingt-trois cas heureux, la durée de la maladie fut abrégée, mais par contre, dans les sept autres cas traités, les complications ne purent être évitées, et elles emportèrent les enfants par bronchopneumonie et tuberculose (méningite tuberculeuse).
Notre statistique, quoique moins nombreuse, nous conduit à peu près au même résultat. Le chloral, a été en : effet employé seul dans six cas. Dans deux cas, donné pendant dix à douze jours à la dose de 25 centigrammes et 90 centigrammes à deux enfants de quatre ans et demi etcinq ans, il ne produisit aucun effet : la maladie se termina pourtant par la guérison, après une période quinteuse de plus de trois mois sans complications.
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Dans les quatre cas où la diminution des quintes fut constatée la période des quintes dura de sept semaines à neuf semaines, et pourtant deux cas étaient assez intenses et compliqués de bronchite (obs. VII, VII).
Le bromure de potassium, vanté pour ses résultats par Harley en Angleterre et Al. de Beaufort en France (épidémie à Chaillac, 1867), a été employé pour ses propriétés sédatives sur le système nerveux et pour son action anesthésique sur le larynx et la voûte palatine. Nous le trouvons employé seul treize fois, à des moments variables de la période des quintes et à des doses variant de 50 centigrammes à 2 grammes, chez des enfants de trois à douze ans. On a noté sept fois une amélioration marquée, deux fois un état stationnaire, se terminant par la guérison, et quatre fois effet nul, complications pulmonaires et dénoûment fatal, chez des enfants de deux. deux et demi, six et demi et douze ans (obs. I, V).
L'association du bromure au chloral, loin de nous réussir comme à Chatin, nous donne sur dix observations quatre succès relatifs et six insuccès. L’adjonction en plus de la belladone dans un cas n’a guère ajouté à l'efficacité : les quintes ont en effet persisté aussi nombreuses.
Nous trouvons encore le mélange de cloral et sirop de belladone employé sept fois, dont quatre avec amélioration notable et trois fois sans effet avec deux terminaisons fatales.
Le mélange de bromure de potassium et de sirop de belladone a encore moins réussi, puisqu'employés associés dans trois cas d’une gravité particulière, il est vrai, ils se montrèrent inefficaces dans deux cas suivis de mort, et à peine utiles dans le troisième.
no Enfin, dans un cas, l’antipyrine associée au bronure fit un peu tomber le nombre des quintes, maisla maladie ne dura pas moins de trois mois et demi jusqu’à la dispa-
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Troisième catégorie. — Antiseptiques, parasiicides.
Répondant à une indication formelle depuis la démon— stration de l’origine infectieuse et microbienne de la coqueluche, les médicaments antiseptiques ont été largement employés.
Le salicylate de soude, recommandé par Otto, de Saint- Pétersbourg, et, tout récemment encore (1892), par Liebermeister, a été employé dans le service, seulement quatre fois. On l’a donné en solution à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme à trois enfants de deux ans et demi et à une de sept ans et demi. Le résultat a été favorable dans trois cas (obs. XIIT); dans le quatrième, les quintes ne parurent pas influencées, et durèrent trois mois, jusqu’à la guérison. Une dose de 1 gramme, donnée à une enfant de deux ans et demi, provoqua des vomissements. Réduit aussitôt à 90 centigrammes, le médicament fut dès lors bien supporté pendant treize jours de suite et amena la disparition des quintes en un mois et demi. Henbner, 1879, Thomsen, 1880, l'avaient employé avec avantage en inhalations. Dans nos cas, il n’a jamais été expérimenté sous cette forme.
L’acide phénique, essayé en pulvérisation avec le spray dans un seul cas, eut peu d’effet : la petite malade contracta la scarlatine pendant son traitement et quitta le
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ee service. En potion à la dose de 8 à 15 centigrammes chez des enfants de trois à huit ans, il fut essayé dans trois cas : une fois les quintes furent plus rares et moins fortes. Une fois elles restèrent les mêmes. Une fois l'effet fut médiocre. Dans un cas de coqueluche compliqué de gangrène pulmonaire, le sirop phéniqué fut sans influence, et n’enleva rien à la fétidité de l’haleine et de l’expectoration.
On voit que ces résultats n’ont pas encouragé à pousser plus loin l’essai de ce médicament. Il est peut-être permis de le regretter en se rappelant le bien que disent en avoir retiré Ortille (de Lille), en 1877, Pernot (Lyon médical, 1877), Harries, Oltramare (de Genève) (Progrès médical, 1880), qui aurait eu sur treize cas dix succès incontestables et enfin Guerder (de Pontcarré) qui en obtint de bons résultats pendant l'épidémie de 1886.
L’acide carbonique en inhalations buccales, conseillé par Gampardon, fut essayé une fois sans effet. La malade contracta la rougeole. Dans un cas, le 4hymol employé en inhalations, produisit une amélioration notable, et réduisit le nombre des quintes (obs. XVI).
L’acétanilide (ou antifébrine), employée dans un seul cas, a donné un bon résultat chez un enfant de sept ans et demi, dont la période quinteuse fut toutefois de six semaines. Sonnenberger, 1886, de Genser, 1888, l'avaient trouvée peu efficace. Leubuscher (Iéna), 1889, en a obtenu des services. 1 42
La phénacétine à été expérimentée dans dix de nos cas. La dose était calculée à 1 décigramme par année, de l’âge de la petite malade avec un maximum de 50 centigrammes, continuée huit jours de suite. Les résultats ont été les suivants :
Tous les cas se sont terminés favorablement : jamais de complications, sauf une fois, où l’on observa de l’albumi nurie avec néphrite. Trois fois seulement les quintes persistèrent égales en nombre et en intensité et durèrent plus de trois mois (obs. XV). Dans les sept autres cas, où le nombre des quintes diminua notablement dès les premiers jours d'administration du médicament, la durée de la maladie n’en à pas paru réduite, car elle fut deux fois de quatre mois, deux fois de trois mois et demi, et trois fois de trois mois (obs. XIII, XIV). |
Katz, de Berlin, conseille, en 1888, l’emploi de la phénacétine dans la coqueluche.
Leubuscher (d’Iéna) dit, en 1889, n’en avoir retiré aucun effet utile, tandis que Heimann (de Munich) en 1889, qui l’employa dans des cas où l’antipyrine avait échoué, annonce que chez ses malades les quintes tombèrent rapidement d’une moyenne de quinze à deux ou trois par vingt-quatre heures, et qu’elles augmentaient de nombre quand on suspendait le médicament : ceci veut dire clairement que la durée de la maladie reste la même, ainsi que notre statistique le démontre de son coté:
Antipyrine. — L’antipyrine dont les effets sont bien connus depuis les travaux de Germain Sée, et de M. le professeur Lépine, à été souvent employée dans la théra peutique infantile en général.
Friedlanler et, depuis, Dubousquet Laborderie ont montré que les enfants même non fébricitants la supportaient mieux que les adultes. Vantée depuis quelque temps comme le remède le plus puissant contre la fréquence et l'intensité des quintes, elle a donné entre les mains
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de différents expérimentateurs des résultats que nous ne croyons pas superflu de résumer dans un court aperçu.
Sonnenberger l’employa durant les années 1884, 1885, 1886, dans quatre-vingts cas, et dans un double but, antiseptique et sédatif du système nerveux, il n’eut qu'à s’en louer. Outre que l’antipyrine fut bien supportée dans tous les cas, il crut devoir conclure que, donnée au début de la maladie, l’antipyrine peut la juguler : pris pendant la période des quintes, le médicament amena la guérison dans un temps moyen de trois semaines. Il la préfère comme thérapeutique à toutes les applications locales difficiles à faire supporter aux enfants, et au sulfate de quinine, à cause de son amertume au goût. Il recommande toutefois de employer avec persévérance et sans interruption à la dose journalière de 50 centigrammes à 1 gramme pour des enfants de trois à huit ans.
De Genser (Vienne, 1888) employa l’antipyrine dans cent vingt cas de coqueluche. Les accès de toux spasmodique diminuèrent vite de nombre et d'intensité. La durée de la période des quintes fut en moyenne de vingttrois jours et demi. La dose était calculée d’après l’âge du malade qui prenait par jour autant de décigrammes qu'il comptait d'années. Le médicament fut toujours bien supporté : il ne note aucun symptôme d’intolérance, et ajoute que, dans des cas rebelles, la dose indiquée peut même être doublée sans inconvénients.
À la clinique de Baginsky (statistique de Mugdan, 1888), l’antipyrine ne donna que des résultats nuls. Sur sept cas il Y eut sept insuccès, et dans plusieurs, des accidents d’intoxication. On peut se demander à quoi tient
ROC cet échec absolu, surtout quand on le compare aux succès facilement obtenus ailleurs ?
Saint-Philippe (Bordeaux, 1888) préconise l’antypirine dans les cas où prédominent les accidents nerveux et ceux compliqués de convulsions. Il donna des doses quo+: tidiennes de 25 centigrammes à une petite fille de quatorze mois qui guérit rapidement.
Leubuscher obtient à Iéna, en 1889, de bons effets de l’antipyrine, sans toutefois en retirer autant de bien que Sonnenberger.
Les résultats de Schnirer, de Vienne, 1889, sont moins favorables encore, et sans être aussi négatifs que ceux de Baginsky, ne dénotent pas une grande action de l'antipyrine. En effet, sur vingt-huit cas dans lesquels le médicament fut donné dès le début de la période spasmodique à doses progressivement croissantes de 50 centigrammes à deux grammes, suivant l’âge des malades, il ne note aucune diminution ni du nombre, ni de l’intensité des quintes, et il constate, comme durée moyenne de la maladie, une période de cinquante jours et demi. D’ailleurs aucun accident, le remède fut toujours très facilement supporté. | |
En Allemagne encore, Rée, 1890, obtint l'avortement dela maladie en administrant à ses malades lantipyrine trois fois par jour, à autant de décigrammes qu’ils ont d'années d’âge, à condition de commencer tout à fait au début de la période convulsive et quinteuse. En effet, dès le quatrième jour du stade spasmodique, il est trop tard et l’antipyrine n’a plus d'action, d’après lui.
Dubousquet-Laborderie ‘(Société de thérapeutique, 23 avril 1890) rapporte, sur 800 cas, 197 succès. Cet
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auteur administre l’antipyrine à doses assez élevées, de 50 centigrammes à 3 grammes dans un véhicule alcalin ou dans du lait, et la fait prendre après chaque quinte.
IL n’observa pas d’accidents sérieux, mais seulement quelquefois un peu d’intolérance gastrique, et une légère éruption scarlatiniforme due au médicament. La quantité des urines ne fut pas influencée. L’antipyrine a montré centre ses mains une triple action : sur lélément convulsif, sur élément catarrhal, et comme antiseptique.
Ces résultats, étrangers à nous, et favorables en somme, quoiqu’un pen contradictoires, nous engagent à serrer de près les quarante-trois cas que nous possédons et à les analyser en détail. Nous devons dire tout d’abord que jamais il n’y eut d'accidents d’intoxication : le médicamént fut toujours très facilement supporté : une seule fois on nota la production d’un érythème fugace.
Jamais de diarrhée ni de douleurs épigastriques, ni de collapsus, pas plus que pâleur de la face, vomissements où anorexie,
D’après une communication faite en 1891, à la Société des Sciences médicales sur l'élimination de l’antipyrine chez les enfants, par M. le D" Givre, en collaboration avec M. le professeur agrégé Perret, on voit combien il est fréquent de constater l’extrême tolérance des enfants pour ce médicament. L'élimination qui commence dès une heure après l’ingestion, se fait par les urines sans diminuer leur quantité et plus vite que chez l'adulte. L’action du médicament se porte sur le système nerveux, etles quintes sont diminuées dans la coqueluche par la sédation de l’hyperexcitabilité réflexe qui occasionne les crises.