JANTES
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Pour complèter notre étude des effets du bromoforme dans le traitement de la coqueluche, nous devons enregistrer les doses et le mode d'administration, l’âge des malades et la durée de son emploi.
Nos vingt-neuf cas se rapportent tous à des petites filles de deux ans et demi à six ans ct demi, excepté à deux de sept ans etune de huit ans. |
Le médicament fut donné par gouttes avec de l’eau chaude ou une tisane sucrée et un peu alcoolisée. On le donnait d’abord à la dose de V à X gouttes progressivement pendant huit jours de suite ; mais on trouva bientôt plus utile d’augmenter ces doses qu’on porta de XV à XX et plus en augmentant insensiblement, et on en continua l’administration plus longtemps. On peut remarquer que ce ne sont pas les plus fortes doses qui produisent le plus d'effets et que, pourvu que la proportion soit suffisante pour l’âge du malade, si le médicament n’agit pas dès la première semaine, on ne peut guère compter qu'il sera plus efficace dans la suite. Une de nos malades de quatre ans, prit, en effet, en augmentant quotidiennement la dose primitive XII à XXXII gouttes de bromoforme durant 8 jours, puis dans une seconde période de XXX XXXII gouttes pendant douze jours ; leffet, quoique fort sensible, fut plus marqué la première fois que la seconde (obs. XXVIIT). Avec un autre cas analogue, nous trouvons à XX XII gouttes le maximum de la dose. Il n’en est résulté aucun accident pour les malades, non plus que dans aucun des autres cas. Jamais nous netrouvons notés de symptômes de résolution musculaire et de somnolence.
Ce sont là tous les médicaments antiseptiques que nous trouvons mentionnés.
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La résorcine n’ayant pas été employée dans nos cas, nous ne pouvons soumettre à notre faible contrôle les bril-lants résultats de Moncorvo et ceux publiés par l'Italien Concetti, 1888, qui, dans 47 cas, fit avorter 10 fois la maladie, et 37 fois la réduisit à deux ou trois semaines au plus, par l'emploi de la résorcine à l’intérieur. Cependant, Baginski (Mugdan, 1888) enregistre 8 insuccès sur 8 cas, ce qui n’est pas encourageant.
Quatrième catégorie. — Znsufflations nasales.
Michaël, qui attribue la toux quinteuse de la coqueluche à une névrose réflexe d’origine nasale, propose de la traiter par l’insufflation dans les narines et jusque sur la partie postérieure du pharynx, de poudres antiseptiques, acide borique, sulfate de quinine, résine de benjoin. Il annonce, dans la Deutsche med. Woch., du 2 février 1886, avoir obtenu pleine réussite de ce procédé et avoir amené la guérison rapide dans 74 pour 100 de ses cas.
Guerder, dans l’Union médicale du 17 juin de la même année 1886, constate les effets merveilleux d’insufflations nasales d’une poudre impalpable, composée de parties égales d'acide borique et de café torréfié, pratiquées ma tin et soir. C’est, d’après l’auteur, le meilleur traitement à opposer à la coqueluche; mais il lui adjoint, à Pintérieur, le sirop de belladone, l’acide phénique etle bromure de potassium, pour plus de sûreté.
Nous trouvons le même traitement recommandé dans les conclusions de deux thèses : l’une de Berriat (Bordeaux, 1887), l’autre de Barbot (Paris, 1888).