‹ Contribution à l'étude du traitement de la coqueluche en généralChapitre 5 sur 46 · II. D’autres auteurs font prendre la première place à · texte numérisé non relu

II. D’autres auteurs font prendre la première place à

AO l'élément nerveux, et considèrent la coqueluche comme une névrose (J. Frank, Guersant, Blache, Grisolle).

Les uns avec Jaccoud disent: névrose du laryngé supérieur. Ils avaient pour eux l'expérience de Rosenthal, qui voulait démontrer l’antagonisme du laryngé supérieur et du pneumogastrique, et qui croyait par l'excitation du bout central du premier de ces nerfs, produire la tétanisation des muscles expirateurs avec l’occlusion de la glotte. Ces deux phénomènes constituent, en effet, toute la quinte, et la théorie était brillante. |

Malheureusement, Rosenbach dans la même expérience a obtenu un résultat contraire, c'est-à-dire l'arrêt respiratoire en inspiration, comme dans l’excitation du bout central du pneumogastrique.

M. Péter, en faisant de la maladie une névrose généralisée de tout le pneumogastrique, semble plus vraisemblable.

Cette théorie nerveuse, donnant la premiere place à l’élément convulsif, a donc engagé à le combattre de préférence et à négliger complètement le catarrhe concomitant. |

HI. Enfin, des théories pathogéniques cherchant à expliquer la nature de la coqueluche, la plus récente est celle qui fait jouer à l’élément parasitaire le premier rôle.

Poulet {Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1867) attribue la maladie à l’action sur la muqueuse bronchique du Bacillus termo, dont il aurait constaté la présence dans l'air expiré par les malades. Letzerich, Hencke, Tschämmer, Moncorvo décrivent après lui, de 1874 à 1883, plusieurs micro-organismes auxquels ils attribuent la production des phénomènes morbides.

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Birsch-Hirchfeld critiqua leursexpériences et Rossbach, mettant l’irritation réflexe tout entière sur le compte de la moelle dorsale (irritation produite par l'inflammation de la muqueuse des grosses bronches), recommande le traitement par les courants continus, le long de la moelle, et la quinine à haute dose.

Bürger, en 1883, décrit des bâtonnets à étranglement médian, trouvés sur la muqueuse bronchique des coquelucheux. Il ne les à pas inoculés. Mais c’est à un médecin russe, Afanassjeff, que sont dus les travaux les plus précis. Cet auteur fit en effet connaître, en 1886 et 1887, qu’il avait trouvé dans des cultures ensemencées avec des crachats de coquelucheux, ou avec des parcelles de foyers de bronchopneumonie survenue pendant la coqueluche, un bacille court, mince, fort mobile, pouvant se reproduire par spores, et que ce bacille injecté dans la trachée de Jeunes chiens, leur procura des accès de toux convulsive avec hypersécrétion de la muqueuse bronchique, bronchopneumonie et fièvre.

Enfin, un élève d’Afanassjeff, Ssemtschenko (de Kasan), prouva que ce bacille se retrouvait dans l’expectoration des malades dès le quatrième jour de leur maladie, et qu’il disparaissait toujours avant les quintes.

Cette manière de voir eut aussitôt son contre-coup dans la direction du traitement. On chercha des lors à combattre cet élément infectieux, et les antiseptiques furent introduits dans la thérapeutique de la coqueluche. On les donna sous toutes les formes : en inhalations, en pulvé risations, en applications locales, à lintérieur. Cette manière de faire est éminemment rationnelle, mais on sait que tous les antiseptiques n’ont pas les mêmes effets

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sur tous les micro-organismes, et il serait à souhaiter qu’on trouvât celui qui s'oppose avec le plus de succès au développement et à la multiplication du bacille d'Afanassjeff. On a cru voir qu’une solution de sulfate de quinine arrêtait les mouvements des bâtonncts spécifiques..Ges expériences demandent donc à être suivi2s avec soin ; nul doute qu'elles ne soient fécondes en résultats pratiques et utiles pour le traitement.

Nous devons parler aussi d’une théorie récente, due à Michael (de Hambourg) qui prétendit, en 1885, que l’irritation du trijumeau par l'intermédiaire de la muqueuse nasale peut produire des accès de toux intense. Il en déduisit que la toux quinteuse de la coqueluche était produite par l’irritation réflexe d’origine nasale, produite d’ailleurs elle-même par le bacille, et que son point de départ était dans les terminaisons nerveuses du trijumeau dans la muqueuse pituitaire. Cette théorie donna lieu à un traitement nouveau de la coqueluche, qui consista à insuffler par les narines des poudres antiseptiques jusqu’à la paroi postérieure du pharynx.

On a encore invoqué, pour expliquer la toux convulsive, l'irritation d’un centre spécial par un virus spécifique, et la sensibilité exagérée des ramifications terminales du nerf laryngé supérieur.

Les lésions, reconnues comme base anatomique de la maladie, viennent corroborer cette dernière manière de voir. En effet, Meyer-Huni et Herff ont montré qu’il existait dans la coqueluche une inflammation de la muqueuse de la paroi postérieure du larynx, située immédiatement au-dessous des cordes vocales (fosse interaryténoïdienne et trachée jusqu’à sa bifurcation). On

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