‹ Contribution à l'étude du Traitement de la Coqueluche par les Bains d'Air CompriméChapitre 22 sur 32 · ANSE UE · texte numérisé non relu

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tation du cœur droit, qu'on rencontre si fréquemment à des degrés divers dans les coqueluches sévères, ne nous a pas paru constituer -une contre-indication à la méthode. Nous savons, en effet, que cette dilatation cardiaque est le résultat de la gêne circulatoire produite par la longue durée, l'intensité el la fréquence des quintes, sur lesquelles le bain d'air comprimé a une action manifeste. Ce bain nous paraît donc constituer le meilleur traitement prophylactique de cette cardiopathie. Il nous paraît cependant prudent, en cas de fatigue cardiaque évidente, dans une coqueluche grave, de recourir à l'emploi de la caféine avant l'administration des premiers bains. |

Le très jeune âge des sujets n’est pas davantage un obstacle à l'usage de l'air comprimé. Deux enfants, l'un âgé de neuf mois, l’autre de dix mois (Obs. V et XIV), ont très bien supporté cette thérapeutique.

Pour être efficace, l'application des bains d'air comprimé doit être poursuivie jusqu'à la disparition complète des quintes. Il est même prudent de continuer le traitement un peu au-delà, en espaçant les bains. Pée,

Nous avons constaté la réapparition des quintes chez des enfants qui avaient cessé les bains dès que celles-ci avaient disparu (Observation XV); Schliep (Observation V) cite un fait semblable. Dans ce cas il suffit de reprendre le traitement quelques jours pour obtenir une guérison définitive.

Nous avons cherché à nous procurer les observations des médecins étrangers sur les cas de coqueluches trailées par les bains d’air comprimé, nous n'avons trouvé que deux statistiques, l’une dressée par le docteur Sandhal, l'autre, par le professeur Brünniche. Nous les reproduisons ici:

Le docteur Sandhal, de: Stockholm, s'exprime ainsi:

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« À ma connaissance, on n'a, jusqu'ici, employé l'air comprimé qu'à Montpellier et à Stockholm; dans ces deux villes, les résultats ont été très favorables. Dans les deux premières années du fonctionnement de l'établissement médico-pneumatique de Stockholm (1861-1862), on y fraita seize malades atteints de coqueluche, parmi lesquels treize furent complètement guéris, avec une moyenne de 21 bains.

» Dans l’année 1863, on y traita 19 coquelucheux, dont 16 guérirent, la plupart en trois ou quatre semaines.

» Dans l’année 1864, les bains d'air furent administrés à 34 malades; 29 furent guéris.

» On traita donc 69 malades atteints de coqueluche, dont la plupart étaient sérieusement pris; 58 d’entre eux, soit 840/0, furent guéris, la plupart en trois ou quatre semaines. Comme il est généralement reconnu que la coqueluche dure ordinairement de trois à six mois,on peut regarder la guérison en trois ou quatre semaines, de 84 0/0 de ces malades, comme un résultat très favorable qu’on n’a, jusqu'ici, obtenu encore par aucun'traitement. » (Journal für Kinderkr, 1867.)

Dans le rapport que le professeur Brünniche, à Copenhague, a publié en janvier 1867, sur l'établissement médico-pneumatique de Rasmussen, dont il a la direction, on trouve ce qui suil:

«Les bains d'air n'ont guère été employés à sa connaissance, dans la coqueluche, que depuis l’année 1866. Encouragé par les bons résultats que le docteur Sandhal, de Stockholm, a obtenus dans cette affection, il a expérimenté ce moyen l’année passée, et celà, d’une manière exclusive, chez 22 individus, dont 9 garçons et 13 filles. Il ne peut se prononcer que d’une manière favorable sur le résultat général. Chez ‘trois malades seulement, le traitement ne produisit pas d'effet: une petite fille de neuf mois, qui, après deux bains, succomba à la suite d’une broncho-pneumonie, développée dans la semaine de l'affection, Sa sœur, âgée de 3 añs et demi, qui prit trois bains dans la quatrième semaine de la maladie, mais les cessa parce que sa sœur les avait cessés. Enfin,

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un petit garçon de six mois, qui, dans la troisième semaine de l'affection, pris huit bains; mais alors le traitement cessa, parce que les parents avaient perdu patience:

» Les 19 autres furent rétablis, ou du moins, notablement améliorés par les bains d'air, et, ce qui est plus digne d’attention, en général, en un plus court espace de temps que l’on n’a coutume de lobserver dans cette affection, et plus rapidement qu'avec tout traitement. Ici, le rapporteur donne le tableau de tous ses malades à l'appui de ses conclusions. De l’ensemble de ces observations, il résulte que la maladie diminua sensiblement sous le rapport de sa durée et en même temps, de son intensité: la moyenne, pour amener un résultat très marqué fut de 12 à 20 bains.

» Chez une petite malade, il y avait, dès le début du traitement des signes de broncho-pneumonie qui, sous l’influence de la cure, disparurent, ainsi que la coqueluche. Loin de considérer cette complication comme une contre-indicalion à l'emploi du bain d'air, le professeur Brünniche croit plutôt — ce que l'expérience tendrait à prouver ici, — que la pression exercée par l'air comprimé sur des portions de poumons atélectasiques et infiltrées est le meïlleur moyen de remédier à cet état, et dans de pareilles conditions, il considérait comme un devoir de conseiller l'emploi de la cloche pour peu que l’état de l'enfant permette de le conduire à l'établissement, et cela d'autant plus que l'enfant est plus jeune, puisque le danger de la coqueluche et de ses complications, à un si haut degré, est en rapport inverse avec l’âge. Il en est de même du catarrhe bronchique chronique, qui persiste si souvent pendant des mois après la coqueluche et dans lequel on a tant lieu de craindre le développement des tubercules pulmonaires.

» Dans de pareilles conditions, il a vu une fois survenir une guérison radicale chez une petite fille de trois ans, après lui avoir fait prendre 50 bains d'air.» (Gazette Médicale de E. Strasbourg.)

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