‹ Contribution à l'étude du traitement de la Coxarthrie par l'innervation totale de la hancheChapitre 5 sur 16 · SA TECHNIQUE · texte numérisé non relu

SA TECHNIQUE

.Nous ne voulons pas reprendre ici l’étude historique de la . méthode, on la trouvera exposée d’une manière complète dans les thèses de Lyon de LE Car, en 1939, et de VanxEY, en 1941, ainsi que dans la monographie de TAVERNIER et GODINOT : traitement chirurgical de l’arthrite sèche de la hanche (MAssox, éditeur, 1945), et dans l’article de Papovax: (Presse médicale, 20 mars 1947). Disons simplement que, c’est Camrrz, de Gottenberg (Suède), qui -publia, en 1933, les premiers résultats de neurotomie obturatrice dans l’arthrite sèche de la hanche, que plus tard Mor se contenta pour énerver la hanche de la section de la branche profonde, que TAVERNIER, grâce aux récherches anatomiques effectuées avec ses élèves TRUCHET et PELLANDA, modifia et compléta en 1934-1935, ét en 1942, la technique de l’énervation de la hanche, par la limitation de l'opération en avant aux seuls petits filets articulaires du nerf obturateur et par l’adjoriction d’un temps opératoire postérieur pour supprimer la sensibilité articulaire véhiculée par le nerf du carré crural, et qu’enfin plus récemment, PAPIN, COsTE et Papovantr réglèrent un troisième temps opératoire portant sur les branches articulaires nées du crural.

L’énervation totale de la hanche, dans sa forme dernière, comprend donc trois temps opératoires, un antéro-interne, portant sur le nerf obturateur, un postérieur, portant sur le

nerf du jumeau inférieur et du carré crural, et un antéro-

externe portant sur le nerf crural.

En général, ces différents temps s’exécutent isolément à la

demande des douleurs résiduelles, mais on peut très bien en.

exécuter deux à la fois, et, bien que cela n’ait encore jamais été réalisé, à notre connaissance, il n'y aurait aucun inconvénient à les pratiquer tous les trois en une seule séance opératoire. Dans le cas évidemment de « Coxarthrie-bilatérale »,

il y a intérêt à grouper séparément les temps antérieurs et les

temps postérieurs qui, eux, s’exécutent en décubitus ventral.

Nous allons décrire la technique de TAVERNIER de la section des filets articulaires de l’obturateur et du carré crural, c’est d’ailleurs celle que suit la majorité des auteurs et qui a été empruntée par MM. MASsABUAU, COURTY, BISCAYE et CABANETTE, dans les deux observations que nous présenterons au cours de ce travail. Nous rapporterons ensuite la technique de CosTE et PADOVANI en ce qui concerne la neurotomie des filets articulaires du nerf crural.

1° ENERVATION OBTURATRICE

L'intervention consiste à-sectionner un filet articulaire en général bien individualisé qui naît de la branche profonde du nerf obturateur, le plus souvent après son émergence de l’orifice externe du canal sous-pubien ; plus rarement, ce filet articulaire se détache plus haut de la branche profonde, quelques fois il peut naître directement du tronc du nerf

obturateur dans son trajet intra-pelvien, exceptionnellement,

il provient directement du plexus lombaire. Ce n’est que dans certains cas bien précis (contracture des muscles adducteurs très importante ou dispositions anatomiques anormales) que TAVERNIER pratique la section de la branche profonde du nerf obturateur ou la section intra-pelvienne du nerf. L'opération se pratique de la manière suivante : |

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