‹ Contribution a l'étude du traitement de la fistule a l'anus: excision et sutureChapitre 11 sur 29 · II. — OPÉRATION PROPREMENT DITE · texte numérisé non relu

II. — OPÉRATION PROPREMENT DITE

Après ces soins préliminaires, on procède à lopération proprement dite. La direction générale de la fistule et ses principales particularités ont été, bien entendu, fixées à l’a. vance. Une sonde est introduite dans le trajet fistuleux par l'orifice externe, elle ressort dans le rectum par l’orifice interne ; dans le cas de fistule borgne externe, le chirurgien pousse la sonde à travers les parties molles, de manière à compléter la fistule en créant lorifice qui manque. Dans les cas ordinaires, on peut, en imprimant un mouvement de bascule à la sonde cannelée, faire ressortir son extrémité par l'anus, et on a de la sorte devant les yeux, et bien à la portée de la main, tout le champ opératoire. Dans le cas de fistule

qui cas de fistule. pete,

: ne . sur la sonde ce à à passer. par- r-dessous ui un | MA CA A Ciseaux-on un bistouri, et à p due nn | | ee po

ACT 2 422 Daus le cas de fistule élevée, extra-sphinclérienne, on est : obligé de sectionner les sphincters; pour éviter cet inconvénient et ses conséquences possibles d’incontinence, certains Fa chirurgiens américains, Stephen Smith, Lange, excisent simplement le pourtour du trajet en enlevant une rondelle de tissus autour de la sonde. Il nous paraît plus rationnel de fendre le trajet dans toute sa longueur, ainsi que nous l'avons

recommandé tout à l’heure, de façon à produire un bon avi-

vement. Quant à l'inconvénient d'une incontinence consécu-

tive, nous verrons plus tard quels sont les moyens d'y remé= Hi} ACTA ER |

IL est fort probable qu'au cours de ce temps d’avivement il

se produira une petite hémorragie; rien de moins étonnant,

si l’on songe aux nombreux petits rameaux artériels qui tra-

versent la fosse ischio-rectale et qui viennent des artères hémorroïdales. Mais les moyens hémostatiques dont nous . disposons actuellement nous permettent de ne pas avoir de

D ces hémorragies la même terreur qu’au temps où elles cons- : tituaient une des complications les plus redoutables des plaies. Da reste on à, paraît-il, exagéré la fréquence et l'importance de ces hémorragies, s’il faut en croire M. Quénu : « Il est remarquable, dit-il, que, à l'encontre de ce que beaucoup d’au-

teurs ont écrit, ces plaies saignent peu, alors même qu’elles ont intéressé des ampoules variqueuses. » Quoi qu'il en soit, on emploiera pour arrêter l’hémorragie, si elle se produit, | des irrigations chaudes faiblement antiseptiques, la compression méthodique et prolongée, au besoin, on placera sur les

vaisseaux divisés quelques fines ligatures au catgut. Il faudra | pourtant ne pas abuser de ces ligatures et bien se rappeler Le : qu'elles constituent en définitive des corps étrangers capables

de contrarier le travail de réunion que l’on recherche. - L'avivement est terminé, l’hémorragie est arrêtée, on aura soin d’essuyer lécèrement la plaie avec une compresse

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