‹ Contribution à l'étude du Traitement de la Névralgie sciatique par les Agents physiquesChapitre 11 sur 45 · RANCE · texte numérisé non relu

RANCE

Le point sacro-iliaque, répondant à l’interligne arti-culaire de même nom.

Le point fessier, le plus constant, placé à l'extrémité supérieure de l’échancrure sciatique (point d’émer-. gence du nerf sciatique).

Le point trochantérien dans la gouttière interischiotrochantérienne.

Tels sont les points de la région fessière.

A la cuisse Valleix a décrit trois points étagés surle trajet du nerf, à la région postérieure de la cuisse.

À la jambe on trouve tout à fait en haut :

Le point proplité, lieu dorigine du sciatique proplitéexterne.

Le point rotulien dû à la compression du rameau cutanéo-péronier, au bord externe de la rotule.

Le point péronéo-tibial placé sur le col du péroné,. là où cet os est contourné par le sciatique proplité externe.

Le point malléolaire externe, placé derrière la malléole correspondante et dénotant le passage du nerf saphène externe.

Au pied :

Le point dorsal du pied qui marque la terminaison du nerf tibial antérieur.

Le point plantaire externe, obtenu par la pression sur la crête du cinquième métartasien, est dû à la compression du nerf plantaire externe.

A ces points on peut encore ajouter le point apophy--

saire de Trousseau sur la crête sacrée; le point calcanéen de Legrelette.

On ne retrouve jamais aw complet ces points douloureux chez le même malade; parmi les plus constants et les plus révélateurs, il faut retenir :

Le point fessier, le point trochantérien, le point péronéo-tibiat.

La douleur n’est pas forcément due à la compression directe du nerf. Au niveau des points supérieurs, ‘ qui sont les plus constants, le nerf sciatique est difficilement abordable et les points douloureux provoqués, de même d’ailleurs que les douleurs subjectives, répondent plutôt au territoire des branches postérieures des racines lombaires ou à celui des filets nerveux issus directement du plexus sacré (nerf fessier supérieur, nerf petit sciatique).

La clinique montre en outre que la douleur provoquée n’est pas très localisée. Cest qu'il faut tenir compte de la souffrance concomitante des différents plans sous-cutanés, aponévrotiques et musculaires. Il est encore d'observation courante de noter la présence d’un point douloureux sur le trajet du crural (Sicard). C’est encore une preuve que le processus pathologique dépasse le domaine du nerf siatique Iui-même, comme en témoigne fréquemment la douleur à la pression entre les doigts, de la masse des adducteurs (Barré).

Moyens de provoquer la douleur du sciatique par l’élongation du nerf

C’est la manœuvre de Lasègue. Elle consiste, le ma- LA r > L «“ [4 e .

lade étant en décubitus dorsal, à fléchir sur le bassin

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la cuisse du côté malade en maintenant le genou étendu.

Une telle manœuvre ne tarde pas à provoquer une douleur à la région postérieure de la cuisse et de la fesse, et la souffrance est telle qu’elle bloque le mouvement.

Dans les cas frustes,. la manœuvre demande à être poussée assez loin. En faisant cette exploration, on exagère la douleur parce que l’on cravate fortement le col fémoral avec le nerf; la flexion de la jambe sur la cuisse, au cours de la recherche de ce signe, empêche parfois de l’obtenir parce qu’elle met un obstacle à l’extension du sciatique, aussi faut-il appliquer la main sur la rotule et la pousser vers le plan du lit pendant que l’autre main soulève progressivement le talon. La douleur provoquée par cette manœuvre détermine souvent, d’après G. Boschi, des troubles papillaires et sudoraux.

Le signe de Lasègue, lorsqu'il est positif, a une valeur diagnostique indiscutable. Quelquefois, au lieu de produire l’élongation du nerf par le procédé de Lasègue, on peut employer le procédé suivant : au lieu de faire fléchir la cuisse sur le bassin, le membre étant étendu, on demande au malade de s’asseoir sur son lit en même temps qu’on assure, par une pression forte sur le genou, l’extension des deux membres inférieurs. La sciatique est-elle intense? le malade, après un effort de contraction musculaire, ne peut même ébaucher le mouvement de s’asseoir, et accuse par un gémissement la douleur qui se réveille. Si les phé-

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nomènes douloureux sont atténués, le sujet peut s’asseoir, mais il éprouve dans la fesse et au creux propitié, une sensibilité très vive.

En combinant l’abduction à la flexion du membre inférieur raidi, on sensibilise le Lasègue.

Plus rarement, c’est en mobilisant le membre sain qu’on déclanche la douleur dans le membre malade, ce sont les douleurs contro-latérales : a

De Bonnet quand on réveille les douleurs dans la fesse du côté malade en imposant ‘des mouvements d’adduction à la cuisse non atteinte;

De Moutard-Martin et Parturier quand on fait apparaître une douleur dans la fesse du côté malade, après avoir fléchi la cuisse saine sur le bassin.

De nombreuses variantes de ces procédés d’étirement douloureux du nerf ont été décrites, et cela surtout pendant la guerre, dans le but d’éprouver la véracité des affirmations des sciatalgiques et de dépister les simulateurs; elles n’ont, dans la séméiologie actuelle, qu’un intérêt de second plan (Chavany).

Signe des adducteurs

On doit, au début d’une sciatique, explorer par surprise, par pincement, le bord intense de la masse des adducteurs comparativement du côté sain et du côté malade. Le signe des adducteurs est positif lorsque la douleur est très vive et beaucoup plus accusée

du côté de la sciatique:

Signes de la toux et de l'éternuement

Ces signes sur lesquels Déjérine et Sicard ont insisté, consistent dans la production de la douleur sous l'influence de la toux et de l’éternuement.

Démarche, Scohuces. attitudes antalgiques

Ces douleurs entraînent des troubles de Ia démarche, des attitudes spéciales du corps, dites antalgiques.

Elles confinent le malade au lit ou dans son fau-

teuil, tout mouvement exacerbant la douleur.

En période d’accalmie, il peut marcher, mais il marche «en saluant », inclinant à chaque pas le tronc en

avant. Ces mouvements de salutation résultent de la

flexion de la jambe sur la cuisse en même temps que le tronc s'incline en avant. Le malade marche sur toute la plante du pied. |

Dans le cas de sciatiques anciennes, il est fréquent d'observer, au niveau de la musculature juxta-vertébrale lombaire, des réactions dystoniques le plus souvent unilatérales, ordinairement minimes. R

Ï1 en résulte des attitudes vicieuses connues sous le nom d’attitudes antalgiques. La scoliose dorso-lombaire qui en résulte est le plus souvent croisée : sa concavité est tournée du côté sain et le tronc est incliné du même côté; quelquefois elle est tournée du côté malade : c’est la scoliose homologue.

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Quand la scoliose est homologue, le malade penche ‘son corps du côté de la jambe douloureuse : l'épaule est tombante du côté malade, la jambe à demi-fléchie, est incurvée vers la jambe saine, la déviation lombaire est homologue et il existe une cambrure sus-jacente de compensation.

La scoliose alternante, décrite par Remack et Higier, consiste dans la transformation d’une scoliose, primitivement homologue, en scoliose eroisée.

A ces différentes scolioses se surajoute, lorsque la courbure dorso-lombaire est accusée, une courbure sus-jacente de sens inverse, dite courbure de compensation.

La principale des courbures est celle de la région dorsale, qui a pour but de ramener la partie supérieure du tronc dans le sens vertical. Elle est donc dirigée en sens inverse de celui de la courbure lombaïire. On peut voir survenir une courbure cervicale -de même sens que la courbure lombaire.

La scoliose survient après l’apparition des douleurs, quelquefois 48 heures après (Babinski, Francon, Phulpin). L’intensité de la scolise est en rapport avec la durée et la gravité des phénomènes douloureux. Elle disparait habituellement après les douleurs, mais on l’a vue persister encore très longtemps après la cessation de‘ tout symptôme douloureux (Chauffard, Rouget).

En même temps que des déformations vertébrales, il peut exister des phénomènes pathologiques du côté du bassin. Celui-ci est généralement abaissé du côté malade. C’est pour cela que le pied du côté malade

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