‹ Contribution à l'étude du Traitement de la Névralgie sciatique par les Agents physiquesChapitre 12 sur 45 · LL · texte numérisé non relu

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ENDATE

repose sur le sol par toute sa face plantaire (Babinski), la jambe restant fléchie en raison de la douleur.

Toutes ces attitudes font partie du groupe des attitudes antalgiques. Elles sont prises inconsciemment par les sciatalgiques pour lutter contre la douleur. Une de leur conséquence est l’aboutissement à l’élélavation du talon qui est facile à mettre en évidence quand le malade est en décubitus horizontal. Le talon du côté de la sciatique est sur un plan plus élevé que le talon du côté sain, et la différence de niveau peut atteindre 2 ou 3 centimètres.

Cette ascension talonnière n’est d’ailleurs pas spéciale à la sciatique; elle révèle avant tout la douleur du membre inférieur.

Troubles associés à la douleur dans la sciatique

Indépendamment de ces investigations cliniques, il convient d’analyser les diverses pertubations du système neuro-musculaire qui font souvent cortège à la douleur objective.

Troubles moteurs

Pratiquement, il n’existe pas de troubles moteurs décelables par les procédés habituels. Cependant Chiray et E. Roger, de Rennes, ont voulu voir, dans l’impossibilité de se dresser sur la pointe du pied du côté malade et de s’y maintenir, un signe de parésie du triceps sural ou du long péronier latéral indépendamment de tout facteur douloureux.

PORN

Les troubles des réflexes tendineux sont très variables. Le réflexe rotulien n’est jamais modifié. Le réflexe achilléen, comme l’a montré Babinski en 1896, est souvent diminué ou aboli du côté malade. D’après la statistique d’Acornero, il est normal dans la moitié des cas, aboli dans 16,5 %,, diminué dans 32 %, plus vif dans 15 %.

Cette perturbation n’a par elle-même aucune valeur pronostique, car elle peut être précoce et s’observer dans les formes légères, rapidement curables de la sciatique. Elle peut persister d’une manière définitive après la guérison de l’algie.

Le réflexe rétro-malléolaire peut être aboli alors que l’achilléen reste normal (Barré). C’est un réflexe périosté plus fragile que les réflexes tendineux, empruntant les mêmes voies et répondant aux mêmes segments (cinquième vertèbre lombaire et première vertèbre sacrée) que l’achilléen.

Le réflexe péronéo-fémoral postérieur de Guillain et Barré (contraction du biceps par percussion du tendon au niveau de son insertion à la tête du péroné), serait souvent aboli dans les sciatiques hautes, alors qu’il persisterait dans les sciatiques tronculaires : il correspond aux segments médullaires des première et deuxième vertèbres sacrées. Villaret et Faure-Beaulieu ont signalé sur les muscles innervés par le sciatique, et en particulier sur les jumeaux, l’exagération de la contractilité idio-musculaire; mais, dans la sciatique rhumatismale, le même phénomène peut s’observer sur des muscles qui tirent leur innervation directe du plexus sacré.

ÉLopre

C’est ainsi que L’Hermitte a pu décrire sur les fessieurs, l’exagération du réflexe glutéal : l'excitation des téguments de la partie postérieure de la fesse en marge du sillon interfessier, détermine, en pareil cas, la contraction énergique du muscle grand fessier.

Troubles de la sensibilité objectivé .

Ils sont absents au cours de la sciatique banale.

Quand il en existe ils sont très modérés, sous forme

d’hypoesthésie au tact, plus rarement d’hyperesthésie au niveau des zônes tégumentaires plus ou moins circonscrites. La présence de troubles importants de la sensibilité, surtout de la sensibilité thermique, doit faire rejeter le diagnostic de sciatique banale.

Troubles toniques

L’hypotonie musculaire est un symptôme fréquent qui peut se manifester sur un ou plusieurs groupes musculaires. Elle débute à la plante du pied ; elle existe également souvent sur le triceps sural, les muscles de la face postérieure de la cuisse, déterminant une pseudo-exagération du réflexe rotulien. Villaret attribue l’exagération de ce réflexe à la suractivité physiologique du groupe antagoniste des muscles innervés par.le sciatique malade.

L’hypotonie musculaire s'affirme par l’extensibilité

plus grande des muscles atteints, prouvée par l’ac- -croissement d'amplitude de certains mouvements pas-

sifs qu’on imprime au membre. Sur les fessiers, elle

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